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Perdu dans le désert

Photo: Google
Après une semaine de fou, on a enfin pu partir se «reposer» à Vegas...

Les heures qui ont suivi le défi des collines ont été pleines de repos. J'ai fait mes bagages et dormi, dormi, dormi.

Une chance!

Parce que la journée de lundi a été longue.

Après 23 heures passées debout pour se rendre à Montréal, enregistrer du matériel de tournage comme bagages, passer 800 points de contrôle, attendre, décoller dans un orage électrique, attendre, endurer un gars qui pète aux dix minutes durant un vol de 3 heures, perdre les bagages du gars qui prend l'avion pour la première fois, attendre après les préposés de location de véhicule et les gens de l'hôtel qui travaillent au ralenti en pleine nuit, après tout ça, on s'est finalement couché.

5 heures plus tard, plus capables de dormir, on déjeune toute la famille et l'équipe de tournage dans l'aire de restauration de l'hôtel, qui est aussi un casino. Il est 8 heures du matin et ça joue déjà (ou encore??) aux machines...

Ayoye, on peut pas dire qu'il n'y a rien à voir à Vegas.

Et je n'ai absolument rien vu.

On se rend au départ de la natation pour du tournage. Ensuite, je prends mon vélo et hop dans le désert, pour voir les 50 premiers km de ce parcours cycliste.

Après dix kilomètres, une petite entrevue et je repars. Les gars vont me rattraper une fois le matériel rangé dans le camion...

Je ne les ai jamais revu.

Me voilà tout seul dans le désert. Je ne suis pas trop loin de la ville, j'ai de l'argent, mon passeport mais la bouteille d'eau descend vite.

Je m'arrête à une plage pour me remplir. Je devrais retourner vers la ville, mais je vois une pancarte disant «Hoover Dam 4 miles». Oublie ça, je ne rebrousserai pas chemin si près de ce spectaculaire barrage où tant de films ont été tournés, où une bataille incroyable entre les Autobots et les Decepticons a eu lieu!!

Photo: Google
C'est décidé, j'y vais en bike!

Après 35 km de vélo, 4 ravitaillements, des côtes sans arrêt et une température de 35 degrés Celcius et le soleil qui claque, je suis sur la frontière de l'Arizona et je regarde ce site hallucinant. L'autoroute qui passe au dessus de la rivière Colorado... Je me demande comment ils ont pu construire ça.

Et je me remplis une cinquième gourde d'eau, je laisse un message aux gars pour leur dire que je suis correct et que j'ai bien du fun au Hoover Dam et que je vais revenir tard...

Sur le chemin du retour, je ne me lasse pas de ce décors, le vrai Far west. Il faut le voir pour le croire. Un merci spécial aux deux gars qui m'ont battu au 70.3 Tremblant et qui n'ont pas pris leur place pour Vegas!!!

Après un autre ravitaillement dans ce casino isolé sur une montagne, je quitte la grande route et repars pour un «petit» 20km de désert avant de revoir Vegas.

Rapidement, ma gourde se vide. Tout en sachant que je ne suis pas loin du prochain dépanneur et qu'il n'y a pas de réel danger, je suis tout de même un peu mêlé et je fabule sur le sort de mes collègues.

Ont-ils été volés, violés et tués? C'est un beau désert pour faire des choses du genre, comme dans le film Hangover. Ils sont peut-être retournés à l'hôtel en se disant qu'ils avaient assez d'images, me laissant tout seul dans le pire désert de l'Amérique du Nord.

Une chose est sûre, si l'un de ces deux scénarios ne s'est pas produit, ils doivent me chercher assez intensément. Et c'était le cas. Plus de détails une autre fois hahaha.

L'important, c'est qu'on ait réussi à faire une capsule vidéo à notre goût. La voici.

Une fois à l'entrée de la ville, je n'ai toujours pas retrouvé mon équipe et je dois me rendre à l'hôtel, 20 km plus loin, sur le freeway dans le gros traffic de 17h...

Maudit, cette journée commence à ressembler à ce fameux mardi de Lachine en 2009 ou encore à la traversée de Terre-Neuve en vélo, sauf qu'il fait chaud et mon vélo va bien!

À un certain point, je me retrouve sur l'autoroute, seule façon de me rendre à l'hôtel. Là, je suis écœuré et je trouve finalement un petit quartier avant de retrouver la rue de l'hôtel.

Presque rendu.

Elle fait malheureusement des kilomètres de long.

C'est aussi ici que le demi-marathon sera couru dimanche.

Rien de bien pentu, mais pas un mètre de plat.

En tout cas, je suis déjà bien adapté à cette chaleur qui, bien que violente, n'a rien à voir avec l'humide État du Kentucky, où j'ai déjà complété deux Ironman.

Tout ceux qui me disaient que Vegas était pire que Louisville n'étaient jamais allés à Louisville. Comme quoi on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Ceci dit, c'est tout de même loin d'être frais ici!

Apres une dizaine de verres d'eau et un bon souper pour récupérer de ce 100 km assez fou, je me couche, espérant avoir une journée un peu normale bientôt...

Commentaires

Nicole Lortie a dit…
OUF, DAVID!

Je suis à bout de souffle et j'ai terriblement soif en te lisant, ha! ha!

Bonne chance pour la suite et surtout, continue d'écrire comme tu sais si bien le faire! Tu réussis à nous garder sur l'adrénaline jusqu'à la fin de ton commentaire... Tu as du talent jeune homme...
Anonyme a dit…
Tu es trop drôle, errer dans un désert ça prend juste toi pour faire ça. La vraie fois tucen verras 90km hahaha !!!

Ta couze qui te lit religieusement xxx

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