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Petites "vacances" à Tremblant

Pourquoi ne pas faire deux pierres d'un coup? 

Étant déjà à Montréal pour la course de vélo-bateau d'hier soir, j'ai resté chez le vieux loup Fred Boivin, récemment requalifié pour l'Ironman d'Hawaii (chapeau!). 

Après une séance de natation avec le pauvre gars pas remis de sa course de dimanche, j'ai filé vers Mont-Tremblant ce midi après afin d'aller reconnaître le parcours de vélo du Ironman 70.3 auquel je participerai le 24 juin prochain.

L'occasion était belle de découvrir la région en vélo et de voir le parcours du Ironman Mont-Tremblant du 19 août prochain, auquel je ne participerai pas toutefois.

Je n'ai pas fait beaucoup de triathlons dans ma vie, mais je peux dire que c'est le plus bel endroit que j'ai vu pour en faire un. 

Si le championnat canadien à Magog reste un super beau site, Mont-Tremblant est encore mieux avec ses routes toutes refaites, la peinture bleue sur la route pour séparer les coureurs qui vont se croiser et le décors fabuleux de cette destination touristique de haut niveau. Ça éclipse clairement Louisville et surtout Syracuse! 

(Mention spéciale quand même à l'armée américaine qui bloquait CHAQUE RUE à Syracuse!)

Ici, on attend impatiemment les deux événements de la mythique marque de l'homme de fer. Les journaux et les gens en parlent. Je ne suis pas le seul à être venu voir les parcours, même en plein milieu de semaine. On dirait que c'est le championnat du monde qui s'en vient, il y a des pancartes partout. Ils mettent le paquet pour lancer cette épreuve qui sera certainement là pour longtemps.

Maintenant, côté parcours, arrêtons de parler de cartes postales et parlons plutôt dénivelé... Y'en aura pas de facile.  Le trajet est assez simple.

Pour la natation, on nage 1 km et on revient, c'est toujours la même chose ou presque! Le lac était assez houleux aujourd'hui, mais le matin à 7h, ça peut être différent. Je vais nager la parcours demain matin à la première heure pour voir s'il y a des poissons tropicaux. Sans joke, un lac, c'est un lac, on inventera rien ici.

 Dès la sortie de l'eau, on grimpe assez vite vers St-Jovite dans la montée Ryan, après quoi on s'enligne pour 20 km sur la 117 en direction de Chibougamau, avec un beau vent de face et quelques bonnes bosses. 

On revient ensuite à St-Jovite vent de dos pour aller se virer au coeur du centre-ville et ses terrasses au terme d'une longue montée douce. 

C'est ensuite le temps de redescendre à la zone de transition pour attaquer les 30 derniers kilomètres, qui consistent en un aller-retour au Lac supérieur, sur le versant sud de la Montagne. Ça monte beaucoup sur les 10 derniers km de l'aller, avant de virer à 180 degrés et descendre sur 15 km jusqu'à la zone de transition.

J'ai fini ce parcours assez amoché. Il y a environ 5 km de plat au total. Un excellent trajet pour les bons cyclistes. Je choisis toujours soigneusement les triathlons auxquels je m'inscris ;)

Le demi-marathon, que j'ai fait en vélo aujourd'hui, nous emmènera au village de Mont-Tremblant, situé à 4 km de montée du village du centre de ski, où est située la transition entièrement asphaltée. 

Ce début de parcours est incliné à environ 5%. On enchaîne ensuite pour une douzaine de km de plat en gravel alors que l'on fait un aller-retour sur la piste cyclabe du célèbre petit train du nord, avant de redescendre avec ce qui nous restera dans les jambes jusqu'au pied du centre de ski. 

Nous devrons finalement faire un petit tour dans le village alpin pour bien mériter notre médaille de finisher de cet événement qui demande toujours tout ce que notre corps peut offrir.

Ce sera très difficile. Oubliez les moyennes de vitesse au vélo, le rythme de course régulier au demi-marathon. Ça n'a rien de ce que les anglais appellent une "flat-fast race". Et on ne parle même pas de la chaleur qui pourra bien être au rendez-vous en ce jour de brosse qu'est la Saint-Jean Baptiste! 

En ce qui me concerne, avec cette blessure de course à pied qui m'empêche de courir depuis un mois, je ne sais pas trop ce que ça va donner. 

Toutefois, je suis inscrit, j'y vais avec les amis et la famille, je vais donc tenter ma chance quand même. 

Tout peut arriver dans ces courses de fou. J'ai le genoux gauche sensible et je pourrais finir par avoir la hanche  droite détruite.

Il y a surtout de très fortes chances que je n'ait mal nul part, que je finisse vidé et heureux.

Dans le pire des cas, j'aurai fait une première course de nage en eau libre en 2012 et un méchant bon entraînement de vélo.

Tremblant est, dans mon plan, le premier gros test de l'année pour voir où j'en suis à deux mois de l'objectif ultime. La seule différence avec ce qui était prévu, c'est qu'il n'y aura peut-être pas de "test" de course à pied. J'ai probablement perdu de la vitesse en course à pied, mais dans un demi-Ironman, pas besoin de courir super vite, il faut surtout courir correct jusqu'à la fin!

On verra si je termine l'épreuve. Je ne risquerai pas de me briser la jambe et de rater l'Ironman de Louisville le 26 août prochain. C'est la seule journée de l'année qui compte.

J'ai eu une bonne leçon aujourd'hui. Je me suis promené sur le parcours d'un Ironman officiel, parcourant la moitié d'une des trois distances. Ça m'a rappelé à quel point les organisateurs s'arrangent pour que leur épreuve respecte le dicton officiel de la marque Ironman: "swim 2.4 miles, bike 112, run 26.2, and brag for the rest of your life". 

Le message est clair, ça va être vraiment difficile à Louisville aussi. Il reste un bon deux mois d'entraînement, c'est l'heure de mettre le paquet. 

Dodo.

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