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Lachine #9

Photo © Pasquale Stalteri / www.miroirducyclisme.ca

Suite aux nombreuses plaintes reçues à l'effet que je n'écrivais plus de résumés de course lors de mes mercredis très occupés, me voilà de retour!

Hier avait lieu la course que je ne veux jamais faire, l'avant dernière étape. Avec les yeux déjà tournés vers la grande finale, où tout se décidera vraiment, il fallait quand même être alerte et éviter les remontés spectaculaires de certains coureurs au classement, ce qui survient souvent vers la fin du championnat.

Je savais que j'aurais une grosse soirée de travail avec l'absence de mon jumeau Alexandre Nadeau, qui couvre les échappées avec moi.

Cette course est partie vite et n'a d'ailleurs jamais vraiment ralenti. L'échappée gagnante s'est formée assez tôt et roulait certainement à un train d'enfer, car en arrière on ne chômait pas non plus. 

Souvent, l'échappée part parce que ça roule à un rythme irrégulier derrière. Pas hier. Je sentais que je commence à récupérer de mon dernier gros bloc d'entraînement en vue du Ironman, j'étais beaucoup plus à l'aise hier soir que la semaine dernière.

Mais même en roulant à fond, nous perdions souvent 5 secondes par tour. 

Pourquoi continuer de rouler alors? La victoire d'étape étant impossible, c'est au championnat qu'il faut penser. Lorsqu'une telle échappée prend le large avec des coureurs très forts mais n'étant pas dans le coup pour le championnat, il faut juste essayer de marquer des points au maximum.

Il est arrivé par le passé que plusieurs échappées se forment sur le parcours. Avec tous les sprints intermédiaire à disputer au fil de l'épreuve, J-F ne peut pas embarquer dans tous ces coups.

Donc, en imprimant un tempo respectable de façon constante, peu de coureurs peuvent vraiment s'enfuir.

En fin de compte, J-F a pu remporter le sprint pour 6e place et accroître son avance au championnat encore hier, ce qui aurait été impossible s'il y avait 2-3 groupes et environ 15 gars devant.

La défensive gagne des championnats. Voilà donc ce qui me motive, parce que sinon, je me demanderais pas mal ce que je fais là, à part m'entraîner fort pour la grande journée du 26 août.

Plus qu'une semaine avant cette grande finale, qui se disputera sans les pros de l'équipe Spidertech. Ça changera la course et j'ai bien hâte de voir comment ça va se dérouler. Je n'ai fait qu'une seule finale dans ma vie, en 2010. C'est différent des autres étapes.

On a 117 points d'avance. un bon coussin mais rien n'est joué. 

Histoire à suivre...

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