vendredi 3 juillet 2009

Que dire sur le Tour?


Y'a tellement de chose à dire!

Je vais y aller comme d'habitude: à la va comme jte pousse, sans structure de texte.

Tout le monde connais les favoris de ce Tour. Sauf que tous semblent avoir la mémoire courte. Pas une ligne nulle part sur Carlos Sastre. Eille! C'est lui qui gagne l'an passé!

 L'homme a le don d'être discret, tout un personnage. Le pire dans tout ça, c'est que Carlos Sastre a toutes ses chances et même plus cette année:

1- Il n'a jamais marché aussi fort sur le Giro, sa forme sera donc bonne dès le début du Tour

2- C'est le Mont-Ventoux au dernier jour, pas un long chrono plat. Sastre termine toujours le Tour en excellente condition. Imaginez ce qu'il peut faire sur ce dernier jour. Pour moi, il n'est pas un outsider, loin de là.

Armstrong aussi devrait marcher fort. Difficile de dire jusqu'à quel point mais pour moi, c'est un aspirant sérieux au top 5 sinon mieux. Je n'écarte pas la possibilité qu'il gagne. Certains m'ont dit que ça serait insultant qu'un "vieu chnouk" de 38 batte tous les kids.

Je sais pas, ceux qui m'ont dit ça sont plus vieux qu'Armstrong. Moi, je n'ai jamais été vieux, je ne peux pas savoir comment c'est, avoir 38 ans. C'est comme quand on me dit, "c'est le fun, vu que tu fais du sport, t'es en bonne forme physique. Ouais, ben en fait je sais pas c'est quoi ne pas être en bonne forme physique :P).

Bon, on pourrait en parler des heures de cette fameuse course. En fait, j'écris seulement cet article pour montrer que j'écoute le Tour, mais je ne parlerai plus très longtemps parce que j'ai peur de me mouiller. J'ai plus hâte de mettre ma tv à Canal Évasion chaque matin en mangeant mes toast au nutella.

Le Tour 2009 n'est pas commencé et je l'aime déjà. Je suis peut-être aveugle, mais je pense que c'est le Tour moins hypocrite que j'ai vu.
 
1- Personne n'ose dire que ce sera le Tour propre de l'histoire. Tous sont réalistes et semblent connaître de plus en plus le bike et ses aléas!

2- Tom Boonen et réadmis sur la course malgré le refus de l'organisation. Mais l'opinion public, en général, semble pardonner à Boonen, l'air de dire dans leur tête, que c'est ben moins pire de snifer une ligne de coke que de se transfuser du sang étranger!

Tant qu'à être dans la dope, voici un texte que j'avais écrit il y a deux ans qui selon résume bien le problème, C'était aux débuts de mon blogue, qui était sur un autre hébergeur à l'époque. 

Voilà, peut-être que j'y reviendrai avec d'autres commentaires sur le Tour au fil des semaines. C'est maintenant l'heure de faire mes prédictions risquées mais je me lance selon ce que je pense avec une ligne d'explication pour chaque maillot.

Jaune: Sastre est arrivé à pleine maturité et sera trop fort sur la fin. Risque de profiter du parcours et de l'éventuel sabordage entre les Astanas. Pas un favori, mais comme je disais, il a battu tous les favoris l'an passé! C'est un pari risqué, mais c'est ce que j'en pense!

Vert: Cavendish. Il se rendra à Paris, et plus vite que tous les autres, tout simplement.
Bon, j'ai dépassé le une ligne pour ma prédiction. Et je n'ai aucune idée de ce qui va se passer pour les deux autres maillots. 

Cancellara gagne aujourd'hui, une certitude à mon sens. Contador très certainement dans le top 3 et Armstrong surprendra tout le monde par son bon classement. Tony Martin sera la surprise du Tour.

Vos prédictions pour ce Tour? Les paris sont ouverts!

yo

Ah bien, j'avais fini d'écrire et j'ai mis ma tv à RDI et je vois mon ancien teamate Dominique Perras qui parle de bike avec les généralistes de RDI. Très très bonnes analyses!  Le bonhomme qui anime l'émission était tout impressionné par les longs parcours, à chaque jour. J'aime la couverture du Tour par les médias d'ici, ça a vraiment l'air de les intéresser, mais pourquoi pas 12 mois par année? Toute façon, ça n'arrivera jamais...

jeudi 2 juillet 2009

Tony le tigre a sorti ses griffes!


Intervention spéciale ce soir pour congratuler mon cher ami Antoine qui est champion canadien du contre-la-montre junior!

Est-ce que congratuler est un mot français? Je sais pas! On s'en cr&*%%##%#$&!

Voilà un grand coup qui montre la très bonne progression de Tony depuis qu'il fait du vélo.

 Il a commencé en se faisant lâcher par des filles chez les minines avant de tranquillement devenir un bon athlète chez les cadets. Il était rendu très fort à la fin! 

L'an dernier, il avait fait sixième de ce chrono, premier chez les juniors de 17 ans, tout cela au coeur d'une excellent saison. L'objectif était donc de confirmer le tout cette année.

Tony a mis le paquet. Gros séjour en Europe pour commencer à comprendre le vrai becyk. Une préparation très spécifique sur certains objectifs. Le premier était la course d'aujourd"hui. C'est réussi, et d'aplomb: 7 secondes de plus rapides que Cody Campbell sur le même parcours l'an dernier et 20 secondes de mieux que Matt Potma en 2007. Et deux minutes 12 de plus vite que moi en 2007 HAHAHA! 

Une minute et demie de moins vite que Scott Swinzanski après trois jours de course au Tour de Beauce, mais lâ...

Antoine disait qu'il a fait le parcours plusieurs fois cette semaine et que tout était en place. Ne restait plus qu'à se défoncer, ce qu'il a fait. "Je voyais pus clair à fin", m'as-t-il dit tout à l'heure au téléphone. Excellent signe. J'espère qu'il voyait pus clair, il a pris 52 secondes au deuxième sur 20 km!

Quoi qu'il en soit, le ptit cul de 15 ans et demie de la rue Joliette a slayé le pays au complet aujourd'hui. Excellent travail et je pense que c'est pas fini. Reste un routier et un critérium. Tony a toutes ses chances là aussi. Quoi qu'il en soit, le pire est fait: son billet pour les Championnats du monde à Moscou est dans sa poche.

En fait, manque encore 4000 dollars à Tony pour faire la voyage. Soyez généreux, il fait tout en son possible pour être plus qu'un figurant dans ce mondial et il mérite sa chance!

Aaah, tout cela me rappelle ce grand jour où Stéphane a gagné la course sur route chez les juniors en 2007... Sauf que cette fois-là c'était un peu plus surprenant! Tout cela me rappelle aussi que pas mal tout le monde dans mon entourage proche est champion canadien ou autres titres importants...

Et moi? Ben je m'entraîne fort là! Beaucoup d'intensité cette semaine. Je suis inscrit pour le Tour de Québec et je m'en promet! Je pense que la forme, la vraie, arrive. Même qu'elle est déjà arrivée mais voilà que je fais un flat bahaha.

Mon remplacement se termine demain. D'ailleurs voici mes deux reportages des derniers jours:



Encore une belle journée et je remet le cap sur Montréal pour courir le prochain Lachine. Tout semble sous contrôle pour notre équipe et j'ai hâte de me rendre utile à nouveau.

Revenez demain, je vais faire mes prédictions d'aveugle quant au Tour de France qui commence bientôt!

6600 km

lundi 29 juin 2009

Pire moment pour flatter


Jamais je n'avais fait un flat en 8 ans de courses, dont 5 années en vélo de montagne!

C'est arrivé hier après 55 kilomètres de parcourus lors des Championnats canadiens. J'aurais bien pu écrire ça hier soir, mais le tout aurait été beaucoup trop négatif, démoralisant, etc.

De toute façon, je suis arrivé tard à la maison, fallait attendre Jean-Michel au test anti-dopage haha. Au retour, J-Mike m'a promis que le Tour de Québec serait vraiment hot cette année. Selon lui, la première étape sera hot, tout comme la 2e et la 3e. La quatrième sera vraiment hot en difficile et le dernier jour de course promet d'être terrible, ce qui sera hot! Excellent je pense donc qu'en général, ça va être hot!

Sinon, je n'ai pas grand chose à écrire de ce temps-ci. La dernière semaine, durant laquelle je n'ai pas écrit, fut composée de 3 jours de repos avant la course d'hier.

J'étais fatigué mais surtout épuisé par ce grave coup de soleil sur le ventre que j'ai pris mercredi. Des fois je manque de cerveau.

Un peu d'intervalles en début de semaine et de belles journées de travail à Radio-Canada.Très TRÈS belle job! C'était bien et j'ai relaxé en masse dans mes soirées. Pas de Saint-Jean pour moi cette année, je voulais faire de bons championnats...

Pas besoin de vous dire que j'avais les jambes dimanche, manquait juste de l'air dans le pneu arrière... Ma crevaison a eu lieu au début du second tour sur 4. Le premier lap ressemblait plus à une randonnée pour financer la recherche sur le cancer qu'à un championnat national. Je m'étais promis de rester tranquille et de ne surtout pas faire le con en partant dans le "early break".

Merci spécial à ceux qui ont passé le dernier mois à me dire que j'étais cave de toujours partir en break au début des courses. Merci beaucoup de m'avoir fait changé d'idée. À l'avenir, je ne vous écouterai plus! :P

Et puis je vais être bon joueur, j'étais très content de voir que mes deux coéquipiers dans l'échappée aient aussi bien réussi hier et j'étais super content pour Guillaume, qui méritait (très très) amplement une telle victoire après une saison 2008 assez révoltante.

Sinon, ben je restais tranquille, je me cachais du vent, je voulais tenir la distance. Les Planets Energy ont commencé leur chasse dans ce deuxième tour. Ça a commencé raide avec une bordure dans la portion "montante" du circuit.

La vitesse était la même que dans la bordure que ces mêmes cyclistes verts avaient fait à Sainte-Martine. Même vitesse, plus les côtes. J'étais pas prêt. Mais bien placé par contre, juste derrière eux. Je souffrais le martyr, mais j'étais au meilleur endroit pour le faire.

Deux coureurs de Kelly Benefits ont tenté de remonter la bordure des Planets. Ceux-ci ne sont pas laissé faire. Ils les ont envoyé dans la gravel. L'un d'eux, Veilleux ou Anderson, a bien failli manger une boîte à mail dans face!

C'est ainsi qu'on s'est ramassé en haut de la montée à 30 gars. J'ai flatté et j'ai vu tous les petits groupe sur la route me dépasser avant de recevoir ma nouvelle roue quelques minutes plus tard. Too late. Je suis parti m'entraîner en sens inverse. Le reste de la course est racontée dans les journaux. André est maintenant un sprinteur Yaaaah :)!

Finalement, ce groupe dans lequel j'étais n'a évidemment pas tenu le coup. Peut-être que j'aurais pu faire une bonne course et montrer que je vaut plus que ce qu'on peut en dire, mais bon, c'est ça. Je me reprendrai... je ne sais pas quand, les Championnats canadiens sont partis du Québec pour un bout! C'est fini pour moi.

Je trippais comme un enfant. Enfin une vraie course qui s'annonçait difficile. Je ne peux pas faire la Coupe des Nations, pas assez bon. Peux pas faire le Tour de Beauce, pas prêt. Finalement, je ne fais rien d'excitant et je m'investis quasiment à fond. Mais bon, je n'arrêterai pas tant que le plaisir sera là. Reste que c'était une rare occasion pour moi de vivre une vraie course de bike...

Bon, je vais arrêter d'étendre ma déception en ces lignes. Je suis encore dans le Nord pour une semaine au moins, le remplacement à Radio-Canada se poursuit et j'en suis bien heureux. Voici le lien pour voir mes reportages de la semaine dernière.


Jeudi 25 juin à 21 minutes 54 secondes (ps: je ne parle pas de bike à tous les jours, c'est une exception)
Vendredi 26 juin à 4 minutes 06 secondes
Lundi 29 juin à 3 minutes 24 secondes

Et pour les mauvaises langues qui trouvent que je fais mon hot en voulant me montrer dans mes reportages télés, sachez que je les met en lien parce que des amis m'ont demandé de le faire parce qu'ils aiment les voir. Donc c'est tout, pensez-en ce que vous voulez!

Pour les autres, bonne semaine!

6440 km

lundi 22 juin 2009

Décourageant


Je rentre chez moi hier soir, ma tante me demande: est-ce que c'était une belle fin de semaine? Eh, ben, jsais pas là.

Faut dire qu'en dehors du vélo, on a eu bien du fun tout le week-end. Voyage Montréal-Pont-Rouge en compagnie des Frédérics Ouellet-Lacroix et Boivin en plus de Pierre-Étienne Boivin. Les deux d'EVA couchaient avec leur équipe à Ancienne-Laurette. 

Moi et l'autre  Fred, qui court pour Le Gaspésien, n'avions pas de chambre. On a réservé là. Y'a fallu téléphoner en Inde (vive les 1-800) pour se trouver une chambre. L'Indien comprenait rien, étant incapable de trouver "Anchienne Lowette" dans ses affaires. On a finalement attendu d'être sur place. Pauvre Indien, il était vraiment pas prêt.

Le week-end fut cool et relax. Souper au Boston Pizza + Cinéma (lendemain de veille) vendredi soir. On voulait voir un Imax samedi après-midi, mais les gars aiment pas les films avec une caméra qui se promène dans l'océan. Tant pis. Et les manèges des Galeries de la Capitale ne sont plus aussi excitants qu'avant... 

Pour faire changement, on est allé au Cinéma (Star Trek) avant d'aller souper au Boston Pizza samedi soir. Ça tourne en rond. Ouais, un peu comme le critérium de dimanche.

Commençons par la course sur route du samedi matin. Le déjeuner n'a jamais passé et j'étais pas dans un bon jour, vraiment pas. La bonne échappée, avec tous les gros noms, est partie et j'étais loin dans le peloton lorsque ça s'est produit, j'étais à bloc anyway. 

Ne feelant pas, j'ai laissé tous les juniors et autres U23 motivés chasser abondamment durant 4 tours dans ce vent qui ne laissait partir que les plus forts. Cette course était perdue depuis longtemps. Je ne savais pas s'il y avait des points au cinq, dix, 15 ou vingt premiers pour la sélection des Jeux du Canada. Quoi qu'il en soit, j'ai été intelligent (pour une fois) en attendant le sprint. 

Mon premier sprint pour moi-même depuis... le routier de Sainte-Marie de Beauce junior 2e année, quand Hugo Houle m'avait sacré dans le trottoir. Cette fois, je fais deuxième derrière Stéphane. J'avais gagné chez les juniors à Pont-rouge, je savais comment faire. C'était ma première course sur route en plus. Une malédiction me poursuit depuis ce jour...

Mais ce sprint ne donne rien, les points pour les jeux sont aux cinq premiers. Tant pis, je ne pense pas que j'aurais pu faire mieux dans cette journée merdique pour moi.

On nous demandait de faire un chrono le dimanche matin. Il fallait utiliser le vélo de route. Permission, tout de même, de prendre les barres de chrono et les roues profilées ou pleine. J'ai bien essayé de défaire mes barres de sur mon vélo de contre-la-montre, mais je me suis pris à la dernière minute, vendredi. Mon erreur.

J'ai donc fait ce chrono à une vitesse de grand-mère, sans vraiment forcer. Pas tellement mon genre, même que je vais m'arranger pour que ça n'arrive plus jamais. Je fais du vélo pour la beauté de l'effort. Là, y'avait pas d'effort, et même pas de beauté, le paysage était laid.

Je termine dernier et on commence m'écoeurer. Ça me fait chier, me faire écoeurer. La prochaine fois, je vais trouver des bars. C'est une question de principe, parce que logiquement, il ne servait à rien faire ce chrono à fond. Les points allaient seulement aux cinq premiers. Je connais ma force, jamais je n'aurais fini dans les cinq premiers!

Sauf que la base du sport, c'est donner son max, à chaque fois, c'est pourquoi je roule toujours à bloc dans mes chronos, même si je finis loin et que je suis particulièrement poche dans cette discipline. Le jour que j'aurai à défendre un maillot de leader, je n'aurai pas de regrets. Mais hier, j'en avais.

Quoi qu'il en soit, ça m'a sauvé les jambes pour le critérium de l'après-midi. Une course étrange. Une épreuve aux points, un sprint à chaque cinq tours sur un total de cinquante. Au départ, j'ai compris que c'était 5,4,3,2,1 points au cinq premiers à chaque cinq passage. Je me suis dit, "éclate-toi, essaie de suivre les trois fusées Boivin, Houle et Boily dans les sprints, marque quelques points, ça te fera un bon ptit résultat pour sauver ta fin de semaine de c*(%@%%*". 

J'ai fait ce que j'ai pu, j'ai souvent passé la ligne cinquième, pensant que ça me donnait un point. Je fini 4e au dernier sprint. Bon, c'était pas pire et c'était plaisant de sprinter pour soi, c'est rare mais j'aime ça. Je manque de vitesse, mais bon... 

J'apprend tard en soirée que les points étaient aux 4 premiers à chaque cinq tours. Donc j'ai fait un point dans la course, à la fin. Belle course de merde finalement. 

Je fini donc ce week-end ben fru et je rentre au Saguenay. Radio-Canada m'a appelé pour remplacer. Enfin quelque chose qui me réussi à force de travailler fort. Pas comme le vélo... 3 ans études pour rentrer à la société d'état et 8 ans de vélo pour... pas encore être capable de gagner. C'est dur le bike.

 Ça sera donc une semaine assez relaxe sur le vélo. De toute façon, c'est les championnats canadiens dimanche. Voyons ce que ça donnera. @+

6200 km

jeudi 18 juin 2009

Courir élite au Québec, c'est quoi?


Je me posais la question il y a quelques années, quand je rêvais de rouler pour Volkswagen-Trek ou Sleeman.

C'était à l'époque où je croyais que les neufs coureurs d'une même équipe au Tour de France se prêtaient le même vélo de Chrono parce c'était trop dispendieux. À l'époque où je me sentais mal quand je voyais un coureur chuter dans un sprint du Tour, me disant qu'il va devoir acheter un autre cuissard et pis ça coûte cher! Dans le temps que je croyais que les organisateurs lavaient le maillot jaune à chaque soir...

Je suis convaincu que bien des lecteurs qui ne sont pas dans ce monde tous les jours se demandent un peu comment ça fonctionne, le support, le matériel, les courses, la vie à travers tout ça? Maintenant que j'ai les réponses, partageons-les! 

À noter, avant de commencer, que les conditions diffèrent d'une équipe à l'autre. Sachez aussi qu'il y a des coureurs qui courent tout simplement pour des clubs. Je parlerai ici des Groupes sportifs bien établis et bien financés, les "équipes". Je parlerai de par ma modeste expérience.

Premièrement, lorsqu'on nous croise parfois en vélo, on nous demande: "êtes-vous professionnels?". Ce que à quoi je répond non, disons semi-pro? Encore là, pour plusieurs, semi-pro veut dire pro partout, sauf sur le grand circuit européen, mais bon. Ce que je veux dire, c'est je ne suis pas payé mais je ne paie rien ou presque.

Le vélo: donné ou prêté pour la saison. Dans mon cas, j'ai conservé mon Devinci de l'an dernier et cette année, je redonne le Kuota à l'automne. Ça dépend des cas, du contrat, si contrat il y a, et les attentes envers le coureur en dépendent aussi!

Côté chrono, Devinci prêtait un superbe Léo T2 à chaque coureur pour l'année. Cette saison, c'est la même chose avec Kuota, mais pour certains coureurs seulement, ceux qui font plus que les Mardis de Lachine. Dans mon cas, j'ai choisi de m'en acheter un de base gamme en attendant d'aller vite sur l'effort individuel!

Côté support, tout dépend des projets que l'équipe choisit de faire. Lorsque le team se déplace, le ravitaillement, la chambre d'hôtel et parfois même l'essence et la bouffe sont fournis. Sinon on s'organise et les remboursements sont fréquents.

Les gains en argent sont divisés parmi les coureurs qui ont aidé dans la course. C'est une règle non-écrite, comme de quoi elle n'est pas toujours respectée... Avec Eva, le "split" avait lieu après chaque course. Cette année, ce sera au terme de la saison.

Certains coureurs, qu'on peut dire "protégés" en raison de leur performance, ont souvent droit à des privilèges de toute sorte. Chambre à part, roues en carbone de grande valeur, vélo de rechange etc. Des décisions qui en font jaser certains. 

Je trouve que c'est tout à fait normal que ça fonctionne ainsi. Les gars qui obtiennent ces faveurs travaillent très fort toute l'année pour être à ce niveau sur le vélo. À mes yeux, c'est la moindre des choses de leur redonner un peu de ce qu'ils donnent sur le terrain. 

Je suis un équipier et lorsque je vois mon leader assurer en fin de course, je suis fier de son travail et je trouve qu'il mérite qu'on lui redonne les conditions parfaites pour reproduire l'exploit aux prochaines courses! Pas facile, le bike! Moi, je ne voudrais pas être à leur place. Du moins je ne suis pas encore prêt.

Les vêtements; Ça dépend si l'équipe les paie ou un commanditaire les fournis. Nous avons un excellent support de la compagnie québécoise Apogée cette année. 2 kits maillot-cuissard, quelques vestes, un skinsuit de contre-la-montre, warmers de bras et de jambes, gants. On a même notre nom écris derrière nos maillots! Un petit T-shirt pour s'identifier à l'équipe. Des paires de bas en masse. C'est bien agréable.

Côté accessoires, Oakley nous fournissait une paire de lunettes l'an dernier. J'ai les mêmes pour cette saison, n'en ayant pas reçu d'autres. Je reçois un casque par saison et pour ce qui est des souliers, les fournisseurs détestent en offrir aux coureurs puisque c'est une affaire très personnelle, le pied. Même chose pour les pédales.

Il est certain que plus l'équipe est grosse, plus les commanditaires insistent pour être partout. Eva-Devinci était une équipe un peu plus équipée. En ce sens, j'ai reçu l'an dernier une vingtaine de t-shirts, des kits Devinci pour l'entraînement, etc. C'est sans compter les vêtements Eva. 5 kits maillots-cuissards, un skinsuit, deux maillots à manche longues, les vestes, les warmers etc. Bien sûr, une tonne de paires de bas. Et je ne porte plus rien de tout ça!

Les équipes ont souvent un véhicule et une tente au couleur des commanditaires, question de montrer ceux qui financent le tout et pour rassembler les coureurs, créer un esprit d'équipe...

Pour le reste, les stratégies entre autres, c'est un peu comme dans les documentaires vidéos sur les équipes pro, mais à plus petite échelle bien sûr. Chaque coureur à un rôle en fonction de ses capacités et de son niveau de forme. Lorsque le gars devient plus fort ou moins fort, l'équipe ajuste son rôle dans la course. Tout dépend aussi du parcours, des conditions, des circonstances de course, du classement général si c'est une épreuve par étapes, etc.

Pour ce qui est de la vie en dehors, c'est bien sûr personnel et ça diffère grandement pour chaque coureur. Certains sont sérieux à fond douze mois par année, d'autres sont équilibrés et d'autres ont une attitude qui donne parfois l'impression qu'ils ne font pas de vélo du tout. Et les résultats ne sont pas nécessairement en lien avec la qualité des habitudes de vie. Il s'agit là de choix de vie et de personnalités très distinctes.

L'entraînement et les études diffèrent également pour chacun. Plusieurs arrêtent l'école à l'hiver pour se consacrer à l'entraînement. D'autres continuent les études, mais à distance. il y a finalement ma catégorie, ceux qui peuvent passer deux semaines sans s'entraîner s'il y a trop de devoirs. C'est encore là une question de choix et les résultats sont généralement reliés à ces choix...

Jusqu'à maintenant, je réussi à m'en sortir plus ou moins bien. Il faut dire que mes parents m'ont beaucoup aidé aussi et je peux en profiter pour les remercier. Maintenant, c'est une saison à la fois. J'ai trouvé ça difficile l'an dernier, mais la passion est belle et bien revenue. J'ai atteint mon but de courir dans l'une des meilleurs équipes de la province. Un but qui semble ridicule pour certains et admirable pour d'autres. Moi, en tout cas, je m'y plais et je me donne à fond à chaque fois pour que ça puisse continuer encore un an de plus!

Je voudrais bien vous parler des projets de l'équipe du Québec et de l'équipe canadienne, mais c'est au-dessus de mes compétences. Je n'y suis jamais parvenu, c'est un autre niveau, encore un rêve pour moi. Un rêve que plusieurs amis réalisent souvent. J'aimerais bien représenter ma province ou mon pays une fois dans ma "carrière", mais je suis loin d'y être arrivé et j'en suis conscient. Peut-être un jour!

J'aurai la chance de me qualifier pour les Jeux du Canada en fin de semaine. Encore une fois, j'oserais dire que je suis perdu d'avance, je ne le dirai seulement pas parce que je vais avoir plein de commentaires de gens qui vont dire que je suis pessimiste. Sachez qu'un pessimiste est un optimiste bien informé. Franchement, je n'ai jamais réussi à me qualifier pour les Jeux du Québec! Je vais quand même me présenter, parce que c'est à force d'essayer que je vais réussir. Au pire, j'aurai monté une marche de plus vers le prochain étage!

2 jours particuliers


Tout le monde m'en parlait hier: "eille, c'est quoi l'histoire que tu t'es perdu en venant à Lachine??"

Ouais, bon je raconte.

Étant tout excité devant la soirée spéciale qui s'en venait pour mon équipe et surtout mon sponsor, je voulu arriver tôt pour bien en profiter. 

On nous avait dit de laver nos bikes top notch, ce que j'ai fait avant de quitter. Il n'est pas arrivé propre finalement....

Je voulais y aller en vélo, ce que je n'avais jamais fait. Mais avec qui? Ah jvais y aller seul, spa compliqué. Google map, je trouve un chemin: la bande de terre artificielle qui décolle du circuit Gilles-Villeneuve (revenu accessible aux bikers, yesss) et qui se rend jusqu'au Pont Mercier, tout près de Lachine. 

En plus, y'a un beau pont pour les vélos à côté du Pont Mercier. C'est ce que je vois sur Google map, du moins. 

Je pars avec le Ipod sur les oreilles, la vie est belle, fait beau. Oups, j'ai oublié mon "kit de flat". C'est pas l'endroit pour crever, seul sur une bande de terre, pas de téléphone. Et même si on m'en prête un, je n'ai aucun numéro où appeler! J'accélère le rythme pas mal, à Lachine et au plus vite!

J'en arrive à un parc et je me dis "voilà la belle piste cyclable menant à Lachine!" Finalement, c'était un rond dans une forêt qui s'arrête à la frontière du territoire "caucasien" de Montréal. Je perds dix minutes et je stress de faire un flat.

Je reprend la grande route que j'avais quitté. Elle est maintenant en grosse gravel piquante. J'ai pas mon kit de flat, il est 5h45, je peux plus retourner au Pont Champlain, trop loin. Roule et ne pense pas. 

Voilà une pancarte: "Territoire amérindien de Kanawhake, défense d'entrer sous peine de poursuite judiciaire". Fuck, advienne que pourra, je ne peux pas manquer un Lachine pour m'être perdu! Surtout pas le Lachine pour lequel mon équipe a invité Floyd Landis!

J'arrive au Pont Mercier, que je regarde de bas. Il est inaccessible de la bande de terre. Juste de gros piliers de ciment. Avant-même de voir le pont de "piste cyclable", j'avais oublié l'hypothèse qu'il y ait vraiment un piste cyclable sur ce pont, les indiens sont pas trop du genre à pédaler. Comme de fait, je le vis quelques mètres plus loin. C'est un pont de train. 

Je peux accéder aux rails, le pont est relié au sol par de la terre et non par des piliers. Ouf.
Je monte pour voir s'il y a une autre façon d'aller à Lachine que par cette track de chemin de fer. Not. 

L'espace est suffisant pour me tasser à coté des rails si jamais un train arrive. Je dois aller courir à Lachine. Je traverse. S'en suivi dix minutes d'enfer à pédaler entre des grosses pièces de bois, à voir l'eau sous mes roues. Et ça brassait. Indescriptible. Paris-Roubaix, à côté de ça, c'est rien! Un Kuota Kredo, c'est fait solide, vous n'avez pas idée.

J'arrive finalement à Lasalle, je vois une route, je peux descendre. Je vais être en retard au meeting d'équipe, mais tout ça aurait pu bien mal tourner. Je suis soulagé. POWF! Mon pneu arrière éclate. Je rentre sur le flat. Je pleure quasiment hahaha.

J'arrive en panique, je suis méchant et stressé. Bruce me change mon flat et me met un Zipp 808 pour la course yeesss. 

Ça me prend 20 minutes à me calmer. Je suis relax habituellement, mais une fois que le stress décolle, c'est long avant que je revienne normal.

Heureusement, pas trop d'attention sur moi, je peux relaxer. Floyd est à l'autre bout de la tente et tout le monde n'en a que pour lui. 

Quant à moi, en 8 ans de vélo, c'est la première fois que j'affronte un gars qui a fait le Tour de France. Qui l'a gagné en plus. Je sais, comme tout le monde, que légalement, Floyd n'a pas gagné le Tour 2006. Mais de ce que je peux savoir, de la connaissance que j'ai du milieu du bike pro, c'était quand même lui le meilleur des illégaux. Je ne généralise pas, mais peut-être un peu, quand même.

Voilà ce que j'en pense sincèrement. Vous pourrez dire ce que vous voulez en commentaires, mais vous ne pourrez pas dire que je suis hypocrite. Bon j'arrête d'argumenter, sinon je vais me faire contre-argumenter à mort!

La course maintenant

J'avais déjà 3 heures dans le corps sur la ligne de départ. Une heure relaxe le matin et 2 heures perdu à stresser. Ce ne fut pas mon plus grand Lachine. Ça roulait vite, mais c'était pas dément non plus. 

J'aurais pu remplir ma tâche plus efficacement avec des jambes fraîches. mais bon. J'ai fait mon max, du bon travail dans les 20 premiers tours. Je me tenais à l'avant, etc. 

C'est moi qui amenait J-F au sprint intermédiaire avec 10 tours à faire. Il dit qu'il trouve toujours notre roue, pas besoin de l'attendre ni de regarder en arrière pour l'amener à l'avant. Il ne m'a pas trouvé on dirait. 

Un effort fatal pour moi. S'en suivi plusieurs tours à bloc en 15e position environ. Jamais capable de remonter pour aller contribuer à la chasse du groupe qui était devant et qui menaçait notre leader.

Landis a commencé à attaquer avec d'autres, ça n'a fait qu'augmenter le pace. Les médias disent que Floyd ne s'est pas montré le nez à l'avant de toute la course et qu'il a été irrespectueux envers la très grande foule sur place. Moi je l'ai vu attaquer, mais au moment opportun, pas nécessairement devant la foule. Il a fait une course, pas un spectacle. Pas une grande course, mais bon.

J'ai failli m'accrocher avec Floyd à un certain moment. Wow, ça aurait été un honneur de subir ma première chute en vélo de route à cause de Floyd Landis!

Je vois le devant du peloton à 2 tours de la fin. Je roule à bloc durant 1 bout droit et un peu plus, on me dépasse, c'est fini, je rentre au pit. Comme d'habitude, tout le monde me regarde en disant "povre tit gars qui a abandonné, il est jeune c'est pas facile". Mais c'est plutôt ptit gars bien content d'aider son team sans finir la course plutôt que de finir 15e et être inutile.

Finalement, ça tourne mal pour nous mais pas de panique, tout est sous contrôle. Cette saison des Mardis sera tout un show. J'ai adoré la course de ce soir. Ce n'est qu'un au revoir.

- Beaucoup de monde autour de notre tente, j'étais pas prêt. J'étais habitué d'être celui qui regarde à l'intérieur de la tente lorsque j'allais dans les pits à la Coupe du Monde du Mont-Saint-Anne. Là, c'était l'inverse haha.

- Dommage que l'équipe Planet Energy ait passée un peu sous le silence dans l'affaire. Ils avaient un très beau "setup" dans les pits. De belles voitures, de la bonne bouffe chic. Et comme Keven Lacombe l'a dit, des coureurs 100% propres. Je pense ça aussi, c'est important et malheureusement peu valorisé. 

Ils ont eu leur revange, la victoire en course, c'est ce qui compte. Bien joué.

La randonnée

Superbe journée hier pour cette sortie avec Floyd et ses amis. Tout était en place, on distribue les maillots Probikepool-Kuota aux gens qui se sont inscrits et on est parti pour 90 kilomètres sur les laides routes aux magnifiques paysages de Bromont.

Ce fut bien agréable. Moi et Antoine voulions que Floyd nous attaque dans une bosse, juste pour voir. Il disait manquer d'"energy". Nous aussi, ça aurait donc été un "fair battle" mais ça n'a jamais eu lieu. Y'a eu des moments tranquilles, des bordures, des attaques, des GPM. J'étais brûlé à la fin. Ne restaient plus que le souper et les tites frettes.

On a aussi pu compter sur la présence de Charles "hoho" Thibault et de Marc Dufour, qui nous dépannaient dans leur char de Pimp du Groupe Centrifuge. 

Y'avait aussi Damien Harvey, de chez Alma Bicyles, qui était venu du Lac pour L'occasion. Il a pris une photo avec les gars de Ouch et Rollin. Il voulait être accompagné des "gars du lac" de Probikepool, moi, David et P-O Boily. Un honneur de poser avec Damien la légende!

En terminant, il y vait bien sûr Bruce Loranger, notre directeur sportif, qui s'est encore occupé de ses coureurs et des invités comme un champion. Merci beaucoup Bruce.

Sinon, Floyd parlait avec les gens, comme les autres coureurs d'ailleurs. Il m'a personnellement dit qu'il n'avait plus de temps pour les courses de Mountain bike (on est pareils hahaha) et que Charles lui avait dit "hoho Tibo!". Il n'a pas une grande jasette, comme un certain auteur de ces lignes, mais bon, chacun son truc. Moi les mots, lui les Watts.

Je ne comprend pas pourquoi ces deux événements ont tant été critiqués. À mon sens, le gars a payé son dû. Je pense que les gens qui se sont inscrits respectent l'effort qu'un coureur du Tour de France doit faire pour disputer une telle course et sont prêts à financer une oeuvre de charité tout en ayant la chance de rouler avec Floyd. Le gars a quand même fait le Tour et même plusieurs fois. Pas plus compliqué que ça.

D'ailleurs, un encan silencieux a eu lieu au souper, laissez-moi vous dire que les prix ont monté haut. Pour le plus grand bonheur de la Fondation François-Michelle. 

Quoi que certains ont pu en dire, ce fut deux très belles journées. À savoir pourquoi le prix des inscriptions avait diminuer de moitié, c'est uniquement parce qu'on donnait le choix ou non d'acheter le kit probikepool. Voilà, point, fin de la spéculation.

6000 km

dimanche 14 juin 2009

Une virée payante à Saranac Lake


On a pas traversé les frontières en se faisant fouiller la valise pour rien.

 Une fois au pays de l'oncle Sam, moi, Stéphane, Michaël Joanisse et un autre dude sommes partis en échappés en début de course et on a jamais revu le peloton. En fait oui, on l'a revu à cinq tours de la fin, lorsqu'on lui a pris un tour. 

Finalement, c'est Joanisse, clairement le plus fort du groupe, qui l'emporte en solo après nous avoir semé à deux tours de l'arrivée. 

Stéphane termine second et moi, troisième. J'ai nické l'autre gars au sprint en lâchant un cris de mort en pleine souffrance. Il a eu peur, je passe 3e. Sorry man.

C'était vraiment pas facile, cette course complète en échappée. Je peux quand même être content d'avoir été dans le bon coup, sinon ça aurait été plate, comme à chaque fois que j'essayais l'an passé. On a pris le large après trois tours sur 50. J'ai ensuite souffert le martyr durant les 10 premiers tours de notre aventure. Je sautais mes relais, etc. Jamais facile d'être le moins fort de l'échappée...

Les choses se sont replacées pour moi, j'allais beaucoup mieux et participais au bien de l'entreprise.  C'est maintenant Stéphane qui allait mal. Il a passé la deuxième moitié de la course à prendre un relais de 10 secondes aux cinq minutes. Trois chutes dans la dernière semaine, un grand manque de sommeil au cours de la dernière nuit, voilà ce qui se passait avec lui. Il a lui-même avoué qu'il était aussi inutile que le Chinois-Tamoul-noir qui était en échappée avec nous au début du routier à Charlevoix!

On le traînait jusqu'au sprint. Joanisse le savait et il a attaqué, bon coup. L'Américain avec nous, un gars de l'équipe amateur du team pro Colavita, ne connaissait pas le sprint de Stéphane. Il s'est fait fourré. Quant à moi, je splittais mes gains avec Steph, donc pourquoi vouloir le sortir du groupe?!

Finalement, je suis perdant au split des gains, c'est moi qui a fait le plus d'argent des deux, chose rare! 

Une prime de 40 dollars était distribuée à quelques vingt tours de la fin. Les gars ont commencé à se regarder à la moitié du tour précédent. Je me suis dit "ah fuck la prime, faut pas s'observer trop longtemps, je veux rester en break moi, je vais les amener au sprint". Joanisse a bien voulu me passer, mais il a tout mêlé sa chaîne en accélérant. Stéphane attendait qu'un gars essaye de me passer pour aller le battre. Le Colavita a rien fait. Fek c'est ça, j'ai fait 40 piaces sans forcer.

Une fois l'épreuve complétée, c'était l'heure des podiums et du massacre des noms francophones: "Please, David Mâltease, Stephen Câssete and Michaël Djoêêênice stand around for the podium in a few minutes..." Étrangement, l'annonceur ne savait comment dire le nom de mon équipe. Pourtant, quoi de plus anglais que Probikepool.com-Kuota, viarge!

Moi et Steph avons ensuite repris nos bikes pour une virée à Lake Placid, question de compléter le 3 heures prévu par mon "coach". On était tout sale. Il faut dire qu'il a fait beau toute la journée, sauf 5 minutes avant le départ: un nuage solitaire juste au-dessus du circuit de .55 miles. Laissez-moi vous dire, en passant, que les tournants faisaient peur en début de course!

Bon c'est ça, nous voulions aller voir les installations Olympiques des Jeux d'hiver de 1980. On a donc pédalé environ 25 miles dans ce beau coin de pays. Tout ce qu'on a vu, c'est l'anneaux de patin de vitesse (...) et surtout les tremplins de saut à ski. Wow, il faut voir ça une fois dans sa vie. Je suggère d'être complètement gelé pour se tirer en bas de ces choses-là!

Ensuite, on avait faim et on a mangé une grosse pizza Downtown Lake Placid. Pas pressés, on est en vacances!

Bien sûr, comme à chaque fois qu'on pédale aux USA, tout le monde nous demandent combien de miles on a pédalé today. Ils sont gentils, les Américains. Seulement, je ne comprend rien dans leur langage commun accéléré. Jamais très intéressant de continuer la conversation à cause de ça.

Un dernier stop avant les frontières pour remplir le bolide de gaz pas cher et manger un lait glacé beaucoup trop gros. On rentre ensuite au pays.

Bon j'achève d'écrire là. À noter que vendredi c'était une sortie relaxe de 2 heures suivi d'une sortie intense dans les bars de Montréal en soirée. Faut que jeunesse se fasse un peu quand même, surtout avec 22 heures de bike cette semaine. 

Samedi matin j'étais vraiment pas prêt mais j'ai quand même fait le 4h prévu dans la Montérégie avec les deux grands Freds (Boivin et Lacroix) et Laurent Dallaire.

Je termine en félicitant les gars qui ont participé au Tour de Beauce. Chapeau, moi je serais pas capable!

Voilà c'est fini. 3 heures en crescendo aujourd'hui après quoi je me repose pour être prêt à me frotter à Floyd et sa bande demain soir.

5700 km