La traversée des prairies

Jour 38 : Lake Louise-Ghost lake reservoir campground. 150 km

Il fait frette ce matin, bonne chose qu’on ait pas dormi dehors! Nous resterons à 1200 mètres d’altitude environ jusqu’à Canmore, que nous rejoignons après un dîner à Banf, qui fut lui-même précédé de 80 km de pluie et de beau temps dans les rocheuses albertaines.

Pas beaucoup de montées aujourd’hui : ça descendait beaucoup de Banf jusqu’à la fin de l’étape. On a quitté les rocheuses et l’accueil dans les prairies fut une conjugaison de vent de face modéré et de gros orages devant nous. Dire qu’il vente normalement d’ouest dans ces prairies au climat sec!

Maxime a commencé à saigner du nez, alors on s’est tenté dès qu’on a pu. Sinon, rien à dire, mon vélo n’a même pas brisé. Je l’ai même modifié : J’ai remis mes barres de contre-la-montre, car demain on attaque les prairies. Et on va voir les dinosaures!

3615 km, 169 heures.

«It’s just a regular two men show.»

- Timbaland and Elton John, 2 men show.

Jour 39: Ghost lake reservoir campground- Drumheller. 180 km.

Km 0: Wow, il va faire 18 degrés, soleil avec vent de dos, on roule sur le plat et c’est notre dernier jour avant le repos! Enfin une journée facile!

Km 2 : Mon dérailleur se décapite et tord mon cadre. Mon vélo est fini. Une journée d’enfer commence et je suis pas content. Hop dans le taxi, où je trouverai un petit vélo de route Giant bas de gamme à 1000$.

Un bike de Pee-wee, bien que plusieurs d’entre eux soient beaucoup plus gâtés et roulent déjà des bikes à 3000$ à 12 ans.

On change des pièces. Je garde les racks, la selle, les pneus et les pédales. Le reste sera envoyé à la maison.

Jusqu’à maintenant, 2000$ de mon budget (500$ avaient été prévus) a été mis sur mon vélo et je ne suis probablement pas sorti du bois car maintenant je me déplace en vélo de route, ce qui est encore moins robuste qu’un cyclocross. Les grandes langues, mécaniciens et autres, vont dire «c’est ton problème d’être parti avec un vélo comme ça». Notez seulement 3 choses :

- Aucun mécanicien sur la quinzaine que j’ai rencontré ne m’a dit de ne pas voyager avec un tel vélo, que ce soit avant ou pendant le voyage.

- Dans la vie, il y a deux sortes de personnes : les actifs et ceux qui critiquent les actifs.

- Aujourd’hui je me suis retrouvé devant deux options ultimes : abandonner ou m’endetter. Comme tout le monde, je suis travaillant, je me referai plus tard.

J’irai prendre une marge de crédit pour finir l’été. La même marge que des bien des universitaires prennent pour aller se péter la face à Cuba et/ou dans les bars de la ville toute l’année. Au moins, mon voyage est constructif, je pense.

Km 18 : Il est 14 heures et on part enfin avec mon nouveau bike, qui ne demande pas beaucoup d’adaptation.

Km 20 : Côte de 7 km avec vent de face de 50 km/h. On se dirige vers le nord et c’est pas encore les vraies prairies!

Km 27 : On tourne à droite vers Drumheller et le vent latéral souffle fort. FOCUS.

Km 42 : Maxime prend le clot.

Km 60 : Retour au vent de face. Cette alternance continuera toute la journée dans ce parcours en escalier.

Km 70 : Il est 16 heures, il reste 100 km…

Km 140 : La route est en réparation sur 10 km et un gros orage noir s’amène devant nous. Je commence à voir la vie en noir. Je boude sur mes histoires de matériel : je roule avec un vélo en Shimano Sora, mes sacoches sont attachées au vélo avec de la corde, je vais manquer d’argent en voyage (honte) et il le pire c’est qu’il reste 4400 km. Je vous épargne les détails. Maxime est pris avec moi.

Km 150 : Pour oublier la souffrance mentale, rien de mieux que la souffrance physique. On se passe des relais à 30 km/h avec ce petit vent défavorable. On est rendu fous, on veut notre repos demain à tout prix. AAARRRGGGGGHH!!!

Km 155 : Je suis positif maintenant. Après tout, je me dis que l’argent, ça n’existe pas. Ça donne de plus grosses maisons, des plus gros chars et de plus belles filles, mais pas plus de temps pour vivre, alors je pédale et je m’en sacre.

Km 170 : On descend dans les Badlands, lieu paléontologique extraordinaire.

Km 180 : Il est 9h15, on s’installe et on bouffe et on se couche, démolis. Demain, c’est repos et dinos.

3785 km, 177 heures.

«Vous seriez surpris de voir ce que les gens peuvent faire lorsqu’ils y sont forcés.»

- Allan Grant, Jurassic park 3.

Jour 40 : Repos à Drumheller

Ah! La grasse matinée jusqu’à 8h30 était bien méritée. On se rend au Royal Tyrell Museum en bike (6 km) après un excellent déjeuner. Les badlands, c’est LA place des fossiles de dinosaures au Canada et c’est un centre d’attraction mondiale dans ce domaine.

On passe la journée dans le musée à s’instruire encore plus sur les dinosaures. On avait 4 et 6 ans lorsque Jurassic Park est sorti au cinéma... Inutile de vous dire comment cette journée était attendue depuis longtemps, comme le vélo de descente à Whistler.

Ce fut à la hauteur de nos attentes. On en a aussi beaucoup appris sur tous les âges de la terre et la diversité de la vie qui régnait à chaque ère. Je n’ai pu m’empêcher de regarder le Canada sur un globe et de voir le chemin parcouru en zigzag depuis notre départ de Chicoutimi. On en a fait de la route, certes, mais un fait demeure : à partir de demain, on rentre à la maison, presqu’en ligne droite.

«Comment avez-vous fait?»

«Je vais vous le montrer»

- Allan Grant et John Hammond, Jurassic park.

Jour 41 : Drumheller-Brooks. 155 km.

Il fait frette ce matin. On s’élance avec un bon dix degrés et le vent qui n’est plus favorable comme hier, alors qu’on était en repos. Zut!

On a 70 km à faire avant de rejoindre la Trans-Canadienne. Des valons sans cesse et avec le bon vent de face, on a une moyenne de 18 km/h… C’est pas les prairies dont on a entendu parler! On oublie Medicine hat pour ce soir.

Le moral est tout de même bon. Après tout, c’est mieux que notre meilleure journée à Terre-Neuve! L’important, dans ces situations, c’est juste d’avancer du mieux qu’on peut.

Le soleil et les degrés Celsius se montrent vers 15 heures. On tourne à gauche sur la Trans-Canada. Direction : Chicoutimi!

Vent de face de 20 km jusqu’à la fin. On travaille fort et bien. Pour les prairies, nous prendrons des relais de 10 minutes dans le vent chacun, à l’allure de notre choix.

Maxime termine fatigué et on mange un Mcflurry avant de trouver un camping vers 21h. Maxime a renversé le chaudron de pâtes et on a ramassé ce qu’on a pu au travers des excréments d’oiseaux séchés sur la table pour manger froid ce repas dont on ne pouvait se priver après une telle journée. EURK.

3940 km, 184.5 heures.

«Il m’empêche de progresser!»

- Anakin Skywalker, Star wars épidose 2 : l’attaque des clones.

Jour 42 : Brooks-Maple creek. 200 km.

On se prépare au chaud pour décoller au froid (gros nuage qui arrive), mais on rejoint rapidement le soleil grâce au grand vent de dos qui nous propulse ce matin. On atteint Tylley, 15 km plus loin, pour déjeuner. Mais c’est une ville fantôme, 8 km de détour pour rien.

On mangera finalement au km 70 après 2h15 de vélo durant lesquelles nous avons franchi la mi-chemin théorique de notre voyage de 4000 km. On entre dans Medicine hat après 100 bornes car Maxime doit s’acheter des produits pour ses ongles incarnés qui le font beaucoup souffrir depuis 2 jours. Nous devons aussi faire l’épicerie et trouver des bonbonnes de propanes MSR pour cuisiner.

2 heures plus tard, on repart sans bouteilles car on en trouve pas. Dans notre frustration, on oublie de remplir nos gourdes et d’acheter du pain. Il fait chaud et on s’engueule. On s’arrête encore. Slush, barre mars, jujubes, direction Sakatchewan.

Nous choisissons de nous rendre à Maple creek dans un parcours plein de collines en forme de boules vertes.Cooooolll. La chaleur me tappe, je suis fatigué.

Une province des prairies sur trois est derrière nous. Ça n’a pas super bien été, mais côté paysage, la monotonie ne nous a pas encore rendu fous.

4140 km, 191,5 heures.

«100 % à la vie, mais non moins jamais mort.»

- Numéro, tout est parfait.

Jour 43 : Maple creek-Swift Current. 140 km.

Excellent sommeil malgré qu’on dormait dans une cage à oiseaux entre 4 et 7 heures du matin. Leurs cris sont dans chacun de nos rêves depuis Vancouver. On vit dans la nature!

Après avoir pris une carte de la Saskatchewan et expliqué l’enquête fédérale sur Lance Armstrong au cuisinier français du resto, on décolle et j’ai des jambes moyenne-à-merdiques pour la journée.

C’est vent de face aujourd’hui, le mauvais temps arrive. On travaille fort et on avance au maximum. Ça va rondement jusqu’à ce qu’on roule sur un passage à niveau en mauvais état. Je perds une sacoche et ma roue arrière est fausse. C’est l’heure de la crise de panique. J’ai besoin de crier.

Je n’en peux plus de tous ces problèmes d’équipement dont plusieurs n’ont même pas été mentionnés sur cette page.

Les gens qui traversent le pays trouvent que c’est difficile en raison de la distance, des montagnes, de la fatigue, ou de rouler 70 km chaque jour. Pour nous, cyclistes plus accomplis que la plupart des cyclotouristes, ces difficultés sont plutôt des plaisirs.

C’est mon vélo qui nous rend fous, vous ne pouvez pas imaginer comment je suis écoeuré de ça. J’ai le goût d’abandonner à chaque fois, mais ce n’est pas une bonne raison pour abandonner. C’est environ mon 25e problème en 40 jours. Bon j’arrête, vous avez compris l’idée.

Le cyclotourisme, c’est vraiment facile. Rien, absolument rien à voir avec les compétitions. Quand t’as un bon vélo…

Je continue à pousser les pédales, fru. On avance pas super vite. Ces vents de face nous épuisent. C’est beaucoup plus dur qu’hier et ça prend presque le même temps pour 60 km de moins. Mais au fond, je m’en fou. La difficulté réelle, c’est mon équipement.

Alors qu’on décide de s’arrêter, Jennifer descend de son pick-up et nous dit qu’elle et son mari, Sheldon, offrent toujours au cyclistes qui traversent le pays de venir se tenter sur leur terrain. Tout d’un coup, tout s’arrange. En se rendant chez eux, on fait réparer ma roue et on bouffe au Subway (pas de propane).

À notre arrivée, enfants et animaux de compagnie nous attendent pour jouer. Hihihi. Ça fait changement des vieux riches en campeurs à 500 000$ qui nous jugent d’un air hautain sur le terrain de camping voisin. Profitons-en, car demain on repart déjà, vent de face dans la gueule.

Bring it on.

4280 km, 198 heures.

«Le becyk, c’est facile. T’es assis!!»

- Rémi Bouchard.

Jour 44 : Swift Current-Moose jaw. 175 km.

Après un excellent déjeuner dans la maison, on se prépare avec les deux petits gars, Haden et Lanni, qui ont 6 et 3 ans. Même différence d’âge que nous!

On joue un peu aux voitures et je retombe en enfance. Je suis bien assis et je ne veux pas rouler aujourd’hui. La solution est toujours la même : ferme ta gueule, assied-toi et pédale. Et on part avec ce vent défavorable moins méchant qu’hier.

Il sera plus tenace à l’heure du dîner dans un autre village fantôme en bordure du highway. Il fait 12 degrés au plus chaud de la journée.

Pas si planches, les prairies. J’ai compris maintenant, ceux qui nous disaient cela les ont faits en char. Rien à voir avec le reste du pays, mais il y a tout de même plusieurs bonnes collines pour nous faire perdre du rythme.

Sinon, pas d’ennuis mécaniques. Le vent tombe vers 17 h et on atteint l’utopique objectif de Moose Jaw à 20h30 après avoir soupé au Subway… On a achète le propane demain.

Environ 600 km jusqu’à Winnipeg, ça reste un gros défi, mais nous sommes devenus des pédaleurs automatiques : toujours fatigués mais jamais épuisés. Le dodo remet toujours tout en place. Bonne nuit.

4455 km, 206 heures.

«I think that, in cycling, suffering is basically the key to success.»

- Rolf Aldag

Jour 45: Moose jaw- Wosleley. 170 km.

Debouts à 7h pour la lessive. Ayoye, j’ai dormi 8 heures d’un coup malgré l’autoroute et les oiseaux. Fatigue, te voilà.

On se détente et on déjeune durant que nos vêtements se lavent et on décolle à 9 heures. On part pour une journée de vent de face faible au beau soleil avec 20 degrés.

On rejoint facilement Regina, où nous dînerons en plus de trouver les fameuses bouteilles de propanes MSR. On en aura jusqu’au Québec.

On repart à 19 heures et je me sens faible, sur le point de bunker, vers 18h30, alors on s’arrête au village suivant. Après tout, on est en vacances, pas à Terre-Neuve, où l’on devait absolument se rendre à une ville 100 km plus loin.

On voulait se rendre à Winnipeg pour le week-end pendant que Louis ne travaille pas. Avec cet arrêt aujourd’hui, on rend ce plan difficile, car il reste deux jours et 460 km. Mais on verra…

4625 km, 213 heures.

«We ride, we ride, until the day that we die.»

- Rihanna, We ride.

Jour 46: Wolseley-Virden. 190 km.

Aujourd’hui, nous avons le vent de face le plus vilain depuis le début des prairies. Sinon, encore 18 degrés avec soleil. On a fait 20 km de plus que prévus dans cette journée où nous avons roulé comme des possédés du début à la fin.

Dans la dernière heure, il fallait se grouiller parce que Maxime saignait du nez et le décalage horaire nous a fait passer de la fin d’après-midi à la soirée en une seconde en entrant au Manitoba. Je roulais avec les braquets 53x15, que je tiens rarement dans un contre-la-montre de 15 km au Québec, dans un vent de face semblable. Et là c’était après 6 heures de vélo…

Je ne comprend pas, on a comme pas de limites, mais je pense que demain, on va quand même les atteindre : On se rend à Winnipeg, coûte que coûte.

4815 km, 221 heures.

«L’important, ce n’est pas le nombre de coup que tu peux donner, mais le nombre que tu peux encaisser.»

- Rocky Balboa.

Jour 47 : Virden-Winnipeg. 300 km.

C’était prévu depuis bientôt un an. «Dave, dans les prairies, il va vraiment falloir faire une journée de 300 km», disait Maxime. Après avoir raté notre coup à Medicine hat en raison des bouteilles de propanes, les occasions de vent de dos ne se sont jamais présentées de nouveau.

Hier soir, on a trouvé une autre motivation : finir les prairies en 7 jours et passer le week-end en paix. Il reste 286 km.

Debout à 5 heures, on est partis à l’aube et arrivés au crépuscule, avalant 3 gros repas en chemin, alors que Louis nous a rejoints pour les 80 derniers km.

On a commencé la journée avec beaucoup de fatigue et on la termine dans un état impossible. Après avoir fait des détours dans la ville en s’attaquant comme des cadets pour atteindre le chiffre magique, j’ai fait un flat au km 298,5. Toute une aventure!

J’ai fini sur le rim. Je ne sais plus quoi dire, sauf peut-être qu’on l’a fait, que personne ne peut nous l’enlever, et qu’on ne le refera plus jamais.

On dit souvent qu’à Winnipeg, les nuits sont longues. Une chose est sûre, la nôtre le sera.

5115 km. 233 heures.

«Pain is temporary, Quitting last forever.»

- Lance Armstrong.

Jour 48, 49 et 50: Repos à Winnipeg.

Après la seconde étape à Québec, c’est la deuxième fois que Louis, qui travaille pour l’été à Winnipeg, nous reçoit cordialement dans son appartement. Cette fois-ci, nous sommes restés plus qu’une nuit et nous avons eu droit à un vrai tour de ville par un vrai urbaniste, plusieurs cafés relaxants, deux cinémas (The hangover 2 et x-men : first class), une bonne veillée au bar, en plus de mettre nos choses à jour sur internet, faire toutes nos commissions pour être prêts à repartir demain. Merci pour tout.

Winnipeg, la ville dont tout le monde dit qu’il ne se passe rien, est au contraire un endroit très cool. Ce n’est pas la première fois du voyage qu’on se rend compte que les gens disent n’importe quoi, car, après constatation : Les côtes de Terre-neuve sont plus dures à monter que les rocheuses, les prairies n’ont rien de redondantes quand on les regarde comme il faut, Les gens de la Saskatchewan sont loins d’être d’être Rednecks, ce sont les plus gentils qu’on a vu. Il y a aussi beaucoup de belles manitobaines et puis, finalement, j’ai hâte de voir si le Nord de l’Ontario est aussi suicidaire que les automobilistes le disent. Parce que les cyclistes, eux, disent tous qu’on va aimer ça!

Peu importe, il était hors de question de rouler ce week-end, on était vraiment démolis de cette usante traversée des prairies, vent de face.

Aujourd’hui, on se sent beaucoup mieux. Il nous reste 2700 km avant d’arriver chez nous. Les folies de kilométrage sont derrière nous. Notre arrivée est fixée au vendredi 8 juillet, seul moment où nos parents peuvent être présents. Vous êtes tous invités, amis, connaissances ou «fans», en autant que vous ne soyez pas gênés de venir!

Assez le repos, maintenant. On baisse la moyenne, 110 km par jour, pendant 25 jours, sinon on arrive trop tôt. De toute façon, mon genou va bien depuis Saint-John’s. On va commencer les petits joggings très tranquillement, pour le Ironman. Le pire est fait. Game on.

«En se rendant jusqu'ici seuls, les hobbits ont fait preuve d’une résistance plus qu’étonnante…»

«C’est un fardeau qu’ils n’auraient jamais dû porter.»

- Elronde et Gandalf le gris, Le seigneur des anneaux, la communauté de l’anneau.

Commentaires

Diane a dit…
Y'a pas à dire David tu as le tour de nous embarquer sur ton bike!
Un peu inquiète des saignements de nez de Max. J'espère qu'il va mieux. Ne forcez pas trop la note svp.
C'est vrai ce que tu dis que trop souvent ont se fient aux commentaires des gens mais qu'il n'y a rien de mieux que de vivre soi-même notre aventure.
Soyez prudents car en Ontario les conducteurs sont un ti-peu cons!
LyneB7 a dit…
vous etes extraordinaires les gars! felicitation pour votre voyage! GOGOGO!
LyneB7 a dit…
felicitation pour votre voyage , vous etes des "tough"
GOGOGO!!!
Jean-Philippe a dit…
le Nord de l'Ontario, c'est beau. C'est de longues lignes droites.. pas beaucoup d'accotement, des gens supers et de grande distance entre les villes au début. Attention aux ours. c'est aussi le retour avec des francophones...
la couze Isabelle a dit…
Je capote sur vous, vous êtes vraiment hot. J'apprécie vos textes même losqu'ils sont vrais hahaha!!! Ça fait bien de sentir l'émotion dans ce récit. Continuez, de toute façon que je vous le dise ou non vous le ferez hahaha!!!a+ les couzes

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