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À bloc, mais quel bloc?


Je suis un peu à bout de nerfs sans savoir pourquoi,

On dirait que c'est cette impuissance quotidienne à regarder des journalistes travailler et en devant me contenter d'observer. Mais bon, je dois passer par là et pour l'instant, je manque d'action. 

Côté entraînement, ce fut 1h45 à un rythme modéré jeudi et un repos forcé aujourd'hui. Je m'explique:

Demain, je débute ma participation dans un projet de recherche à l'Université du Québec à Chicoutimi. Le but est de mesurer l'impact des régimes de glucides sur la performance de cyclistes de "haut niveau" (nuancez ce terme, je suis l'un des seuls sujet d'expérience à faire des courses, et le seul au niveau élite).

Pour ce faire, 5 visites seront nécessaires. La première, demain, servira à évaluer ma puissance aérobique maximale sur la grosse machine avec le tube pour la bouche et tout le tralala. J'obtiendrai par le fait même mon VO2 max. Toutes des données qui servent seulement aux riches qui ont les moyens de s'entraîner avec cardiofréquencomètre, rouleau avec indicateur de watts, compteur de vitesse et de kilomètres, GPS, électrostimulateur, SRM, Powertapp ou tout autre gadget que je n'utilise pas et que je n'ai pas le moyens ni l'intention de me payer.

On me disait justement que je devrais commencer mes intervalles en décembre. Cette année, j'ai commencé à forcer en training à la mi-février et je n'ai jamais été aussi vite en avril! J'ai déjà essayé la méthode de l'intensité, elle a ses limites. Ça brûle trop de cartouches avant les courses. Pourquoi s'entraîner durant 5 mois pour être performant 2 mois et être écoeuré les deux mois suivant? Avec 50 courses par année, je ne peux plus me le permettre et avec ce qui est arrivé l'an dernier, j'aime mieux débuter moins en forme que trop. Et les résultats sont étonnants!

Toute façon, les gars qui font que des intervalles, après 3 heures de course, on ne les voit plus, ils sont éjectés par l'arrière du peloton quand ça devient important...

Revenons à l'expérience. Les 4 autres visites serviront à effectuer un parcours d'environ une heure 30 sur computrainer le plus rapidement possible. À chaque fois, un déjeuner avec une teneur différente en glucides (faible, modérée, élevé et ajeun) sera ingurgité 3 heures avant le test. On pourra voir la différence sur une performance d'une heure trente minutes.

Pour avoir un niveau de repos physique le plus équivalent que possible entre chaque séance, il faut toujours prendre repos la veille, ce qui explique le congé d'aujourd'hui.

Pour demain, le déjeuner d'avant-test de VO2 max (Ou Vélo2max, comme dirait le très bon journaliste du Quotidien, Roger Tremblay) se compose d'un bagel au pain blanc (?!) avec un soupcon de beurre de peanuts et d'un verre de jus d'orange deux heures avant le test. Je vais crever de faim, mais bon, advienne que pourra, je donne mon corps à la science!

Ne vous inquiétez pas pour l'interface de mon blogue, j'attend depuis novembre que l'équipe annonce ses commanditaires. C'est une question de respect. Les couleurs devraient changer prochainement, l'équipe commence à courir, elle sera présentée sous peu, je suppose!

À part ça, si mon humeur vous intéresse, je suis frustré parce que tout le monde me demande de l'argent et que personne ne me fait confiance pour plusieurs raisons ridicules. Mais ça, c'est mes problèmes, reste que ça affecte ma motivation autant sur le vélo que dans la vie. Je fais rien de mal et tout va mal, des fois, ça donne le goût de tout $?$@%@&  au bout de mes bras et de partir dans le désert. Je suppose que ça va s'arranger encore.

Sur ce, je vais dormir avant de m'éclater la gueule demain à 10 h tapant et je vous en redonne des nouvelles.

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