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Oswego, les trois premiers jours


Lundi 28 février : 7 heures de route de Québec city à Oswego city, New-York State. J'étais pas mal cassé de ma fin de semaine. Il faut dire que je ne me suis pas aidé durant la dernière nuit, mouhaha.

On arrive en fin de journée. La route n’a pas été si facile, avec cette tempête de neige qui donnait du fil à retordre à Pat the rag sur l’autoroute. C’est lui qui chauffait, moi j’étais trop fini.

Anecdote du jour : Le bon vieux Honda accord qui ne décolle pas à la frontière et le douanier qui nous trouve pas mal poches. C’est beau ça.

La route s’améliore ensuite et on arrive en fin de journée pour retrouver Fred, Carol et Johanne dans notre manoir!

On pars aussitôt pour une heure de course à pied relaxe dans les quartiers proches. 13 km plus tard, un bon plat de pâtes nous attend.

Je suis trop fatigué pour manger et dormir comme je devrais. Ça c’est dangereux et je le sais, mais je ferai attention cette semaine…

Mardi 1er mars : On prépare nos affaires et c’est parti pour 4 heures de vélo vers 10h30, dès que la température nous le permet. C’est assez froid, mais la route est sèche et le soleil, présent. Le genre de journée que tu reste chez vous si c’est au mois de septembre, sauf qu’en mars on a tous le feu au cul !

De toute façon, c’est connu, pas de mauvais temps, juste de mauvais vêtements. Si on avait voulu rester au chaud dans nos salons, on n’aurait pas fait le voyage jusqu’ici.

Arrêtés pour manger d’excellent paninis après 1h45, nous décidons de nous en tenir à notre plan de 4 heures de vélo, surtout que c’est un peu plus chaud maintenant.

Le retour se fait vent de dos et nous passons quelques relais un peu plus appuyés mais sans plus. C’est probablement l’expérience qui s’accumule. Depuis que je fais du vélo, c’est la première fois que la première sortie de l’année n’est pas digne d’une course pleine de bordures et d’attaque à chaque pancarte.

Anyway, si tu veux sprinter une pancarte avec des mitaines de snowboard, t’es mieux de te lever de bonne heure !

De retour à la maison après 3h40, on enchaîne tout de suite avec un petit 20 minutes de course à pied avant d’aller souper et relaxer.

Dès 20h00, c’est l’heure de se baigner. Une bonne petite séance d’une heure de natation pour compléter la journée. Beaucoup de jasette avec nos acolytes anglophones du coin, Gene «Simons» et Scott «Towel» (désolé pour les noms de famille fictifs) et plusieurs tournages de vidéos sous-marins, mais aussi plusieurs longueurs techniques malgré tout. Mention d’honneur aux deux sauveteurs qui nous dormaient dans la face !

Au fil de ces 24 heures, nous avons également écouté le film «What it takes», dont la bande annonce est ici. Pas mal débile comme film. Peter Reid est un peu cinglé et ça ne donne pas vraiment le goût de lui ressembler. Probablement qu’on ne l’écoutera pas à chaque semaine en gang comme Without limits ou Chasing legends !

À part ça, la grande parole du jour revient unanimement à Pat the rag : «Eille Dave, numéro, ça fini pas AU ou bien EAU ?» Eille c’est beau ça !

Mercredi 2 mars : Cette journée peut aussi s’appeler le «30 février 2011», comme nous l’avons constaté en lisant le journal d’entraînement de Fred… En passant c’était le geste de pauvre du jour. C’est beau ça aussi !

Il fait aussi froid qu’hier, pas de soleil et de gros vent. Deux questions :

1- On roule en bike ou non ?

2- D’où vient l’expression «Il vente à écorner les bœufs »?

On s’entend sur le fait qu’à l’époque, les fermiers écornaient les bœufs à une certaine période de l’année où il ventait fort, mais aussi sur le fait qu’on va s’habiller très chaud et tenter de rouler 1h30.

C’est toujours délicat de rouler dans ces conditions, mais on atteint notre objectif, non pas sans envoyer quelques membres de notre expédition (Luc Boivin, plus souvent qu’à son tour) dans le décors à quelques occasions!

Nous revenons à la maison, pas mal sur le point de commencer à geler. J’ai toujours les bouts de doigts très engourdis de mon engelure de samedi au pentathlon et je ne m’aide pas à chaque jour, mais je fais attention et ça va finir par passer.

Ça ne m’aide pas à écrire ces lignes non-plus, il faut souvent que je recommence mes phrases car je manque mes touches. C’est dur la vie haha. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous ?!

Le temps d’enlever les cuissards (et se remettre des culottes, cela va de soi), on est partis pour 2 heures de course à pied. On gèle encore et on se demande comment on a fait pour rouler dans ce temps de fou il y a moins de 15 minutes!

Le parcours suggéré est assez cool. Disons que ça change du Lac des nations à Sherbrooke !

La pause au Coffee shop après 1h30 de course est appréciée par tout le monde. On se gâte de grosses galettes et de bons cafés Starbuck avant de filer vers la maison pour les étirements et le merveilleux souper cuisiné par Johanne.

Nous avons tout juste le temps d’écouter l’excellent film 127 hours en soirée pour se rendre compte qu’il y a quelques fois où l’on aurait peut-être dû dire où l’on allait en vélo ou en raquette. Il faut voir le film pour comprendre cette dernière phrase…

Tout le monde va ensuite au lit vers 9h30 et ça recommence aujourd'hui !

Commentaires

Anonyme a dit…
On pourrait penser que l'expression "Venter à écorner les boeufs" vient du fait qu'il vente tellement fort que les cornes des boeufs s'arracheraient. Toutefois, il s'agit plutôt d'une relique du passé alors que les fermiers coupaient les cornes des boeufs par journée de grands vents pour accélérer la cicatrisation.

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