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Le camp du pauvre 2014

Et oui, après des semaines de retard, l'édition annuelle du camp du pauvre a finalement eu lieu!

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce fabuleux concept, c'est tout simplement un camp d'entraînement à la maison, qui coûte pas une cenne.

Un camp pour les pauvres, le nom le dit.

Rien de glamour, mais beaucoup d'heures d'entraînement difficiles et un régime de vie le plus exemplaire possible.

Vendredi soir dernier, je débutais 5 jours de congés collés.

GO, on s'en va en camp d'entraînement!

Après 0 minutes de voiture, j'étais arrivé. Yes.

Pour ne pas faire les choses à moitié, il s'est mis à faire très chaud et ça n'a jamais arrêté.

Comme je croyais avoir bien récupéré du 70.3 Tremblant, j'y ai été fort dès le samedi, nage et vélo, finissant la journée lessivé.

Conclusion: je n'ai pas récupéré!

Le lendemain, c'était le chemin de croix d'Amqui, que j'ai fini crucifié.

Comme le camp du pauvre est aussi l'occasion de faire les longues sorties de vélo pour la première fois de la saison (je suis vraiment en retard), je me suis enfin décidé à aller virer au phare de Miscou, à 75 km du centre-ville de Bas-Caraquet.

Le chemin du retour a été pénible. J'ai raté les autres entraînements prévus ce jour-là. Bonne nuit.

Mardi, il faisait plus chaud que chaud.

J'ai appris de mes erreurs et limité ma sortie de vélo à 2 heures bien appuyées.

Ensuite, c'était l'heure du long run...

Non mais...

Ça me rappelle des souvenirs (je ne dirais pas BONS souvenirs) de mes deux ironman à Louisville, au Kentucky, où il fallait courir un marathon à cette chaleur. Quelques années plus tard, je me demande encore comment on a fait.

Comme je ne suis pas en mesure de refaire cela maintenant, j'ai attendu l'heure du souper pour courir ces 16 km. Heureusement, les long runs ne sont pas encore si longues. Le pire est à venir.

L'aller-retour sur l'Île de Pokesudie ressemblait ce jour-là au passage du Natural Energy Lab au championnat du monde d'Ironman.

Je n'ai jamais fait cette course, mais si c'est sur une île ou il fait super chaud et humide, où il vente de la chaleur, où l'asphalte brûle les pieds, j'imagine que ça se ressemble.

Bref, une autre bonne nuit de sommeil suivit, non pas sans subir une transfusion sanguine avant de me coucher, grâce aux nombreux maringouins acadiens qui ont soupé sur mes jambes durant les feux de la fête du Canada.

Au cinquième et dernier jour de ce camp du pauvre, je me sentais mieux.

Grosse nage en eau libre dans la baie-des-chaleurs avec le gourou, avant de faire des intervalles en vélo, poussant 1000  watts durant 10 minutes, tout cela pour aller à 32 km/ dans le spectaculaire vent de face de Grande-Anse...

Comme dirait l'autre: Bienvenue en Acadie!

Afin de bien clore ce camp, j'ai couru un petit 5 km en pleine alerte de chaleur extrême d'Environnement Canada. Comme de fait, je me suis presque effondré à la fin...

EXCELLENT! Comme dirait François LEGO, c'est le remède de ch'val dont j'avais besoin depuis longtemps.

Cette semaine de camp gratuite risque d'être payante. Je recevrai sûrement le chèque dans un mois. De préférence le 27 juillet, en un seul versement svp.

Une chose est sûre, j'étais bien content de rentrer travailler, tout cerné et mal bronzé.

Au moins, au bureau, on a l'air climatisée.

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