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Le fantastique Vermont


Photo: Ralph Samson, Team Squid
Une fin de semaine au Vermont n’est jamais ennuyante. Cet état américain, voisin de cœur des cyclistes québécois, n’est pas bien loin et offre l’aventure sans avoir à prendre l’avion, louer une voiture ou prendre des vacances.

Le Vermont fait décrocher. Bien sûr, on peut penser aux pistes de vélo de montagne de Burke ou aux superbes ascensions sur route dans la région de Jay Peak, mais aussi aux nombreux événements de type gravel. Ces courses/randonnées à travers les routes de terre sont parfaites pour les âmes sympathiques qui roulent à fond de train en prenant le temps de regarder le paysage. Oui, ces deux activités vont de pair. Merveilleusement bien, même.

L’esprit rebelle

L’événement cycliste du mois d’août dans l’état des montagnes vertes est sans contredit le Vermont Overland. Cette course de gravel consiste en une boucle de presque 80 km autour du centre ski Suicide six, lieu reconnu comme le berceau du Snowboard.

Cette ville à l’architecture conservatrice n’a pas du tout l’allure du premier endroit au monde où les planches à neige ont été admises. Cet esprit rebelle qui anime le coin est peut-être bien l’ingrédient qui a aussi créé l’Overland, cette course de vélo qui n’offre pas un seul mètre de plat et à peine plus de 10 km d’asphalte.

Un citoyen du coin raconte même que sur les 45 000 km de routes que compte le Vermont, 40 000 d’entre eux sont en terres battues. Fait ou légende? Allez savoir. C’est le théâtre idéal pour présenter une épreuve qui se déroule dans un univers fantastique, alliant des montées abruptes à répétition, des descentes à haute vitesse qui vous font découvrir vos limites et bien sûr, les fameux secteurs «pavés».

Pavés

À l’image des secteurs pavés des classiques européennes, ceux du Vermont Overland sont tout sauf pavés. Il s’agit généralement de chemins de VTT au bout d’un cul-de-sac. Les cyclistes les attaquent avec toute l’énergie encore disponible. Ces secteurs sont techniques, avec racines, roches et boue, ce qui rend la chose compliquée avec un vélo de cyclocross. Avec des noms comme Koppenberg, Oude Kwaremont et autres monts mythiques du Tour des Flandres, ces pavés demandent une concentration de tous les instants. Comme ils sont tous en montée, souvent pentue, ils se négocient à une cadence de pédalage assez basse, taxant ce qu’il reste de puissance dans les cuisses. Peu importe les braquets installés sur le vélo, la règle est claire : tu ne moulineras point.

Ainsi va l’Overland, une aventure extraordinaire qui prend entre 3 et 4 heures à compléter et qui se termine par une descente comique du centre de ski, où tous veulent éviter la glissade sur l’herbe alors que tout le monde regarde.

Photo: Ralph Samson, Team Squid
Un bon burger santé, accompagné de plusieurs salades, de biscuits et de bière, attendent ceux et celles qui ont vaincu ce monstre de poussière de pierre. Comme la veille, lors de la cueillette des dossards, bonne humeur, bonne bouffe et beaux sourires sont au rendez-vous, 1700 m de dénivelé plus tard. 

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