jeudi 5 novembre 2009

Réactions?


Certains se demandent pourquoi je ne réagit pas à cette bataille d'équipe nationale qui se joue actuellement sur veloptimum.net...

Et bien, parce que je ne comprend pas l'essence-même du conflit, mais bon, j'ai quand même un opinion...

Lorsque j'ai lu l'article qui a déclenché toute cette histoire, j'ai compris la même chose que Dr. Bauer a tenu à expliquer de nouveau aujourd'hui. 

Parce que finalement, on dirait que ce n'était pas clair pour tout le monde, surtout dans la première phrase du texte, qui me fait comprendre pourquoi personne ne fait confiance aux journalistes...

Steve Bauer a ben raison de dire ce qu'il a dit, et aussi de se défendre contre ce qu'il n'a pas dit!

Moi je n'ai jamais lu qu'il allait tenter de faire une magouille pour mettre son équipe en couleur feuille d'érable à l'occasion de la venue du Protour. 

Et là on s'embarque à savoir qui est fort des jambes au Québec (on ne parle même pas du Canada)... un débat qui dure depuis toujours et qui ne finira jamais j'pense bien!

De mon côté, je m'en remet à l'ACC, qui sont à mes yeux assez grands pour faire une sélection qui a du sens et qui, selon moi, devrait effectivement comprendre beaucoup de coureurs de Planet Energy, qui selon moi n'est pas vraiment une équipe locale qui n'a rien de différent des autres, en passant.

Il y aura peut-être des exceptions, le Canada étant un grand pays. Mais avouons-le, en connaissant un peu le bike, il faut se le dire; les gars qui sont dans des équipes continentales n'ont généralement pas volé leur place. Pour le reste, la logique des sélections suit son cours.

Bon, sur ce, je pense aussi que c'est une bataille entre gens qui s'impliquent beaucoup dans leur passion, le vélo, et qui veulent le mieux pour leurs coureurs. Des vrais bikers avec de l'orgueil qui veulent se défendre, c'est normal! 

Moi ça ne me concerne pas vraiment, je me sens comme un notaire dans cette histoire.

Bon, j'ai fini, et je signe: Maître Maltais... oups, ça c'est prétentieux pour vrai :D...

Assez de jokes de Droit. Étant donné qu'on est en train de jaser, j'en profite pour faire des annonces:

- L'équipe 2010 de Probikepool-Kuota est complétée et j'ai bien hâte de pouvoir vous en parler. Nous avons une formation digne de l'équipe nationale!! Ok j'arrête j'arrête, certains ne trouveront pas ça drôle :D

- J'ai recommencé à rouler avec mon bike de chrono, qui a maintenant une roue arrière réparée. Fait froid mais ça roule encore. Le vélo CLM n'est pas de tout comfort, mais j'ai monté le guidon, descendu la selle et c'est beaucoup mieux. Ça va dépanner jusqu'au printemps.

- Je reviens de ma semaine de (re)lâche au Saguenay durant laquelle j'ai très vraisemblablement attrapé la H1N1. J'ai eu tous les symptômes, ai été affecté durant la période que cette grippe affecte normalement (environ 7 jours), ça a frappé rapidement et très durement, tout ce que je n'ai pas fait, ce sont des prises de sang pour confirmer. Quoi qu'il en soit, si c'était bien ça (très probablement), je vous conseille de vous faire vacciner, je ne souhaite ça à personne!

Bonne attente dans la file dès le 16 novembre! 

J'espère pouvoir publier mes entrevues avec des coureurs québécois bientôt, tout ne dépend que d'eux, ils ont des détails à régler avant que je puisse publier nos entretiens!

BYE

*SVP ne commentez pas cet article pour lancer le débat à savoir s'il faut aller
 se faire vacciner ou non!

samedi 31 octobre 2009

Vélos à vendre


Pour ceux qui se cherchent des vélos, j’en ai deux à vendre.

1- Vélo de contre-la-montre Kuota K-Factor sl 2009 grandeur small, dérailleur arrière Shimano Ultegra, groupe Shimano 105, roues shimano de base (absentes sur la photo), Cadre monocoque carbone, selle et guidon de contre-la-montre.

A roulé environ 100 km, soient quelques contre-la-montre du circuit québécois et deux sorties d’ajustement.

Idéal pour triathlon ou contre-la-montre en cyclisme sur route, certainement un des meilleurs vélos de chrono d’entrée de gamme.

Comme un neuf, sauf pour le prix!

Valeur de 3200$, demande 2200 $

Peut être vendu sans les roues, que j’aimerais bien garder, à 1900$


2- Vélo de course entièrement neuf Rocky Mountain Solo RSL 90, année 2009, grandeur médium-54cm. Dérailleur arrière Dura-Ace, groupe ultegra, Cadre monococque Carbone, roues Mavic ksyrium élite

N’a jamais roulé, comme en boutique, sauf pour le prix!
Valeur de 3600, demande 2700$

Me contacter à duffey10@hotmail.com

P.S. Mon blogue n’est pas mort. Je vous reviens dans les prochaines semaines avec quelques entrevues avec des cyclistes québécois…

samedi 10 octobre 2009

Le web au service du sportif


S'il y a une chose qui a changé ma vision du monde du sport dans la dernière année, c'est bien l'internet.

Cette bibite que j'ai découvert à l'âge de 7 ans, à l'époque où ça prenait 4 minutes pour charger une photo d'une formule 1, est aujourd'hui capable de retransmettre les images en direct de tous les événements sportifs qu'on veut!

Des fois ça "lague" un peu, mais imaginez dans cinq ou dix ans, on va jeté nos télévisions aux poubelles!

Dans 15 ans, je dirai à mes éventuels enfants que j'ai déjà travaillé à la t.v. et ils éventuellement diront: "C'est quoi ça, une t.v.??"

Le monde des médias est en plein changements et ça bouleverse tout le monde (y compris les jeunes qui veulent percer dans le domaine, voilà pourquoi je suis rendu au Bac en droit!).

Finis, donc, pour les amateurs de bike, les "lives coverages" écrits des grandes courses européennes sur le site cyclingnews. Maintenant, bien souvent, on a l'image, ce facteur déterminant dans le monde de l'information.

C'est grâce à l'image que, dans le seul dernier mois, j'ai vu les meilleurs cyclistes québécois tenir tête aux plus grands bikeurs de la planète. J'ai aussi vu, en direct, Cadel Evans filer vers un titre mondial tant mérité (même si tout le monde n'aime pas ce personnage, moi j'apprécie son dévouement infini au vélo).

Pas plus tard que cet été, on a vu deux Mardis cyclistes de Lachine sur le web, je me suis vu en train d'attaquer en écoutant la reprise (!), j'ai vu le record légendaire être battu à la fin d'une folle dixième étape.

Il y aussi Twitter, ce petit concept fort simple qui nous permet de suivre plusieurs personnalités dans leur quotidien, ce qui les humanise énormément. 

D'ailleurs, qu'attendons-nous, cyclistes québécois, pour se mettre à twitté comme le reste de la planète?? À part 3-4 colègues de course et l'équipe planet energy, je ne vois pas grand grand monde là-dessus. 

C'est pas compliqué, ça demande très peu de temps, c'est souvent très drôle, on ne peut pas devenir accro comme facebook et on sait toujours ce que font nos amis et nos idoles. 

Bon anyway, si le coeur vous en dit, joignez-vous à la gang de twitts (C'est le cas de le dire). Ça prend une minute pour s'inscrire, ajoutez-moi (mon nom est duffey10), allez voir qui je "follow" et qui me "follow", ajoutez-ceux que vous voulez et vous êtes en business, on va tous se retrouver!

Je "follow" (comment dire ça en Français?? Suis??) Lance Armstrong et ses potes depuis bientôt un an et j'ai bien du fun, d'aller voir ça une fois aux deux jours environ. Des petites photos de leur vie de rockstar sont publiées de temps à autres. Ben plaisant, comme on dit au Saguenay-Lac-Saint-hh'ean.

Bref, les amateurs de hockey ne sont plus les seuls à avoir accès à toute l'information sur leur sport favoris. Bientôt, tous les sportifs du monde auront un accès beaucoup plus facile à leur événements fétiches. 

Peut-être, un jour, verrons-nous sur le web une version européenne de "L'antichambre" où "Le 4 à 7" avec des bonhommes qui parlent de bike des heures durant, chaque jour?? Ça serait super, surtout qu'on aurait plus à endurer Alain Chantelois et autres chialeux désarticulés.

C'est pour demain, croyez-moi. Les médias se redéfinissent à l'heure actuelle. Le web est une grosse machine avec laquelle les magnats de la presse apprennent encore à travailler. 

Un jour, le format, le support qui convient le mieux au public sera défini et on aura le gadget "de la mort" qui va nous permettre de tout faire avec une seule unité en main. Ce sera l'héritier du Iphone!

On a donc fini d'attendre aux 4 ans pour voir nos préférés à l'oeuvre aux Olympiques dans le confort de notre salon. Maintenant, ça prend le temps d'un clic ou deux.

Hier, j'ai suivi le Ironman D'Hawaii. J'étais dans la baie, sous l'eau au départ, sur le vélo durant 4 heures et des poussières à travers les volcans et j'ai couru un marathon, j'ai vécu les joies de la victoire avec le gagnant de l'une, sinon LA plus difficile épreuve du monde... Et j'étais ben assis sur mon divan bleu cyan!!

Ça m'a d'ailleurs pris du temps d'étude. Ah l'école, c'est pour ça que j'écris pas... La deuxième raison est qu'il ne se passe pas grand chose. 

Sinon, rien n'a changé, je nage et je cours, j'attend que mon becyk soit réparé (c'est long, très long) et je mange des légumes pis des toasts au nutella. 

L'inspiration manque, pas de course à raconter. Je cherche des scoops à savoir qui va courir où en 2010, mais tout le monde "peut pas parler parce que rien n'est signé gnagnagna". 

En attendant, j'ai un scoop personnel: Je serai de retour, frais et motivé dans la super plus cool des équipes Probikepool.com-Kuota en 2010!!! Belle formation qui me permet de pédaler à fond durant l'été sans trop d'obligations (outre celle d'être en forme, de bonne humeur et de donner son 110% à chaque présence sur la glace) tout en me laissant avancer dans mes projets personnels hors-vélo. C'est le meilleur des mondes pour moi, j'ai déjà hâte de recommencer et c'est pour bientôt, le temps passe vite!

Mais bon, en attendant, je vais essayer d'innover et je vous reviens un jour. Outre cet article, j'ai fait un autre ajout à mon blogue: un petit compteur "alien" du nombre de visiteurs. Il est installé depuis une semaine tout au bas de la page :).

Bonne action de grâce. Mangez de la dinde pour moi, je suis trop occupé à décortiquer toutes les spécificités des contrats en vue des examens qui arrivent. Fascinant!!

See ya

mardi 29 septembre 2009

Les belles années juniors


Je me suis demandé si une auto-biographie était un bon "sujet d'automne" pour mon blogue... Mes amis m'ont rassuré en me disant que c'était super de pouvoir vivre et, pour eux parfois, revivre les dernières saisons.

On en arrive au point le plus positif de ma carrière cycliste. J'arrive donc au printemps 2006 avec 5 livres de plus qu'en août dernier. Prise de poids modeste par rapport aux années passées :D

Il faut savoir que j'ai toujours eu une relation très harmonieuses avec le sucre, ce qui ne m'aide pas depuis mes premiers coups de pédales, disons! 

J'ai aussi coupé sur l'entraînement. Non seulement le nombre d'heures a un peu diminué, mais la qualité de celles-ci a été amélioré.

Pas beaucoup de temps pour rouler ce printemps. Je fais le minimum. Fin du secondaire 5, dernières semaines du cours de sauveteur national en piscine. Nous sommes en avril. 

La diminution de la charge d'entraînement me laisse sur mon appetit, je veux courir sur route avec mon nouveau Giant TCR alloy monté Ultegra (nice!) avant que ma cinquième saison de vélo de montagne ne commence.
Comme par enchantement, le cours de sauveteur est annulé le jour de la course de Pont-rouge. Je pars avec les voisins Boivin et hop me voilà à ma 4e course de route à vie, première expérience chez les juniors. J'ai le goût de vomir tellement c'est stressant :D

Comme chaque année à Pont-rouge, il pleut, fait frette et le fumier décolle de la route au passage du peloton... direct dans la bouche.

Je me sens bien dans la course. J'attaque parfois, vais nul part. L'échappée de deux coureurs va au bout et dans un élan de folie meurtière, je réussit à me placer pour le sprint dans la bosse et je termine 3e du peloton, 5e donc.

Wow, au-delà de mes espérances disons, je fais 30 piaces. Première fois que le vélo est payant! Deuxième top 10 provincial, c'est pas encore arrivé en montagne... j'ai pas encore compris.

Je rate Bellefeuille et Brossard, trop occupé à devenir un sauveteur qui ne travaillera quasiment jamais dans une piscine finalement.

Me voilà à Bromont, Coupe Canada junior-expert. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer la technique des "intervalles dans le bois" suggérée par Jude à l'automne. Je termine avant dernier...

Les sentiers du boisé panoramique finissent par sécher et voilà que je commence l'intensité dans la bouette.

Les résultats se font sentir dans les régionales qui suivent, sauf que mon vélo est mort... mes parents m'en achète un nouveau, identique, mais modèle 2006. Là je suis gâté!

La pauvre bécane subi son baptème de bouette (pour ne pas dire mmmaarde) à la Coupe Canada de Baie-Saint-Paul. Je roule dans le top 10 pour la première fois, la forme est très bonne, je passe bien les sections techniques, mais c'était devenu une course de pousse-vélo. Je fini loin, épuisé.

Je commence à être convaincu que je suis fort même si aucun résultat ne le laisse croire, tout cela en raison de malchances multiples.

S'en suivi un bon mois de juin qui s'est concrétisé par la course de ma vie au Mont-Saint-Anne, cette montagne que je maudissais tant par le passé.

Au terme d'une Coupe Québec épique, je termine 3e en perdant le sprint pour la 2e position. Enfin, mon 1er top 10 provincial, 5 ans plus tard, et j'entre par la grande porte, sur le podium direct!

J'étais bien content mais... j'ai réalisé que cette course, je l'avais parfaitement géré, c'était pour moi le mieux que je pouvais faire, et je terminais troisième...

Autrement dit, je sentais que j'étais à l'apogée, que mon chemin en vélo de montagne n'irait pas plus loin. Avec le recul, je trouve ça un peu cave comme pensée, mais c'est ce qui me trottait dans la tête à ce moment.

Les Coupes Québec qui ont suivi renforçirent ce sentiment. 4e et 5e aux deux manches à Saint-Félicien et je termine aussi au pied du podium au Massif du sud. Une victoire au 90 kilomètres du Tour du Mont-Valin. C'en était fait de 2006. 

Et c'était clair pour 2007.

Je m'en allais sur route au niveau provincial, mon but était de trouver une équipe pour le Tour de l'Abitibi. Participer à cette course était devenu important dans ma tête. 

Plus ultimement encore, je rêvais de faire ma place dans des équipes élites au Québec comme Volkswagen (qui selon de fortes rumeurs, fermera officiellement ses portes cet automne), Garneau-Optik ou encore Gypco-Télé-Annonce.

Ce beau Giant que je m'étais payé au printemps, c'est le genre de vélo que je voulais depuis l'âge de 12 ans. Tout était donc en place pour finalement passer du "côté obscur", comme disaient les gens de montagne!!

L'automne et la rentrée au Cégep avaient lieu au même moment. Je venais de m'embarquer dans une autre galère, une technique collégiale en journalisme. 

C'était reparti pour 3 ans de route pour aller à l'école à Jonquière, mais j'avais décidé de tenter ma chance dans les médias, ce domaine qui me fascinait depuis le jour où je voyais les jeeps de TVA descendre le Mont-Sainte-Claire, en haut duquel était situé la station de télé régionale et dans lequel j'ai fait des intervalles de côte durant plusieurs années.

Tout a pris une allure d'histoire de Cendrillon par la suite. Comme tout lecteur de veloptimum, je voyais bien que l'équipe Eva-Devinci était en train de se former au Saguenay. Mon voisin Luc Boivin, père de Fred, était l'un sinon le premier initiateur du projet. 

M'ayant amené deux années de suite à Pont-Rouge pour courir avec son fils et connaissant mon intention de finalement écouter son conseil et courir sur route (!), il poussa en faveur de ma candidature. 

Dès novembre, on m'a assuré ma place dans la formation junior pour épauler les coureurs rapatriés Stéphane Cossette et Simon Gagnon-Brassard pour la saison 2007.

C'est sa femme Johanne qui me l'a annoncé alors que j'exerçais mon fantastique travail d'emballeur à L'épicerie Corneau&Cantin. Sûrement un des plus beau moment de ma vie. Je n'ai pas crié comme une folle qui vient de se faire choisir à Star Académie, mais disons que j'avais hâte de finir mon chiffre!

C'était le début de la grande aventure. Vélos, vêtements, voyages gratuits et tout et tout. Je capotais ben raide. J'étais parti de rien et on me donnait maintenant la chance plus que rêvée de pouvoir réussir dans ce sport que j'aimais tant.

J'ai poursuivi avec Jude pour ma préparation hivernale. Tout a bien été. Je suis arrivé au printemps. J'ai réalisé que même si j'avais une occasion unique de devenir un bon coureur sur route, que j'étais bien entouré (surtout avec l'ajout de dernière minute de Guillaume Boivin), j'avais quand même tout à apprendre. 

Je me suis mis beaucoup de pression pour bien marcher en début de saison, pour voir comment ça se passe avec les meilleurs.

Dès mes débuts, j'ai tout de suite eu confiance en mes moyens, je savais depuis longtemps que j'avais moins de difficultés à aller vite sur l'asphalte que dans les bois!

La première course à Pont-Rouge était la seule du calendrier que j'avais déjà fait, aucun plan établi dans l'équipe : C'était un warm-up. J'ai beaucoup souffert, j'étais semi-prêt disons. 

Mais l'arrivée au sprint m'a crinqué, j'ai tassé tout le monde et j'ai fait ce que j'avais regretté de ne pas avoir osé l'année d'avant, devancer le sprint de quelques instants au bas de la bosse.

J'ai gagné... je vous laisse imaginer le reste. J'étais maintenant prêt pour un bon printemps à aider mes 3 coéquipiers pour qui je devais travailler. 

Nous avons connu un excellent mois de mai et juin. J'ai connu les contre-la-montre, y faisant une progression remarquable très rapidement.

J'ai mangé ma première volée au routier de Charlevoix. Le mois de juillet arriva et je fut complétement choyé de vivre de vraies courses, les championnats canadiens mais surtout le Tour de L'Abitibi, course que j'ai trouvé difficile, contrairement à tout cycliste québécois qui dit que c'est une formalité que de terminer ce tour. Disons que j'étais loin d'être prêt pour la Beauce! (et que je le suis encore...)

Durant ce mois de juillet, j'ai compris le potentiel de mes coéquipiers Guillaume et Stéphane, j'ai vu pourquoi j'avais bien fait de parfois mettre mes aspirations personnels de côté pour les aider plus tôt en saison.

Il n'en demeure pas moins qu'en juillet, je n'ai été d'aucune aide pour eux, j'ai seulement admiré, avec mon inexpérience, comment ces gars savaient gagner et j'étais très fier d'être leur modeste équipier.

Après ce fut août, le retour à l'école, les 18 ans alcoolisés, un road-trip en Gaspésie et une concentration plus ou moins grande pour le vélo. 

Reste que j'en ai tiré un autre podium provincial au contre-la-montre du Grand-prix de Sainte-Marie de Beauce. Toute une progression pour moi, qui avait terminé 21e au grand prix de Granby!

Le vélo de montagne m'a tout de même manqué durant cette saison. J'ai fait 3 Coupes Québec et je n'avais quasiment rien perdu: 4e à Saint-félicien, 6e au Mont-Saint-Anne et 8e au classement général du raid des Monts-Valins (1er junior).

C'était ensuite l'automne, les cyclocross illégaux au Saguenay (sans tirer de brioches dans mon cas) mais surtout l'accumulation de kilométrage pour le passage en catégorie senior.

Mais tout ça, c'est une autre histoire et je ne l'écrirai pas, puisqu'elle je le fais depuis deux ans déjà.

samedi 26 septembre 2009

Pour se changer les idées


Heyhey ça fait un bail!

Disons que la vie universitaire tient occupé ces temps-ci, socialement, physiquement et scolairement. 

Je profite du début de l'année pour me démêler dans ce langage du droit un peu chinois disons, mais quand même pas aussi incompréhensible que le langage soutenu utilisé dans des textes sur le cyclisme québécois que j'ai lus dernièrement.

Il s'en ait passé des choses depuis ma dernière visite. Martin Gilbert a gagné au Missouri et c'était fini pour moi, je n'ai plus étudié de toute cette soirée là!
 
De mon côté, je n'ai pas pédalé depuis les championnats québécois de critérium faute de becyk en ma possession, mais le "cross-training" est commencé. Course à pied, nage, je rentre de bons entraînements avec mes collègues de douleur, Fred Boivin et mon coloc Carol Migneault dit "le gars affuté emmmprêtre!"

Ceux-ci m'ont surtout fait payer la fin de semaine dernière lors de notre magnifique sortie de deux jours dans les Whites Mountains au New-Hampshire. Des montagnes qui plaffonnent jusqu'à 2000 mètres d'altitude, ça fait changement des Monts-Valins tsé.

J'en ai perdu en randonnée en montagne contrairement à ma grande époque de raquetteur. J'ai mangé mes bas durant deux jours, mais le week-end fut génial malgré la souffrance.

Une sortie super rapide samedi en fin de journée pour monter le Mont-Lafayette et prendre une bière aux citrouilles en haut pour ensuite redescendre avant la nuit. Nuit passée au camping d'en face à trois dans une tente pour deux. Personne était prêt mais c'était bien drôle. Ne pas essayer.

Le lendemain, c'était la vraie ride. La première ascension nous a conduit près du sommet du mont-Adams, où nous avons pris notre dîner avec le Mont-Washington en fond d'écran. Dans ces moments-là, y'en a pas de problèmes!!

On a ensuite réalisé qu'on atteindrait jamais Washington parce c'était plus loin que ça en avait l'air. Une fois près du sommet de Jefferson, on redescend dans un espèce de "bol" par une descente extrême. Il se fait tard, on a plus d'eau et il reste une douzaine de kilomètres et on est de moins en moins forts des jambes.

Finalement, on se perd, on retrouve le chemin et découvre une source d'eau huh! Tous nos problèmes sont réglés, on remontre le bol vers Adams avec moi qui tire mes dernières cartouches dans la longue montée. Je suis défoncé rendu en haut. S'en suivie une descente d'une heure et on arrive à l'auto, il fait noir et on est bunké :D 

Comme dirait Maxime Maltais, nous sommes "stones d'entraînement"

Direction Applebee's pour un gros burger avec du mountain Dew, hoho c'est le fun l'automne. 

Au bout du compte, une douzaine d'heure de randonnée en 2 jours, environ 45 km, assez de dénivelé pour vouloir lâcher le bike, des veines partout dans les jambes le lendemain matin et surtout, bien du plaisir et le goût d'y retourner bientôt. 

Au programme du prochain voyage? Peut-être un dodo en altitude, la vraie, lâ, pas dans une tente qui n'a pas d'air dedans...

Fait étrange, nous avons passé une bonne partie du dimanche dans les hauteurs, sans jamais atteindre aucun sommet haha. Voilà une autre bonne raison pour y retourner!

@+

lundi 7 septembre 2009

2e partie, les années cadet


Avant tout, je ne peux m'empêcher de souligner l'exceptionnel Tour du Missouri que l'équipe Planet Energy est en train de réaliser. 

C'est très beau à voir. Je pense que peu de gens les attendaient à ce niveau, même que les organisateurs n'avaient même pas le logo de l'équipe pour l'imprimer sur le maillot de plus agressif gagné par François Parisien haha!!

Cette performance me console un peu. Je comprend un peu mieux pourquoi on a perdu à Lachine cette année. Les "Planets" ont eu un début d'année difficile, mais depuis juillet, ils semblent s'être ajustés et ont maintenant la trempe d'un vrai team pro, tout juste dans la roue des meilleurs cyclistes du globe en plus!! 

Bon, c'est assez le lançage de fleurs, je continue de vous conter ma vie...

Automne 2003, je débute mon troisième secondaire dans ma nouvelle école. Le programme sport-étude cyclisme en est à sa première mouture et ne tardera pas à se faire remarquer.

Une niaiserie après l'autre. Des concours de "lui qui arrive le plus sale à l'école", des paris pour traverser des rivières glacées en novembre, un après-midi à jouer au roi de la montagne dans une pente de glaise et bien sûr, des match de touch-football qui se terminaient seulement lorsque l'équipe de Jude était en train de gagner!! 

Tout cela, c'étaient les "activités ludiques". On roulait beaucoup, mais pas toujours quand même, donc on faisait ça le reste du temps.

Comme le programme incluait des athlètes de deux disciplines, on faisait beaucoup de route et je n'avais pas de vélo. Finalement, j'ai acheté pour 200 dollars le vieux Marinoni de Jude, une machine de guerre qui m'a quand même servi durant deux ans!

Sinon, et bien on m'écoeurait parce que j'avais les jambes (très) poilues, mais j'en avais rien à foutre. Durant toute cette année scolaire, je me suis entraîné comme un fou, je n'ai jamais raté un entraînement. Je voulais m'améliorer, je voulais beaucoup trop!

Je me faisais parfois lâcher à l'entraînement, mais les gars étaient plus vieux et très forts, je m'améliorais quand même et j'aimais bien la route. Mes collègues de cette discipline me suggéraient même de changer de sport, parce que ça convenait mieux à mes qualités physiques, mais non...

Je suis arrivé au début de la saison 2004 avec un nouveau vélo, un devinci despérado de l'année, monté deore XT, une vraie bête de course de cross-country. Là, j'étais plus qu'en business!

J'ai même gagné la première régionale de l'année, mais j'ai ensuite ressenti de la fatigue et j'étais déjà très "entamé physiquement" début juin. Ça a fait une saison très moyenne, sauf ma 14e place surprise à Coupe du Québec de Baie-Saint-Paul, mon meilleur résultat et j'étais bien content!

Il y aussi eu cette fin de semaine miracle fin juillet, au Championnat des régions, où j'ai terminé 4e dans chaque épreuve (contre-la-montre, cross-country, relais) de même qu'au classement général. Un peu choquant de ne pas monter sur le podium, mais au moins je marchais fort.

Sinon, j'ai encore fini 35e au Mont-Saint-Anne et j'ai fait le circuit de la Coupe du Québec au complet cette année là avec la famille en camping. J'ai fini 33e au classement général, j'étais relativement mauvais poche et ça me rendait assez malheureux, mais on faisait des beaux voyages quand même et j'aimais le sport. 

On se transporte en septembre. J'ai découvert le Tour du Mont-Valin à vélo de montagne. 48 km dans le bois avec les potes. On est arrivés en premiers de cette cyclosportive, bunkés comme jamais et on s'était promis de recommencer l'année prochaine sur le 63 km!

Une semaine plus tard, je me suis embarqué dans ma plus grande folie. À tout juste 15 ans, j'ai traversé le Parc des Laurentides avec mon frère et mes amis Frédéric Boivin et Philippe Saint-Gelais. 6h30 dans la pluie glaciale, température de 8 degrés. Tout ça, avec mon marinnoni en Cromoly! 

ÉPIQUE

Une aventure dont je vais me rappeler longtemps, le but était d'aller au Mcdo de Stoneham! 
J'ai été un peu plus tranquille cet automne là au sport-étude. Étrangement, je me suis mis à faire des bras en musculation et j'ai bien sûr pris du poids dans le haut du corps. Ça m'a ensuite nuit tout l'été.

À l'hiver, j'ai mieux géré mes efforts pour arriver en forme "correcte" et non "optimale" au début de ma deuxième saison cadet. Mais avec le recul, j'en faisais encore un peu trop, par exemple, je n'arrêtais pas l'entraînement lorsque j'avais le gros rhume et la grosse grippe. Je me disais que ça me renforcerait!

Pour débuter la campagne 2005, Fred m'a convaincu de venir courir sur route à Pont-Rouge. Ce fut mon baptême du bitûme, toujours avec ma vieille bécane avec les vitesse sur le câble et les pneus sur la corde.

Je commençais en grand, une provinciale! Manquaient au départ plusieurs favoris, les Lambert-Lemay, Boivin, Blais-Dufour etc. Tout compte fait, ça n'a pas roulé très vite. Nous étions 8 en échappée assez rapidement et j'ai terminé 7e au sprint après avoir pris tous mes relais. 

Mon premier top 10 provincial et vélo... ben oui, j'avais jamais réussi ça dans les bois en 3 ans de course! J'avais bien aimé ça, cette compétition d'à peine 40 kilomètres. J'en ai fait une autre, une régionale, juste avant ma première de l'année en montagne.

Nous étions 3 survivants cadets sur 8 dans le peloton des seniors et j'ai fini 3e après que Stéphane nous ait pris 10 becyks au sprint, à moi et Cédric Bourgeois.

Pendant ce temps, Antoine Duchesne était minine 2e année et se faisait lâcher par les petites filles, sur le plat en plus! Aaaaahh les temps ont changé pour le mieux :)

De retour dans la bouette pour le reste de l'année. J'ai vu le top 15 à plusieurs reprises en Coupe Québec. Ça allait de mieux en mieux. 

J'ai encore raté la qualifs des Jeux du Québec, mais sans déprime cette fois-ci. C'est qu'environ 5 cadets originaires du Sag-Lac étaient des abonnés fréquents du podium provincial cette année là. Moi je les suivais en attendant d'être capable de les dépasser:D

Après une autre belle escapade victorieuse au Tour du Mont-Valin sur 63 km avec mes amis, je rentrais au Sport-étude pour une dernière fois, en secondaire 5. Les temps avaient bien changé. J'étais le plus vieux, le plus fort, le capitaine(!!) et je m'en allais junior-expert l'année prochaine.

Au moment de la rencontre de fixation d'objectifs, Jude s'est permis, pour la première fois, de me dire ce que je devrais améliorer pour atteindre lesdits objectifs:

1- "Tu t'entraîne généralement sur route et tu perds ton temps en course dans les sections très techniques. À partir de maintenant, tu va faire tes intervalles dans le bois, pour t'habituer à pousser en tenant compte des obstacles."

2- " Je regarde tes fiches. Les deux dernières années, tu as commencé la saison à 155 livres pour la finir à 140! Je te conseil de faire plus attention à ton alimentation. Si tu commence à 145 livres, imagine comment tu va moins en traîner dans les montées..."

Tout ça était bien vrai et j'ai appliqué ces deux mesures. Les résultats m'ont surpris. Je vous raconte ça une prochaine fois!

Bye

Autobiographie, 1ere partie


Je vous avais dit que je vous parlerais de ma "carrière" cycliste. Go!

Le tout commence vers le 8 ou 9 mars 1999, Jacques Villeneuve cours pour la pourrite d'écurie B.A.R. 

J'ai 10 ans, moi et mon frère gardons ma petite soeur de 4 ans. Mes parents sont à un souper. Il est une heure du matin. C'est plate. Mon père appelle: "Écoute la course de formule 1 en Australie, ça commence bientôt, ça va t'occuper".

J'ai toujours aimé les courses de chars, mais à partir de ce jour-là, j'en suis devenu fou. Je n'ai plus manqué un Grand-Prix les années suivantes, jusqu'à ce que Schumacher se mette à emmerder tout le monde en gagnant chaque GP...

Dès le lendemain, je voulais devenir pilote de course, de F1 en préférence lâlâ. Mais bon, une pensée rationnelle plus tard et puis j'étais déjà découragé: ça coûte cher!

J'ai donc pris mon vélo ce matin là et j'ai roulé comme un cinglé dans les rues de la ville durant deux ans. J'organisais des courses sur un petit circuit pas loin de la maison. Mais ça n'intéressait pas grand monde. J'étais tout seul des fois, je tournais en rond, un peu mongol. 

Je faisais des courses contre-moi-même dans les côtes. J'attaquais, j'étais un costaud! Avec le temps, la F1 a pris le bord, je rêvais encore du motocross, mais chez nous, les moteurs, ce n'est pas admis.

Par la force des choses, c'était le bike qui m'intéressait maintenant. Et là, j'en avais assez de gagner le "Tour de Chicoutimi" à chaque jour, toujours en jaune, toujours tout seul... Je voulais faire des courses de becyk de route, comme au Tour de France!

Il n'y avait pas vraiment de club au Saguenay, rien de bien structuré. Disons que ça a beaucoup changé!

Et puis, mes parents "n'allaient pas m'acheter un becyk de vitesse à 500 piaces", j'en avais déjà un "beau pour faire de la trail". C'était bien vrai.

Au printemps 2001, je suis allé au salon expo nature, comme à chaque année, pour voir les nouveaux 4 roues et bateaux et autres jouets pour adultes. C'est là que j'ai vu le stand de L'AVMSL (Ass. vélo de montagne du Sag-Lac). 

Bon, un circuit régional de vélo de montagne. J'ai le vélo, reste plus qu'à convaincre mes parents... Finalement, printemps 2002, j'achète mon maillot du club GTH-Kinap au coût de 75$. Je devais initialement le garder deux ans, puisque ça a coûté cher!

Première course à la mi-mai au centre de plein-air Bec-scie de La Baie. Minime, 1ere année Je vais m'en rappeler toute ma vie. Un stress fou sur la ligne de départ. Un stress qui m'a suivi jusqu'à mes 17 ans...

Le départ est donné. AYOYE, le calibre est beaucoup plus fort qu'au "Tour de Chicoutimi". C'est là que je découvre ma blonde des huit prochaines années: La souffrance dans les jambes.

Malgré tout, il faut que je gagne comme je suis habitué de le faire quand je cours contre moi-même! Je dépasse donc la trentaine de "tapettes en cuissard"(moi, j'en avais pas et j'en voulais pas) un par un jusqu'à la 3e position. Les deux autres sont trop forts. 

Wow, je vais finir 3e à ma première course! Ben non, ma roue me pette dans la face à 2 km de la fin. Je finis 4e et ben fâché, parce que tous les kids contre qui je cours ont des vélos de 5-600 dollars et moi, j'ai un becyk Canadian tire!

"On va le réparer", dit mon père. Ok. J'abandonne la deuxième course, à Bégin, la roue a encore cassé, au départ cette fois... Dernier abandon en 7 ans, jusqu'au Tour de Battenkill, au printemps 2008.

La prochaine course était dans un mois. Chaque soir, je revenais du Boisé Panoramique (très beau spot pour le vélo de montagne, en plein coeur de Chicoutimi) avec le vélo brisé. Et puis on le réparait.

Finalement, mes parents ont eux aussi compris ce que j'avais compris il y a longtemps déjà: J'allais faire du vélo toute ma vie, aussi bien m'en acheter un beau tout de suite pour que je puisse faire mes devoirs au lieu de niaiser à réparer les vitesses à chaque soir!

Je suis donc devenu propriétaire d'un magnifique Specialized Hardrock d'une valeur de quasiment 800 dollars. Là, j'étais content et j'étais en business. 

Une autre 4e place, une deuxième place et mes deux premières victoires, avec poils sur les jambes, bermudas et espadrilles nike avec du tape noir pour retenir les lacets. Tout ça pendant que Stéphane Cossette terminait dernier, aaaah les temps ont changé!

Et la cerise sur le Sundae: Qualifié pour le championnat des régions, à Val-David (Ça c'est loin de chez moi, je découvre la route pour aller aux courses à partir de ma lointaine région). 

Ma première course provinciale, assez inespérée en cette première année! Là, on m'a acheté des cuissard, des clips et des chaussures de vélo. 

Et puis je me suis fait rincer solide. J'ai fait connaissance avec les roues arrières de gars comme Alex Harvey et Francis Morin ou encore Hans Lambert, qui dépassait tout le monde en descente (Il est rendu pro dans cette discipline, d'ailleurs). Mais bon, je me trouvais "pas pire" quand même!

L'expérience fut géniale. C'est là aussi que j'ai rencontré mon futur coach, Jude Dufour, qui entraînait déjà des stars comme Elsie Torressan et Julien Fillion. Une rencontre qui a changé bien des choses (nous verrons ça un peu plus tard :).

J'ai aussi assisté, comme spectateur, à ma première compétition sur route, une régionale à Saint-Fulgence. J'étais vraiment impressionné par la vitesse que les seniors pouvaient atteindre. Le vent qui souffle quand le peloton passe, l'intensité du sprint entre Éric Boily et Raphaël Tremblay, tous deux cadets, qui faisaient la barbe aux plus vieux. Wow, là, c'étaient mes idoles!

Nous voilà maintenant en 2003, minime 2e année. Je me suis entraîné "comme un fou", soit deux pratiques de basket par semaine, au moins 2 matchs aussi. Mais surtout des 3 km de raquette en courant dans le bois derrière chez nous le samedi matin!

Un super gros club est créé ce printemps-là au Saguenay, Acidose Lactique. Une superbe initiative de Pierre Lavoie, qui n'a plus besoin de présentation!

 Moi, je voulais en faire partie, mais le maillot GTH a coûté 75$. C'est pour l'an prochain, me disent mes parents. Sauf que le coach appelle chez moi et veut "me signer". Hahaha!!

On m'a laissé y aller et là, j'avais un cuissard qui "fittais" avec mon maillot et des amis cyclistes de mon âge, le top! Sauf que ce sont les seules choses cool ou presques qui me sont arrivées dans cette saison, je n'allais pas vraiment vite. 

Je ne me suis pas qualifié pour les Jeux du Québec par 1 ou 2 points. Et ça, c'était VRAIMENT PAS DRÔLE.

 J'ai découvert les Coupes du Québec, finissant dans les 30 premiers à chaque fois... Pour moi, c'était les mondiaux, ces courses-là!

J'ai entre autres découvert le Mont-Saint-Anne au lendemain de ma "première brosse" au Saguenay. Ce fut bien sûr suivi de ma première déshydratation extrême le lendemain... Le début d'une grande relation avec cette montagne!

Mais avec du recul, je pense que je passais beaucoup trop de temps sur le vélo cette année-là. Je roulais chaque jour, même si le coach donnait des congés bien souvent! Tout cela à 13 ans...

Je passais aussi beaucoup trop de temps sur veloptimum et je connaissais déjà tous les meilleurs coureurs québécois et j'avais une méchante envie de faire de la route, mais je n'avais pas de vélo et après tout, c'était cool le mountain bike!

Même que mon frère Maxime a commencé à courir cette année-là. Voilà que je passais un peu moins pour un extra-terrestre dans les partys de famille!

Au début de cette même saison, Jude m'avait appelé. Il disait qu'un programme sport-étude dont il serait responsable débuterait l'automne prochain, à la Polyvalente Arvida. Je ne veux rien savoir, JAMAIS je n'allais rechanger d'école. 

Ma mère a quand même suggéré qu'on aille à la rencontre d'information et j'ai fini par changer d'idée. 7 ans plus tard, je peux dire que c'est ce choix qui a tout changé.

Ainsi, après une saison difficile, je m'en allais m'entraîner avec tous les meilleurs jeunes cyclistes de la région, dont Raphaël Trembay, qui courrait pour Volkswagen (Oh fuck! me disais-je) Éric Boily, Alexandre Raymond et autres gars abonnés aux podiums provinciaux autant sur route qu'en vélo de montagne. Mais j'étais crinqué à mort!

C'est à ce moment que j'ai commencé à passer de cycliste à athlète. Une longue aventure qui est loin d'être terminée, mais je continuerai une autre fois. Vous avez assez lu et j'ai assez écrit.

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