Accéder au contenu principal

Dernière sortie, 6h, 180 km, 25 degrés



Voilà c’en est fait de ce camp et tout cela s’est terminé en beauté aujourd’hui. Par contre, j’étais un peu nostalgique ; ma dernière sortie avec mon linge et mon vélo Eva-Devinci, la fin de toute une aventure, mais bon, c’est aussi le début d’une nouvelle!

Cette longue sortie s’est bien déroulée du début à la fin même que nous avions encore de très bonnes jambes dans la dernière heure. Étrangement, j’ai eu le même feeling que durant la course Montréal-Québec cet été : Mal aux jambes durant 4 heures, après quoi je ne sentais plus rien !

Nous avons roulé vers le sud, dépassant même la frontière de la Caroline du Nord à deux occasions. Le vent n’était pas très fort aujourd’hui. Bref, c’était l’idéal pour faire un tel entraînement. Il faisait si chaud que tous roulaient sans rallonges de bras et de jambes, sauf moi, bien sûr, jamais je n’oserais montrer mon poil de jambes en roulant ! La prochaine fois, je vais apporter mon clipper, d’un coup qu’il se met à faire beau…

Seules mes mains étaient nues. Elles ont évidemment changé de couleur durant la journée !

Ce fut d’ailleurs moins difficile que la sortie de 4 heures lundi et celle de 5 heures jeudi. Il faut dire que la journée relaxe d’hier et ma grande consommation de glucides au souper n’ont pas nui.

Les deux premières heures se sont déroulées avec les juniors, après quoi j’ai été accompagné d’André et de Bruno durant les 4 suivantes. Nous avons bien travaillé, un autre entraînement efficace en ce début de saison!

Le tout s’est terminé par le sprint de pancarte face à la mer, comme d’habitude. Pour la première fois de la semaine, j’ai attendu les 200 mètres pour décoller et je gagne, ma deuxième victoire de la semaine après mon coup d’éclat en solo jeudi. Il faut dire que le tout s’est joué à 1,5 km de la fin, quand j’ai accroché la roue des gars, puisqu’André venait tout juste de passer en mode turbo…hou lala vous auriez du voir ma face...

Deux victoires au sprint de pancarte donc mais surtout une belle victoire cette semaine, celle d’avoir retrouvé le goût de faire du vélo. En début de semaine, je me disais que j’en aurais le cœur net samedi prochain quant à mon réel niveau de motivation en vue de cette reprise suite à une terrible saison 2008.

Je suis maintenant sur le bord de l’océan en train d’écrire ceci et je garde un excellent souvenir de cette belle semaine où j’ai roulé un peu plus de 800 kilomètres. Pas de doute, j’ai retrouvé mes jambes de junior et ma motivation de minime!

J’ai déjà hâte au camp d’équipe début avril et d’ici là, je prendrai du bon repos suivi d’un bon bloc d’entraînement dans lequel je commencerai l’intensité, la vraie.

Quant aux autres forçats de la route ici présents, ils retournent tous aux études comme moi, avec l’esprit bien reposé suite à cette semaine consacrée à l’effort des membres inférieurs du corps!

On part demain matin à 5h mais avant tout, on se gâte ce soir en allant souper au Hooters de Virginia Beach. Une bonne petite bière et des jeunes serveuses sexy, quoi de mieux pour se récompenser après une grosse semaine «at the office» ? :P

Sur ce, à la prochaine, chers lecteurs !

Commentaires

Louis M a dit…
180 km c'est long!
Anonyme a dit…
Salut les gars!

Belle soirée en perspective, profitez-en sans trop laisser de traces....

Nous vous attendons au Québec en forme....

Bisous à tous xxxxx

Annie

Posts les plus consultés de ce blog

Si je meurs frappé par une voiture

Ça y est, la neige est partie. Tous les cyclistes roulent dehors.
Dans mon esprit, une question presque morbide me revient maintenant à chaque printemps: Qui se fera tuer sur son vélo cette année?... 
La route appartient à tous et ces moments de liberté sont à nous. Svp ne nous en privez pas. Photo: Geoffroy Dussault
Si jamais je meurs frappé par une voiture, je serai une autre victime de l’inattention d’un conducteur, d’un texto ou même de l’alcool au volant. Ce sera peut-être en partie de ma faute, mais qui ne fait jamais d'erreur? En général, sur la route, les plus vulnérables n'ont pas droit à l'erreur.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dîtes-vous que c’était ma pire crainte, que j'y pensais à chaque jour. Mais il faut continuer à vivre, continuer à rouler.
Si jamais je meurs frappé par une voiture, dites-vous que j'ai pu voyagé un peu dans ma vie, que je considérais le Québec comme un endroit merdique pour pédaler. Nous côtoyons chaque jour des con…

Les anges de la route

Nous, les cyclistes, sommes presque tous des automobilistes.

On craint l'accrochage avec une autre auto, on a peur de heurter un piéton... ou encore de mal anticiper les manoeuvres souvent imprévisibles des autres cyclistes. 
Les cyclistes au volant sont, eux-aussi, parfois distraits et imprudents à l'égard des autres usagers de la route.



Pour Jason
Jason Lowndes a passé l'été 2015 à faire des courses de vélo au Québec. Il a ensuite poursuivi sa carrière professionnelle en Europe. Le 22 décembre 2017, il s'est fait fauché par une voiture alors qu'il s'entraînait à vélo près de chez lui, en Australie. On apprenait quelques semaines plus tard que la conductrice, une jeune fille sans histoire, textait au volant.
Elle a tué Jason et est maintenant aux prises avec des accusations criminelles. Deux vies gâchées.
Qui n'a jamais texté au volant? Il n'y a pas si longtemps, c'était un phénomène nouveau, que l'on excusait et banalisait un peu, mais plus ma…

L'âge de la majorité

Avoir 18 ans.
C'est l'instant de notre existence où se trace la ligne entre la fin de l'innocence  et le début de l'expérience. 
C'est une ligne dans le temps à partir de laquelle on nous considère responsable de nos actions. 
Comme si nous avions désormais assez de vécu pour faire les bons choix, ou du moins pour les assumer pleinement.
Photo: Luc Maltais
2019 sera ma 18e saison de vélo.
18 ans, c'est une durée, mais aussi un symbole. C'est une certaine autonomie qui nous définit, un certain jugement qui nous guide.
Tous celles et ceux qui se sont engagés 18 ans dans quelque chose le diront. Que ce soit une relation, un emploi, un art ou un sport; 18 ans, c'est long, c'est riche, et pas toujours facile. 
Plus j'y pense, plus tout ceci est semblable. Quand on commence, on a aucune idée dans quoi on s'embarque, à quel point ce sera fascinant et complexe.
On veut aller trop vite, on veut tout réussir du premier coup, on est déçu, on apprend. …