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Mon premier aquathlon


Peut-être pensez-vous que je veux devenir un spécialiste des épreuves dont le nom fini par "thlon", mais c'est plutôt une façon de passer les fins de semaines de sport!

Samedi après-midi, en prenant ma pause des mes recherches de travaux de session à la bibliothèque, mon tour sur facebook me rappelle qu'il y a cet aquathlon en soirée au pavillon sportif de l'université...

J'écris aux gars de triathlon que je vais aller voir ça et on me dit que je devrais le faire! Comme je suis influençable pour ce genre de choses, je décide d'y aller, même si j'ai nagé 4 km il y a moins de 24h beeeeh.

18h45, départ du 1500 m de nage, dont je sors avant-dernier malgré tous mes efforts et malgré l'excellent travail de mon bénévole compteur de longueurs, nul autre que le célèbre IronTommy Dion

Une fois sorti de l'eau (enfin), on embarque sur la piste d'athlétisme de 200 m pour y courir un 5 km. 

Ça fait un grand total de 25 tours durant lesquels je dépasse plusieurs fois la majorité des athlètes (une quinzaine environ) sauf les premiers qui, eux me dépassent une fois. Ils sont plus forts ceux-là, pour l'instant. Fred fait bien à la course, ayant pris un peu moins de retard à la nage, il a probablement terminé parmi les 5 premiers maximum.

Je passe la ligne essoufflé mais bon, c'est ça, c'est pas très long. Reste que c'était bien de faire une compétition, ça commençait à manquer; le focus et le niveau de souffrance et d'effort qui est toujours plus haut qu'à l'entraînement.

Un triathlon pas de vélo, seulement 5km de course et 1,5 de nage... Pas vraiment à mon avantage, et c'est pour ça que j'y suis allé, on travaille les faiblesses!!

De retour à l'appartement, étirements, souper et repos parce qu'on fait le penthatlon au complet en entraînement demain avec l'équipe Siboire!

Arrivé au Siboire à 10h30 après avoir déblayé le char pendant 10 minutes pour la 3e fois en 12 heures :\, c'est l'heure de partir pour un super 20 km de vélo avec P-O et Samuel Chrétien sous une belle température aux allures de printemps. 

On enchaîne avec un 5,5 km de course bien rythmé avant de se diriger vers le Mont-Orford.

Une fois là-bas, on retrouve mon futur coloc Philippe Lacasse et le nouveau pro du vélo de montagne, Francis Morin, et on pars pour je-ne-sais-pas-combien-de-km-mais-c'était-ben-en-masse-de-km, peut-être 10-12 km en ski de fond. 

Évidement, je ne suis vraiment pas de calibre mais on m'attend aux intersections! Y'a pas de miracles, va falloir que je fasse mes devoirs moi aussi pour m'améliorer. 

La grosse neige de la nuit précédente a rendu le fond très hasardeux par endroit, tellement que je me suis retrouvé complètement enseveli dans le fossé suite à un petit faux mouvement. Une chance que personne ne m'a vu! 

Tout ça a passé inaperçu, même que cinq minutes plus tard, un bonhomme que je dépasse dans la côte me dit que je suis premier et qu'Alex harvey est derrière pas loin. Et moi de lui répondre que ça m'est arrivé une fois, j'avais 16 ans, c'était en vélo de montagne et ça a duré deux minutes..! Faut pas comparer des oranges avec des clémentines!

De retour au chalet, on enchaîne avec un 8km de raquette, ce fut l'enfer dans mon cas, j'étais pas mal vidé mais bon, la douleur n'a qu'un temps je suppose encore une fois... P-O avait encore un peu de gaz et Phil avait fait une plus petite journée, donc c'était plus facile pour lui.

On finit ça avec une petite bière (ou deux) au Siboire et voilà le travail, dommage qu'on ait pas fait de patin, mais les patinoires n'étant pas grattées, on a rallongé le vélo, la raquette et le ski.

Pas besoin de vous dire que c'est repos jusqu'à mardi soir sauf une petite nage relaxe ce soir après les lectures!

Maintenant, parlons un peu de bike pro. Moi aussi j'ai été pas mal impressionné par le nouveau record de Jack Bobridge aux championnats australiens de piste. Le gars a mon âge, c'est HALLUCINANT comme dirait Pat the rag. Pas surprenant de sa part par contre. J'ai hâte de voir aux mondiaux face à Taylor Phinney.

Présentation de l'équipe Spidertech: la mémoire est une faculté qui oublie. On dirait que tout le monde a enterré Martin Gilbert, ça reste lui qui a mis cette équipe sur la map en 2009 et même encore l'an passé. Quelques mois difficiles, on n'en parle plus et on le met au fond de la deuxième rangée à la présentation d'équipe et les médias disent qu'ils pourraient "peut-être" sprinter comme Boivin. De mon point de vue, il a toutes ses chances, même chose pour Keven Lacombe. Attention, je penses qu'il va rebondir encore! Pour le reste, c'est très cool et bonne chance à cette équipe qui a les moyens de ses ambitions!

Yo

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