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En attendant l'été


Bien non, pas de chialage sur la température ici!
Photo: Luc Hamel

C'est plutôt pour dire que je suis en plein période de rodage parce que la saison, la vraie, elle arrive, c'est pas des farces!

Il y a beaucoup de choses à améliorer. À commencer par mon ordinateur qui ne chargeait plus durant le Grand-Prix de Charlevoix.

Voilà pourquoi je n'ai pas donné de nouvelles à mes lecteurs durant cette grande fin de semaine de compétition suivie d'une course à pied mardi dernier.

Mieux vaut tard que jamais, voici:

Vendredi 31 mai: critérium d'environ 35 km 

Cette course que plusieurs cyclistes québécois considèrent comme "les 45 minutes les plus toughs de la saison" n'existe plus vraiment.

Les organisateurs ont changé le parcours. C'est fini, les virage inclinés à l'envers, le jump du trottoir à chaque tour et le dernier coin, qui nous offre la chance de se frotter à un poteau de téléphone piquant.

Exit le centre-ville. On s'en va sur un petit circuit facile dans un quartier juste à côté.

Pas sûr s'ils ont changé le tracé parce que les coureurs se plaignaient trop... ou parce que de gros travaux ont lieu devant la caisse populaire située devant l'impopulaire premier virage.


On le saura l'an prochain.

Bref, plus ça change, plus c'est pareil. 4 virages, un circuit rapide et bien sûr... Il mouille, comme toujours à Charlevoix!!

La course commence et j'ai roulé une fois dans la semaine. Je suis dernier à la mi-course.

Je me disais que 4 courses en 3 jours, ça me mettrait en forme. Ça ne se fera pas tout seul, quand même.

Enweille en avant!! Je remonte, je frotte un peu et je reste caché proche des meneurs, c'est beaucoup trop dur, ces courses-là.
Photo: May's studio
Après m'être fait peur dans le dernier virage, je finis 6e au sprint.

La nouvelle fierté du Lac-St-Jean, Elliott Doyle, remporte la course haut la main grâce à un beau travail de son équipe, tout juste devant l'étrange Stephen Keeping.

Maudite bonne affaire ça.

Samedi 1er juin: 2 étapes

contre-la-montre, 15 km en matinée

Bon. Mon dernier chrono, c'était ici, en... 2009. J'avais fini dans les 10 derniers avec une moyenne d'à peine 40 km/h.

Je me disais que maintenant que je tiens presque 90 km à cette vitesse en triathlon, je devrais faire un peu mieux à l'effort solitaire.

Je finis 17e, à 42,5 km/h de moyenne. Correct.

Photo: May's Studio

hill climb, 12 km en après-midi

Bien assis, nu pieds sur le bois franc, vers midi, je fais ma prédiction de cette nouvelle étape à mon cher confrère Ben bouell: 

"Médique va rouler sur le gun, Ekoi/Devinci vont remonter et attaquer de partout et puis un des 3 gars de Garneau/Québécor va se sauver avec la victoire... Moi je vais me faire larguer dès que ça va grimper fort et je vais finir 23e."

C'est exactement ce qui s'est passé. Mais je finis 29e. :(

Photo: May's studio
Dimanche 2 juin, circuit routier 120 km

Ah cette maudite course! Je n'ai jamais passé la première bosse. Sauf l'année où j'étais en échappée avec mes amis du Saguenay. On nous a laissé 6 minutes d'avance et on s'était remplit les poches avec l'argent des grands prix de la montagne!

C'était une belle journée ça.

À chaque fois que je fais cette course, je suis gêné d'être senior 1-2. Je me dis qu'il devrait exister une classe senior 5. Juste pour moi, juste à Charlevoix.

Voulant exorciser la malédiction, me croyant plus endurant qu'avant et en bonne forme, je pars dans l'échappée de début de course.

J'y vais d'une autre prédiction: "Je pars en échappée avec des noobs comme moi qui n'ont aucune chance de victoire. Ensuite, on prend de l'avance, je les largue, je finis solo et je suis champion du monde de Charlevoix!!"

Malheureusement, trop de coureurs bien placés au général font partie du coup (Blackburn 8e, Brochu 4e et Gauthier 2e). Ça ne roule pas bien. On est repris après environ 40-45 km.

Ma stratégie pas mal optimiste tombe à l'eau. Heureusement, David Veilleux l'a aussi appliqué au Dauphiné Libéré et ça a fonctionné pour lui. Quel grand jour pour le BIKE!!

---> De retour à Charlevoix.

La pluie se met de la partie. Il fait 10 degrés et on voit à 10 mètres devant dans le brouillard.

Et puis là, le yo-yo commence.

Pendant 10 minutes, je sens que je vais me faire larguer.

Tout de suite après, je suis devant et je pense que je vais gagner!

Geoffroy Dusseault, l'autre gars qui a vu le Canada en bicycle, me regarde et il a l'air de trouver ça pas mal drôle.

Finalement, il gagne la course et je me fais larguer à Saint-Irénée, à environ 30 km de l'arrivée.

Là, il fait froid et il mouille de plus en plus fort. Je passe la ligne congelé, 15 minutes derrière les premiers. Et comme je n'ai pas d'équipe, un autre 14 km m'attend pour rentrer à l'auto :(

Grosse fin de semaine, c'était parfait, ça va payer le 23 juin.

Je met le chauffage, direction Sherbrooke.

Une fois à l'appartement, il fait 20 degrés, bien humide, au beau soleil de fin de soirée, je cours un 10 km relax pour retrouver mes jambes de course à pied. J'ai une compétition mardi, enfin!

J'ai dû abandonner le Door 2 trail le 18 mai dernier, me faisant mal à la patte gauche dans l'échauffement.

Ma dernière épreuve de course à pied était la course des pichous, en mars, tsé.

J'étais donc assez motivé au départ du tour du lac des nations, une course sans histoire (à part son prix d'inscription exorbitant), sur mon parcours d'entraînement #1.

Dès le départ, je suis largué par les 2 premiers et je sème les 45 autres qui me suivent.

J'ai donc fait ça tout seul comme un grand et je finis 3e hahaha. 38min17sec à mon premier 10 km à vie, avec personne à 5 secondes devant pour me pousser à la limite...

N'empêche que j'ai couru au maximum. Le temps n'est pas extraordinaire, mais je sais que je peux courir presque aussi vite sur 20 km, après le vélo et la nage.

Et c'est surtout ça l'important, à deux semaines du 70.3 de Tremblant.

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