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Le protour, à la télé et sur place



Bon, c'est pas mon genre de ne pas aller à mes cours, mais làlà!

J'ai laissé faire vendredi matin. Dejà que je ne pouvais pas aller au Protour à Québec, c'était la moindre des choses que de le regarder à la télévision! Le droit administratif attendra.

Pépin de dernière minute, jeudi soir... le cable a été coupé dans l'appartement. J'ai plus évasion. Heureusement, j'ai pu me joindre aux nombreux fans de vélo qui s'étaient réunis au Siboire pour écouter la course sur écran géant. Vous l'aurez deviné, j'étais seul avec Joe, le brasseur. 

C'est toujours interessant de voir une course d'un bout à l'autre. Je me rappelais des mondiaux d'Hamilton en 2003, sur CBC. Ça avait roulé deux heures "piano" et je m'attendais à la même chose pour Québec. 

Personne n'a pu partir avant un moment, ça roulait trop vite cette fois. Mention d'honneur à Bruno Langlois qui a eu l'audace d'être le premier à essayer. Ça aurait pu être la bonne, on ne sait jamais!!

Du côté des FAILS, on ne peut passer à côté du gars d'Astana qui s'est viandé tout seul juste avant la côte Gilmour. Bienvenue au Québec ptit gars, y'a des trous icite!!

C'était bon de voir le travail d'équipe des Rabobank lors de la crevaison de Robert Gesink. Voilà un coureur bien protégé!

Sinon, Guillaume Boivin et Charles Dionne se tenant à l'avant, François Parisien dans l'échappée, les canadiens avaient le feu au cul!

C'était bon de voir les assauts de la côte de la montagne, enfin on peut voir à quel point les gars sont des brutes, quand ils sont sur NOS parcours!

On ne peut s'empêcher de vanter la couverture télé du Canal évasion. Reportages, entrevues, surperbes image de ce super décors de la Ville de Québec.  Pour tout dire, j'avais amené mes devoirs parce que je pensais que je m'ennuierais avec Bernard Vallet, mais finalement je n'ai pas ouvert un livre (à l'heure de publier ce texte, ce fait devient de plus en plus un gros problème...).

Laurent Jalabert sur la moto, filmé en plus, ça aussi c'était cool!

J'ai passé la journée à dire que Peter Sagan allait gagner et que Guillaume Boivin finirait deuxième. Finalement, je ne connais rien dans l'bike. 

Quoi de mieux qu'un français pour gagner dans la première ville française d'Amérique, c'est beau ça. En plus, les rumeurs disent que c'était pas mal moins beau le soir, dans les bars de Québec. J'ai entendu dire que c'est une bien bonne chose que ce ne soit pas Bjarne Riis qui dirige les gars de Bouygues Telecom!!!

Dimanche a enfin arrivé, c'était l'heure pour moi d'aller voir par moi-même. J'avais assez hâte et je n'ai pas été déçu. Une fois sur place, on peut déjà voir que l'événement est un succès. Y'a du monde partout, le gros stock de télévision pour faire du gros reportage direct, ainsi que les ptits gars qui se promènent, un écran en arrière de la tête, avec en vedette, le maître du grill, Steven Raichlen, qui nous shoot des recettes. MALADE.

En attendant le départ, je regarde les photos sur le Kodak de David Boily. Des photos d'une longue saison disputé à un haut niveau, mais pas tout à fait aussi haut que celui qui l'attend ce matin. C'est le grand jour pour lui et le deuxième grand jour pour bien des gars de l'équipe nationale. C'est beau à voir, toute une expérience pour eux et j'étais bien fier de mes deux anciens coéquipiers au départ. Oh mon Dieu qu'on a pris des chemins différents! :D

C'était beau, ce gros peloton coloré, avec du beau linge propre, qui passe à vive allure, en montée comme en descente. Ça me rappelait ma première Coupe du monde de vélo de montagne, au Mont-Saint-Anne. L'émerveillement, à 13 ans ou à 21 ans, c'est moins grand, mais ce n'est pas rien non plus.

Il y a 7 ans, c'était le jeune Ryder Hesdjedal qui roulait avec les favoris, les Absalon, Hermida, Merhaeghe et autres, dans la grosse bouette sale. Hier, c'était encore lui, un peu moins jeune, beaucoup plus propre et surtout bien plus incisif. 

Hier, j'ai découvert une première beauté dans cette horreur qu'est la ville de Montréal. Ce circuit du Mont-Royal, c'est la grande classe. Pas pour rien qu'on le réserve à la première classe du cyclisme mondial. J'aimerais bien y  courir, sauf qu'imaginez une Coupe Québec là-dedans, ça se transformerait vite en contre-la-montre!

Je suis content de voir que les gens qui ne connaissent pas vraiment le vélo sont venus voir en grand nombre. J'étais aussi content de voir que, parce qu'ils ne connaissent pas le vélo, ils ont tous décampé du Camilien-Houde, à cinq tours de la fin, lorsque la course commençait, pour ainsi me laisser une belle place dans le dernier virage pour voir les coureurs en pleine douleur!

Peu importe, avec la popularité de ces épreuves, ça ne saurais tarder que le vélo de compétition devienne de plus en plus populaire ici. C'est commencé depuis quelques années, mais là je sens que ça va prendre une autre coche et je m'en réjouis.

Peut-être que la graine de champion a commencé à germer dans la tête de quelques jeunes spectateurs hier, à la vue de cet énorme cirque. Dans mon cas, j'ai adoré l'expérience, mais ça aussi rappelé que je suis aussi bien d'aller à l'école. OUF! 

D'ailleurs, faudrait bien que j'y aille un peu plus, à l'école. Mais attendons encore un peu. Il reste le Ironman 70.3 de Syracuse dimanche prochain... Ce sera alors à moi de souffrir, beaucoup beaucoup. D'ici là, cours-job-pâtes-eau-dodo et on s'en reparle samedi. Soyez-y!

bye

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