Accéder au contenu principal

324e demi-marathon de l'Acadie

Photo: Donald Wade
Ça court dans le Nord du Nouveau-Brunswick!

Et parmi l'incroyable nombre de compétitions de course à pied offertes sur ce territoire, il y a le légendaire demi-marathon de l'Acadie, qui a lieu à tous les premiers dimanches du mois, depuis novembre 1987.

Ce qui a commencé en étant un long jogging du dimanche de quelques coureurs de Tracadie-Sheila est devenu une tradition, beau temps mauvais temps. 

324 éditions plus tard, me voilà au départ comme plus de 3000 personnes l'ont fait avant moi au fil des ans.

J'ai bien essayé de le courir l'an passé, mais j'avais plutôt abandonné pour une des rares fois en 15 ans de sport d'endurance...

Bref, je cherche toujours à compléter mon premier demi-marathon, malgré les 9 courus durant des demi-Ironman et la trentaine d'autres complétés en entraînement.

Mais ce n'est pas pareil.

Avec une année comme celle que je viens de vivre, aussi bien me lever de bonne heure pour retrouver mon niveau de 2012 et 2013 avant l'accident.

Voici donc un maudit bon training pour un dimanche d'octobre!

Cette course n'a rien d'une épreuve normale. Je dirais plutôt que c'est un genre de Brunch familial précédé de 21,1 km. Tout le monde se fait des lifts jusqu'au départ, au milieu de nul part sur la route principale dans le village de St-Isidore.

Et à 10 heures, c'est le départ, sans faute!

Les gros canons, ceux qui font en bas de 1h20 sur demi-marathon, ne sont pas présents aujourd'hui, mais ça part vite quand même. Je suis largué.

Et on ne peut pas dire qu'il fait beau là. Maudit beau vent de face jusqu'au km 17... Il mouille. Bref, un temps de flahute.

Il y a quand même 28 participants. Je décolle 7e, puis 6e, etc.

Après 10 km, je suis premier. Je me sens bien aujourd'hui, pas de doute. Faut croire que l'annulation du Ironman Lake Tahoe il y a deux semaines m'a fouetté. Finie, la déprime.

On s'approche du centre-ville de Tracadie-Sheila, que ma mère a baptisé Tracadie-Shediac cet été (Aaaah, les touristes québécoas...).

Il faut alors s'assurer de ne pas se faire tuer par un char tout en continuant de courir à fond.

Parti pour faire en bas d'1h30, je m'écroule un peu lors des 6 derniers km, je me fais dépasser pour finir 2e en 1h32min53sec.
Photo: Donald Wade
Pas pire pantoute comme épreuve, en plus il y a des chips gratuits durant la remise des médailles.

J'aurais bien aimé profité de l'absence des grosses machines de course à pied de la région pour gagner l'épreuve et figurer au classement de cette course légendaire au moins une fois. 

Mais franchement, je ne pensais même pas faire en bas d'1h40. 

Sur 5 et 10 km, j'avais déjà compris que je faisais les mêmes temps, qu'il y ait de la nage et du vélo avant ou pas.

J'ai déjà couru 1h33 au 70.3 Tremblant en 2012, mais rien de comparable depuis...

Je venais ici pour faire un long jogging, ça a fini en course endiablée. Faut croire que la compétition est une maladie dont on ne guérit pas.

Grosse rechute aujourd'hui haha!

Maintenant, j'ai un temps à battre, et j'espère que le travail et les blessures ne m'empêcheront pas de retourner faire cette course avant un an.

Commentaires

Gary Kenny a dit…
Beau billet! Tu m'as donné le goût d'écrire sur le mien :)

Posts les plus consultés de ce blog

Si je meurs frappé par une voiture

Ça y est, la neige est partie. Tous les cyclistes roulent dehors.
Dans mon esprit, une question presque morbide me revient maintenant à chaque printemps: Qui se fera tuer sur son vélo cette année?... 
La route appartient à tous et ces moments de liberté sont à nous. Svp ne nous en privez pas. Photo: Geoffroy Dussault
Si jamais je meurs frappé par une voiture, je serai une autre victime de l’inattention d’un conducteur, d’un texto ou même de l’alcool au volant. Ce sera peut-être en partie de ma faute, mais qui ne fait jamais d'erreur? En général, sur la route, les plus vulnérables n'ont pas droit à l'erreur.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dîtes-vous que c’était ma pire crainte, que j'y pensais à chaque jour. Mais il faut continuer à vivre, continuer à rouler.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dites-vous que j'ai pu voyagé un peu dans ma vie, que je considérais le Québec comme un endroit merdique pour pédaler. Nous côtoyons chaque jour des con…

Merci aux automobilistes

Je pense qu'on ne vous l'a jamais dit. 
Chaque jour du printemps, de l'été et de l'automne, nous sortons rouler. Vous êtes des milliers à nous contourner, à laisser 1, 2, 3 mètres de distance entre nous et votre voiture. 
Merci à la grande majorité des automobilistes qui nous permettent de pratiquer notre sport préféré en sécurité.
Dans un débat qui tourne en rond depuis des années entre les autos et les vélos, on oublie souvent que la plupart des automobilistes sont très courtois. Ils le font de bon coeur ou encore en pestant dans leur voiture contre les maudits bécyks. Mais ils ont assez de conscience sociale pour nous donner de l'espace, quelle que soit leur opinion sur le sujet.
MERCI
Je suis le premier à chialer contre les cyclistes imprudents quand j'embarque dans ma voiture. Pourtant, je passe des centaines d'heures sur mon vélo à chaque année depuis 15 ans. 
Chers collègues sur deux roues, vous remarquerez que les coups de klaxons, les frôlements d…

Si la route ne suffit plus

Nous vivons dans un monde moins périlleux qu'autrefois. Pour nous qui lisons ces lignes, plusieurs choses si précieuses il y a un siècle sont aujourd'hui acquises; avoir un travail valorisant, manger à sa faim, pratiquer des loisirs, etc.

Si bien qu'on s'invente parfois des problèmes. Les grandes maladies infectieuses du passé ont laissé place à la déprime, au syndrome du gazon plus vert chez le voisin. 
À quelque part, si la survie nous garde vivant, la facilité semble nous tuer.
Donc on se met dans la misère pour se sentir en vie. Côté vélo, même si on peut dire que la situation s'est améliorée depuis que les pays modernes ont commencé à asphalter les routes il y a des décennies, allez comprendre pourquoi on les fuit maintenant pour retourner rouler sur la gravelle. 
Tout s'explique. Combien de nos sorties de vélo furent sans histoire? On roule souvent les mêmes parcours, près de chez soi. Si beaux mais si prévisibles à la fois.
C'est pourquoi l'hiver…