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Si la route ne suffit plus

Nous vivons dans un monde moins périlleux qu'autrefois. Pour nous qui lisons ces lignes, plusieurs choses si précieuses il y a un siècle sont aujourd'hui acquises; avoir un travail valorisant, manger à sa faim, pratiquer des loisirs, etc.

Si bien qu'on s'invente parfois des problèmes. Les grandes maladies infectieuses du passé ont laissé place à la déprime, au syndrome du gazon plus vert chez le voisin. 
À quelque part, si la survie nous garde vivant, la facilité semble nous tuer.
Donc on se met dans la misère pour se sentir en vie. Côté vélo, même si on peut dire que la situation s'est améliorée depuis que les pays modernes ont commencé à asphalter les routes il y a des décennies, allez comprendre pourquoi on les fuit maintenant pour retourner rouler sur la gravelle. 
Tout s'explique. Combien de nos sorties de vélo furent sans histoire? On roule souvent les mêmes parcours, près de chez soi. Si beaux mais si prévisibles à la fois.
C'est pourquoi l'hiver…
Articles récents

Si je meurs frappé par une voiture

Ça y est, la neige est partie. Tous les cyclistes roulent dehors.
Dans mon esprit, une question presque morbide me revient maintenant à chaque printemps: Qui se fera tuer sur son vélo cette année?... 
La route appartient à tous et ces moments de liberté sont à nous. Svp ne nous en privez pas. Photo: Geoffroy Dussault
Si jamais je meurs frappé par une voiture, je serai une autre victime de l’inattention d’un conducteur, d’un texto ou même de l’alcool au volant. Ce sera peut-être en partie de ma faute, mais qui ne fait jamais d'erreur? En général, sur la route, les plus vulnérables n'ont pas droit à l'erreur.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dîtes-vous que c’était ma pire crainte, que j'y pensais à chaque jour. Mais il faut continuer à vivre, continuer à rouler.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dites-vous que j'ai pu voyagé un peu dans ma vie, que je considérais le Québec comme un endroit merdique pour pédaler. Nous côtoyons chaque jour des con…

Quand le temps s'arrête

Comment la course la plus cruelle de l'année peut-elle être notre préférée? Eh bin, ce troisième Rasputitsa a répondu à ma question. Le nom de cette course fait référence à la célèbre « saison de la bouette » qui donna un avantage militaire crucial à des générations d'armées russes.
Ces images de cyclistes se démenant dans la boue et la neige attirent de plus en plus de gens chaque année à East Burke, au Vermont. Lors de mes deux premières participations, le printemps avait été plutôt doux. Cette fois-ci, les étoiles étaient alignées pour une vraie ride de fou dans le fin fond du Vermont. Beau décor pour réparer un frein arrière aux capacités extra-terrestres.
Photo: Geoffroy Dussault
Tous les coureurs sur la ligne de départ en ont eu pour leur argent. Les ascensions sans fin étaient de nouveau au menu pour ralentir notre progression dans cette guerre contre la bouette. Il y a toujours cette section appelée Cyberia, dans laquelle le parcours va directement dans un sentier de…

Financer sa saison cycliste

Le printemps n'est pas facile pour la plupart des cyclistes. Il fait froid, les paysages de nos routes préférées défilent moins rapidement que l'été dernier.

Bref, on paye le prix.


À chacun son banquier
Heureusement, chaque groupe d'amis cyclistes possède une ou plusieurs locomotives, sorte de gars de la banque qui va te faire payer tes dettes accumulées durant tout l'hiver. Quelqu'un qui peut te financer avec différents taux, tout dépendant des tes projets.

Mais si tu payes à chaque semaine, les intérêts sont plus bas.

Au début, c'est pratiquement juste de l'intérêt. Ouch. Le truc, c'est de commencer tôt. Plus tu avances dans tes paiements, moins ça coûte cher. Tu peux ensuite donner au suivant...

Le montant de ta propre hypothèque printanière peut même servir de garantie pour prêter à d'autres cyclistes qui commencent à payer fin avril - début mai! Ceux-ci avaient décidé de payer plus cher, moins longtemps. Mais ce n'est pas recommandé.

Ceux e…

Le concours de graine

Et oui, c'est déjà le printemps et vous mourrez d'envie d'aller vous brûler les bronches en roulant avec vos amis, probablement à des vitesses moyennes plus élevées que dans un mois, quand vous vous serez calmé un peu.

La grande saison de l'affirmation cycliste est à nos portes. Pour l'occasion, l'éminent blogueur gris Mathieu Mathos le Baron Barre Tendre Bélanger-Barrette a préparé ce qui suit. Vous reconnaîtrez certainement votre groupe d'amis dans cet article style wikipedia definissant à merveille le concours de graine, version bike bien sûr.

Bonne lecture!
Le concours de graine
Par Mathieu Bélanger-Barrette
Définition: Compétition non-officielle consistant à démontrer qui est le meilleur durant une journée donnée.

Synonyme: Orgueil, Celui qui pisse le plus loin, Celui qui a les plus grosses couilles

Le concours de graine est une expression courante du vocabulaire sportif. Elle est spécifique au sexe masculin, non pas puisque réservée aux hommes, mais plu…

Les elfes du bike

« J’étais là il y a 3000 ans! »

Vous l’aurez reconnu, c'est Elrond, Seigneur de Fondcombe, qui a prononcé cette réplique dans le premier volet du Seigneur des Anneaux.

Il raconte ses vieilles histoires de gars immortel qui n'intéressent personne. Tellement découragé de voir que les ténèbres se réveillent à nouveau, Elrond explique que l’anneau, source de chicane, aurait pu être détruit il y a longtemps. Elrond était là, lui. Il est TOUT LE TEMPS là!

« Tu manges juste une salade après 5h de vélo? Hummrr...»
Hélas, à l'époque, les hommes, êtres mortels et cupides, ont décidé de garder l’anneau pour dominer le monde. En traversant les âges du monde fantastique, les elfes côtoient de générations de guerriers qui un jour ou l’autre, font des erreurs fondamentales qui vont causer leur perte.

Parce que les hommes n’en ont rien à faire des conseils des elfes.

Et les elfes sont tannés.


Tour de l’Abitibi 2007: seule une poignée de Québécois au départ roulent encore, 11 ans plus tard…

Vaincre sa bête noire

Tout ce qui semble inaccessible est séduisant. 
J’ai souvent changé de discipline au fil des ans pour relever de nouveaux défis.
Mais une seule chose m’a toujours poussé à me replonger dans une même discipline à chaque saison: la bête noire. Cet événement sportif qui ne fonctionne jamais. Ça n’a rien à voir avec son ampleur, sa durée, ni avec le calibre au départ. 
C’est une course où rien ne va, année après année, jusqu’à ce que ça change. J’ai eu deux bêtes noires dans ma vie.
Récit d’une histoire à finir.
Bête noire passée
Quand j’étais ado, la Coupe du Québec de vélo de montagne au Mont-Sainte-Anne était l’événement de l’année pour ma gang du club de Chicoutimi. Pour plusieurs, c’était la première et seule Coupe Québec à l’extérieur de la région. C’était surtout l’occasion unique de courir sur le même parcours que nos idoles de la coupe du monde. 
Mais durant toutes ces années, les résultats n’ont jamais été là. J’ai eu la chance de rencontrer un excellent coach, Jude Dufour, qui …