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Un petit retour


Ouais, finalement, je ne me suis pas dompté de l'année. Aller aux courses après avoir travaillé la veille, ça ne marche pas!!

Je voulais surtout faire le critérium des Championnats québécois, mais tant qu'à aller à l'autre bout du monde, à Sainte-Agathe-des-monts (je reste plus au Saguenay, rendu mémère sur la distance en char), aussi bien faire la course sur route. Ce serait, au pire, un bon training pour le 19 septembre prochain...

Mais quand on se couche entre 3 et 5 heures du matin durant 3 jours, ça ne vire pas vraiment comme on veut, en tout cas pas pour moi. 

C'est un peu comme un méga-décallage horaire. Tout cela pour dire que je dormais ben raide sur mon becyk dès le départ dimanche. Méfiez-vous, les mauvaises langues diront que j'avais juste à ne pas faire le party, rien à voir, je ne faisais que travailler!

Sur le plat, ça allait, même à haute vitesse sur ce parcours un peu valloneux, une belle route pour faire un vrai championnat québécois, pas comme les deux années précédentes... La belle grosse  montée a eu raison de moi dès le premier tour. Je me sens pourtant en bonne forme ces temps-ci, mais avec toute cette fatigue, le cuisses ne suivaient pas la tête. 

De retour dans le peloton ensuite, j'ai roulé durant une quinzaine de kilomètres devant pour ne pas que les coureurs à l'avant prennent trop d'avance et que mes coéquipiers se fasse avoir une fois de plus cette année. 

Un geste qui peux paraître stupide, mais dans l'état que j'étais, je savais que je n'irais pas bien bien plus loin de toute façon en restant dans le peloton comme un égoïste. Finalement, j'aurais peut-être dû ne rien faire, à voir la façon dont je me suis fait féliciter pour mon effort!

C'était ensuite terminé pour moi, une course à oublier. La vraie course, elle, a repris de plus belle au troisième tour sur cinq, lorsque les plus costauds se sont expliqués dans la bosse. Ensuite, il y avait du monde partout sur la route, souvent un par un, dans toutes les catégories. 

Les plus forts se sont retrouvés devant, notamment William Goodfellow et Vincent Quirion. Le premier ayant été agressif durant toute l'épreuve et l'autre ayant passé toute la journée devant, ceux-ci ont été récompensés dans cette course qui se gagnait "à la pédale".

Une grosse nuit de sommeil et on recommençait le lendemain. On dirait que beaucoup de coureurs ont regardé la météo avant le critérium et ne se sont pas pointé en sachant que ce serait n'importe quoi comme course.

Naïfs comme on est, moi et Fred n'avons pas pensé à ça, en se levant hier matin, au beau soleil à Montréal.

Rendus là-bas, l'enfer total. Pire que la veille. Grosse pluie, fait frette comme el diable, pas un chat qui regarde la course, en plus je me fais congeler dans mon réchauffement, pris par la pluie en cours de route :D

C'était donc une course régionale qui allait se courir en avant, avec 13 coureurs sur la ligne de départ, rapidement 12 grâce à Philippe Lacasse qui a raté son départ.

Offensif dès le début, en bien meilleur forme que la veille, j'ai quand même raté le wagon de costauds qui sont partis au quatrième tour. Je ne l'ai pas manqué parce que je les ai laissé partir, mais vraiment parce que les 4 gars étaient plus forts que les autres. 

Ensuite, c'était le championnat du monde du faux-cul. Presque chacun des coureurs dans "le peloton" ayant un équipier devant, dont moi, personne ne roulait vraiment dès que les 4 coureurs ont pris le large. 

C'était comme au championnat du monde, lorsque rouler sur un équipier peu ruiner la stratégie nationale. Sauf qu'on était dix gars dans la pluie, à la dernière course de l'année... Anyway, moi je roulais derrière l'échappée, et vraiment pas assez vite de toute façon, puisqu'on s'est fait prendre un tour (aussi bien en rire). J'ai ensuite explosé mon michelin Pro race à dix minutes de la fin.

Je n'arrive pas à comprendre comment on peut s'entraîner toute l'année à fond, sacrifier ses études et bien d'autres choses pour courir à un bon niveau, mais encore, chez les amateurs, et ne même pas profiter de la moindre occasion d'aller chercher le moindre petit résultat en fin de saison dans une petite course pour le seul prétexte qu'un équipier est devant. Vraiment, on se croirait chez les pros, manque juste le peloton et le salaire. Sur les courses par étapes, je comprend très bien, mais sinon...

C'est juste mon opinion, mais maintenant que c'est terminé, je peux dire que j'ai passé 4 ans à courir de mon mieux pour les autres et au final je n'en ai vraiment pas tiré grand chose, mis à part les sincères remerciements de Jean-Sébastien Perron, Guillaume Boivin ou Jean-François Laroche à certaines occasions.

Bon, soyons positifs maintenant. 

La joke du jour: "Ayoye, moi je veux pas gagner. C'est gênant, gagner quand y'a pas de monde de même..."

Désolé Mathieu, t'as quand même été obligé de finir premier, on dirait! :D

Du coté du vieux continent, c'était bon de voir que les Canadiens ont marché fort au mois d'août, autant la sélection nationale des moins de 23 ans que l'équipe Spidertech. 

En ce qui concerne nos espoirs canadiens, c'est dommage de ne pas les voir au départ du Tour de l'Avenir. Pour une fois que l'équipe avait l'air d'avoir le calibre, voilà qu'on les renvoie chez eux au moment où ça pourrait être vraiment payant. Peut-être une prochaine fois alors.

D'un autre côté, avoir les championnats du monde à la maison, c'est bon pour envoyer un maximum d'athlètes au départ. C'était le cas cette semaine au Mont-Ste-Anne, alors que je me réjouissait de voir beaucoup de vieilles connaissances au départ des mondiaux de vélo de Montagne. 

À mentionner quand même, le brio des cyclistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils étaient cinq sur l'équipe nationale pour ces championnats, dont 4 en provenance du club cyclone d'Alma, tous entraînés par mon ancien coach Jude Dufour. Wow, j'étais bien fier et bien content pour toutes ces bonnes personnes. Bravo!

Finalement, toujours dans ma région natale, j'ai appris aujourd'hui le décès de Gervais Munger. Il était Gouverneur des Saguenéens de Chicoutimi. L'ayant déjà rencontré et interviewé à deux reprises, je dois dire que la région perd un gentil bonhomme, quelqu'un qui a beaucoup fait pour le hockey au Saguenay et indirectement, pour le sport.

C'est pourquoi il n'y a pas une seconde à perdre, l'entraînement de triathlète est reparti. Reste deux semaines avant le grand repos de l'automne. GOGOGO!!

Commentaires

Équipe Le Yéti a dit…
Tu fais pas de cyclo-cross Dâvid? À quand la conversion?
David Maltais a dit…
peut-être cet automne, c'est l'horaire de travail et l'absence de vélo pour en faire qui m'en empêchent en fait, parce que ça fait très longtemps que je veux en faire. Mais faut ben vivre...

Un jour c'est sûr!

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