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Journée à oublier



Personnellement, je n’ai pas grand chose à dire sur ma prestation au critérium du Père Sablon.

J’avais tenu 4 tours sur cette course l’an dernier, après quoi j’étais retourné à l’hôpital… C’est un peu stupide, mais ça me stressait quand même de reprendre le départ sur ce circuit.

Je dois dire que ça a mieux été cette fois-ci, un peu normal lâlâ!

Avant le départ, les couteaux volaient bas en ce qui concerne l’issue de cette cours l’année dernière. Guillaume Boivin se promenait même avec des sacs de plastique en se promettant de nous en mettre dans les roues hahaha. Comique comique.

Les premières trente minutes de la course furent généralement rapides. J’ai passé mon temps dans le peloton et je n’ai servi à rien ou presque pour mon équipe.

Lorsque l’échappée du jour est partie, on avait David Boily dedans et c’était parfait. C’était au tour des Planet Energy de chasser, puisqu’ils ont encore manqué le bon coup. Comme à chaque fois qu’une équipe prend le contrôle de la course, c’est toujours moins décousu et c’est plus facile à suivre.

J’ai essayé de me placer à l’avant dans les 15 dernières minutes. Ça marchait, mais je brûlais beaucoup de cartouches à remonter dans le vent.

Je me faisais toujours reléguer plus loin aussitôt que j’étais devant. Bref, c’était pas le grand jour et aussi bien d’arrêter d’en parler tout de suite. Je finis vraiment loin en ne disputant pas le sprint.

Je pourrais dire que j’ai fait une grosse semaine de training et que c’est pour ça que les jambes étaient moyennes. Sauf que TOUT LE MONDE a fait une grosse semaine avant Charlevoix. Ça n’a aucun rapport, j’avançais pas, c’est toute. Ça arrive.

Stéphane avançait lui par contre! Première victoire chez les seniors, chapeau! Je suis bien content de voir que ça marche pour lui.

 Il travaille fort depuis novembre dernier. À cette période, j’arrivais dans son sous-sol et il était souvent en train de débâtir son vieu bike à force de faire des intervalles! Il montre qu’il n’est pas aussi indiscipliné que certaines critiques l’ont laissé entendre l’automne dernier mais aussi que son talent ne se limite pas à la piste…

Chapeau à Pierrick et Antoine, qui ont donné toute une leçon de cyclisme au peloton junior en prenant un tour à tous leurs adversaires. En gros, on peut dire que tous mes amis vont vite et que moi, ben… ben c’est ça.

Ce critérium marquait aussi le retour à la compétition de mon pote Frédéric Boivin. Y’a pas trouvé ça facile, mais il a bien aimé l’effort et on était content de le revoir en selle dans une course.

À part ça, j’ai encore rencontré des gens que je ne connais pas qui lisent mon blogue. C’est sûr que maintenant que c’taffaire là s’est rendue sur veloptimum, il y aura plus de lecteurs!

Incroyable quand même, je commence à être loin de mes premiers articles écris au Tour de l’Abitibi, il y a bientôt deux ans alors que mon seul lecteur était moi-même. Depuis ce temps, j’ai développé un style adapté au blogue (avec quelques fautes volontaires et un français so-so pour rendre le récit plus commun) et semble-t-il que ça pogne. Va quand même falloir que je fasse un peu plus attention à ce que j’écris maintenant, sinon je vais finir par manger le trottoir hoho!

Ce soir, dodo à Québec et entrevue tôt demain à Cap de la Madeleine. On verra ce que ça donnera.

3840 km

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