Accéder au contenu principal

Du retard!



Mes affaires ne sont pas très à jour, je sais. Mais certains diront que c'est mieux que rien.

Depuis ma dernière allocution, plusieurs Québécois et Canadiens se sont illustrés à la Coupe des Nations et au Tour de Beauce, ce qui explique un peu mieux pourquoi ça roule un peu plus fort même sur les Coupe Québec cette année.

Beauce

Je suis allé voir par moi-même, jeudi passé, alors que je descendais au Saguenay pour un mariage. Petit arrêt au Mont-Mégantic avec Stéphane. La veille, une idée m'était venue: enfiler des déguisements de partys universitaires qui traînent dans mon appartement et courir après les cyclistes dans le dernier kilomètre...

Une fois sur place, on nous refuse la montée en voiture, belle façon d'attirer des spectateurs, Bravo aux gens de Parc Québec qui ne connaissent rien dans le bike et qui ratent une belle occasion d'attirer du monde dans leur parc. 

Nous avons donc pris nos vélos (avec Stéphane qui avait brisé sa tige de selle, belle photo de BMX juste en bas!), monté au sommet avant d'aller nous placer dans l'épingle. Stéphane en Batman, moi en Superman, nous étions prêts!
Nous y avons retrouvé des coureurs un peu sonnés au terme d'une grosse journée au bureau. Certains ont mis du temps à nous reconnaître, mais pour l'essentiel je pense que ce fut l'un de leur seul moment de plaisir de la journée. Nous avons recueilli des commentaires tel que:

"HEIN......... c'est Batman et Robin..." - Jean-Michel Lachance, confu

"N'importe quoi!" - Vincent Veilleux

"Push-me! Push-me! Push-me!" - Youri Metlushenko

"Eille salut les laites, vous avez-tu d'la bière?" - Bruno Langlois

Au niveau des gestes, nous avons reçu un high-five d'André Tremblay, qui n'en revenait pas, ainsi qu'un intense Wheelie de notre ancien coéquipier Jean-Sébastien Perron, en photo ici. Malade.

Toutefois, la citation du jour appartient à Louis Bertrand, sur le Podium: "Votre vainqueur du jour, Marc de Maar, qui a Demaaré avec moins d'un kilomètre à faire pour dompter le Mont-Mégantiiiiiic"

Lachine
Trois Mardis de Lachine sont déjà complétés. Quelques jours avant le coup d'envoi de cette saison, je ne comprenais pas pourquoi notre équipe et surtout notre leader Jean-François Laroche était considéré comme négligé et même, dans certains cas, ignoré lorsqu'on parlait des favoris. 

Passer de meilleur coureur non-professionnel au championnat 2009 à sous-merde en l'espace d'un an, sans aucune raison particulière, je vous mentirais en disant que je comprenais pourquoi... Mon ancienne prof d'actualité m'a déjà dit que si on ne connaît pas son histoire, on est condamné à la revivre. Il semble que les cyclistes ont la mémoire courte.

3 semaines plus tard, on se rend bien compte que rien n'a changé et qu'on est toujours dans le coup. Michaël Joanisse n'a pas encore joué le trouble-fête et Hugo Houle ne nous a pas encore pris un tour d'avance avec son équipe plus cohérente qu'en 2009. 

Bref, de notre côté, on a rien à dire sauf peut-être que nous ne sommes pas morts. 

En ce qui me concerne, j'ai vécu trois courses fort différentes. Après avoir commis ma pire erreur en 4 ans de vélo de route lors de la première étape en perdant l'échappée gagnante alors que j'étais bel et bien dedans sans le savoir, je n'ai pu me reprendre la semaine suivante alors que ma roue arrière s'est détachée à moins de trois tours de la fin... Finalement hier j'ai pu terminer la course, c'était un peu aléatoire au final, avec cette petite pluie. Pas trop souvent svp.

Je pense que ce sera un bon championnat. 

Toujours drôle, en terminant, de voir tous ces coureurs un peu trop "big shot" qui viennent à Lachine à contre-coeur, comme les deux qui ont arrêté de sprinter devant moi hier soir parce qu'ils n'avaient plus de chances de victoire. 

Ou encore ceux qui crient "Eille relax, C'est juste un Lachine!" selon-moi, ces gars-là devraient rester chez eux tant qu'à venir pleurer parce qu'on pourrait leur casser une clavicule deux jours avant les championnats canadiens où ils vont probablement se faire larguer de toute façon.

Rien de plus contradictoire qu'un athlète qui a un gros potentiel, aspire à une grosse carrière dans le sport mais qui déteste faire des "petites courses". C'est qu'on appelle ne pas faire du sport pour les bonnes raisons. On a pas besoin de ça dans le peloton mais il semble que c'est à la mode d'être au-dessus de ses affaires. 

Quoi d'autre depuis 3 semaines?

- Fabian Cancellara est chaudement soupçonné d'avoir un moteur dans son bike, une hypothèse qui tient la route. Et tout d'un coup, le fait de le soupçonner de dopage "normal" sans avoir de preuves ne semble plus être mal vu. Ça passe même inaperçu maintenant, à côté d'une telle supercherie qui, bien que sensée, ne pourra jamais être élucidée et ne sera jamais avouée.

- Les pantalons de compressions Skins me sauvent la vie après heures de travail debout. je recommande. 

- Mon père s'est acheté un vélo de route et roule dans le club de vélo de Jonquière, toute ma famille est convertie, 9 ans plus tard. 

C'est l'heure d'aller rouler pour moi aussi, bye.

Commentaires

Fred K7 a dit…
Wow les suits de super-héro c'est la coche! hahaha!
Jean-Denis a dit…
Quel modèle le skin et

tu le portes pendant que tu es debout

ou après?

Merci
évelyne a dit…
ouais jai vu ta maman au club ils avaient une soirée chez GTH! elle a l'aire d'aimer le vélo c'est cool :)

Ah et.. trrrrop drôle batman =P
Simon Lambert-Lemay a dit…
Haha génial les costumes! C'est certains que ça leur a donnée un petit sourire qui se font si rare dans Mégantiiiiiiccccc!
Abitibi Tremblay a dit…
Dave petite erreur , le parc du mont Mégantic a fourni un transport par vanette pour les spectateurs.
Aussi , il faut recoudre le costume de Supermanne car il était grossier et indécent.
En 2011 , apparition du diable rouge ?

Posts les plus consultés de ce blog

Si je meurs frappé par une voiture

Ça y est, la neige est partie. Tous les cyclistes roulent dehors.
Dans mon esprit, une question presque morbide me revient maintenant à chaque printemps: Qui se fera tuer sur son vélo cette année?... 
La route appartient à tous et ces moments de liberté sont à nous. Svp ne nous en privez pas. Photo: Geoffroy Dussault
Si jamais je meurs frappé par une voiture, je serai une autre victime de l’inattention d’un conducteur, d’un texto ou même de l’alcool au volant. Ce sera peut-être en partie de ma faute, mais qui ne fait jamais d'erreur? En général, sur la route, les plus vulnérables n'ont pas droit à l'erreur.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dîtes-vous que c’était ma pire crainte, que j'y pensais à chaque jour. Mais il faut continuer à vivre, continuer à rouler.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dites-vous que j'ai pu voyagé un peu dans ma vie, que je considérais le Québec comme un endroit merdique pour pédaler. Nous côtoyons chaque jour des con…

Merci aux automobilistes

Je pense qu'on ne vous l'a jamais dit. 
Chaque jour du printemps, de l'été et de l'automne, nous sortons rouler. Vous êtes des milliers à nous contourner, à laisser 1, 2, 3 mètres de distance entre nous et votre voiture. 
Merci à la grande majorité des automobilistes qui nous permettent de pratiquer notre sport préféré en sécurité.
Dans un débat qui tourne en rond depuis des années entre les autos et les vélos, on oublie souvent que la plupart des automobilistes sont très courtois. Ils le font de bon coeur ou encore en pestant dans leur voiture contre les maudits bécyks. Mais ils ont assez de conscience sociale pour nous donner de l'espace, quelle que soit leur opinion sur le sujet.
MERCI
Je suis le premier à chialer contre les cyclistes imprudents quand j'embarque dans ma voiture. Pourtant, je passe des centaines d'heures sur mon vélo à chaque année depuis 15 ans. 
Chers collègues sur deux roues, vous remarquerez que les coups de klaxons, les frôlements d…

Si la route ne suffit plus

Nous vivons dans un monde moins périlleux qu'autrefois. Pour nous qui lisons ces lignes, plusieurs choses si précieuses il y a un siècle sont aujourd'hui acquises; avoir un travail valorisant, manger à sa faim, pratiquer des loisirs, etc.

Si bien qu'on s'invente parfois des problèmes. Les grandes maladies infectieuses du passé ont laissé place à la déprime, au syndrome du gazon plus vert chez le voisin. 
À quelque part, si la survie nous garde vivant, la facilité semble nous tuer.
Donc on se met dans la misère pour se sentir en vie. Côté vélo, même si on peut dire que la situation s'est améliorée depuis que les pays modernes ont commencé à asphalter les routes il y a des décennies, allez comprendre pourquoi on les fuit maintenant pour retourner rouler sur la gravelle. 
Tout s'explique. Combien de nos sorties de vélo furent sans histoire? On roule souvent les mêmes parcours, près de chez soi. Si beaux mais si prévisibles à la fois.
C'est pourquoi l'hiver…