jeudi 30 avril 2009

Anniversaire à oublier


Il y a un an, je rentrais à l'urgence. C'était le début de trois semaines d'enfer durant laquelle je voyais bien que tous les efforts de l'hiver n'avait finalement servi qu'à me brûler complètement...

La saison qui suivie en fut une d'enfer comme vous l'avez vu sur le blogue. En fait, mes écrits n'ont peut-être pas toujours transmis toute la douleur et l'épuisement ressentis durant cette campagne. Sûrement parce que je voulais rester positif.

Lorsque j'étais à l'hôpital, je pensais que je ne redeviendrais jamais normal. Pourtant, je n'avais rien, pas même une infection. C'est pour dire combien il doit être terrible d'être vraiment malade.

Mes prises de sang n'indiquaient rien d'anormal. Sauf que j'ai été deux semaines sans aller à la selle (autant sur la toilette que sur la route d'ailleurs).

Une fois que l'école fut terminée, j'ai pu relaxer et souffrir abondamment sur mon divan, sauf que je n'avais que cela à faire, c'était déjà mieux... Je peux encore dire merci à ceux qui sont venus me voir dans mon salon quand j'avais l'air d'être en train de crever. Les seuls moments où j'avais moins mal au ventre.

 À ce moment là, personne, ni même moi, ne pouvait s'attendre à ce que je revienne au niveau senior 1-2 cette année. J'arrêtais pas de dire que je serais correct, mais j'étais loin de me croire...

Le 20 mai, j'étais redevenu normal, mais avec un niveau de forme d'un cadet moyen. J'ai donc raté le Tour de Beauce pour lequel je m'étais préparé toute l'hiver. 

C'est bien ça, le problème. Alexandre Lavallée savait dès le départ qu'il n'amènerait aucun coureur de première année en Beauce. Une décision que je partage tout à fait.

SAUF QU'IL NE ME L'A JAMAIS DIT

C'était bien ça le problème dans cette équipe. Nous avions toutes les ressources matériels, le rêve quoi!

Sauf que les ressources humaines sont essentielles, et elles y étaient absentes. La communication, personne ne connaissait cela chez Eva.

Un an plus tard, je suis bien content d'avoir continué à pédaler et de pouvoir oublier cet épisode. J'en ai tiré des leçons et je me rappellerai longtemps de ceux qui m'ont supporté et de ceux qui ne sont là que lorsque tout va bien.

2715 km

mardi 28 avril 2009

Contrôles toujours aussi bidons



On apprend aujourd'hui que Davide Rebellin était dopé aux Jeux Olympiques l'été dernier.

Qui s'en serait douté? Il courait l'an dernier pour Gerolsteiner, Diront certains.

Ce n'est pas mon opinion personnel.

 Bien que je n'ai jamais aimé le coureur, je me disais que courir pro depuis 1992 sans le moins précédent en matière de dopage était un signe de propreté.

Semblerait-il que le cyclisme est toujours aussi gangrené par le dopage. J'imagine toujours la situation avec réalisme. Mais lorsque j'en parle avec de vrais connaisseurs et que je lis l'actualité, je me rend compte que je suis finalement un optimiste. 

Vous savez que ceux qui disent que tous sont dopés passent pour des jaloux et des pessimistes, justement. On dit qu'un pessimiste est un optimiste bien informé. À mon sens, c'est en plein ça et je tend de plus en plus vers le pessimisme!

Report des Pan-Am

La grippe porcine, sur laquelle je fais des reportages depuis hier, a forcé l'annulation des championnats panaméricains route et piste qui devaient se tenir à Chihuahua, ville du même nom que le petit chien laid qui a d'ailleurs récemment inspiré un film.

Dommage pour mes potes Stéphane Cossette (vitesse par équipe), Jean-Michel Lachance (poursuite individuelle) et David Boily (course sur route moins de 23 ans) qui devront attendre encore un peu avant de vivre cette belle expérience sous les couleurs du Canada. 

J'étais bien triste pour eux hier soir. Maintenant que je sais que l'épreuve est remise et non pas annulée, je me dis qu'ils pourront quand même voir les fruits de leurs efforts du dernier hiver. Des efforts que je n'ai personnellement pas déployés.

Étant donné que David et Jean-Michel sont mes coéquipiers, ça va renforcir l'équipe en ce début de saison! et il faudra surveiller Cossette!

Par ailleurs, le site web de notre équipe est en ligne, allez y jeter un oeil. Mettez-ça dans vos favoris, ce sera à jour souvent! Si on tape le nom du team sur google, ça vous amène sur mon blogue avant ce site. Je suis trop hhhhot... non sérieux, je pense que ça va changer d'ordre bientôt. Dès que quelques visiteurs iront sur notre belle page!

En terminant, j'aime bien cet extrait du texte de Pierre Foglia dans la presse de ce matin. Je ne suis vraiment pas un fan de hockey et je pense que ça résume bien mon opinion sur ces cons et Carey Price dans ce cas-ci:

"Je vous entends: il n'a que 21 ans. Dany Dubé nous a même arraché une larme en ajoutant: c'est un enfant. L'enfant nous a dit qu'il allait trouver l'été bien long: «franchement je ne sais pas ce que vais faire de mon été!» Pauvre petit bonhomme. What about a trip autour du monde pour voir un peu le monde... La Chine, l'Inde, le Moyen-Orient, l'Afrique. Tu vois le garçon là-bas avec une lumière sur le devant de son casque? Il s'apprête à descendre dans la mine. Il y travaille depuis deux ans. Il a 16 ans. Lui c'est un enfant, lui."

Faut être vraiment être un trou de cul pour oser dire à un peuple en crise économique qu'on est milionnaire et qu'on sait pas ce qu'on va faire de son temps!

Advienne que pourra, y'a rien à faire avec du monde comme ça...

2610 km

dimanche 26 avril 2009

Get a life!


On dit souvent que ceux qui tiennent des blogues n’ont pas de vie. Effectivement, la semaine dernière, je me suis trouvé autre chose à faire et voilà pourquoi je n’ai pas écrit depuis six jours.

Sinon, les intervalles de mardi et jeudi se sont encore déroulés dans des conditions merdiques mais je pense que ce fut quand même payant. Sortie relaxe mercredi soir en vélo dans la ville et vendredi soir j’étais déjà parti pour Blainville.

Je suis monté avec Stéphane et on s’est rappelé nos beaux souvenirs de voyage des dernières années. C’est une autre saison qui commence, mais on est maintenant rivaux sur le vélo. Advienne que pourra, ça change rien!

Nous sommes allés dormir chez Antoine Duchesne et le trépied gagnant du Saguenay était réuni pour le week-end! Petite sortie relaxe durant un samedi très chaud constitué de plusieurs siestes et d’une incapacité à écouter la cassette de Paris-Roubaix. Tony nous avait ramené ça de France, mais le vidéo marchait pas… Pour une prochaine fois, je l’espère!

On s’est couché tôt et après une grosse semaine de stage, je me suis réveillé dimanche matin complètement neuf. On a pris la direction de Sainte-Martine, lieu de mon comeback en courses de vélo!

Avant le départ, distribution de plus de vêtements, photos pour le site internet. Comme dit le capitaine durant le meeting d’avant course, «nos dirigeants ont fait leur job cet hiver et jusqu’à aujourd’hui. Maintenant, c’est à nous de jouer». J’aurais pas pu mieux résumer la situation. Tout est prêt, on peut commencer. Bonne saison 2009!

La course n’a rien eu de très excitant. Mon rôle était de couvrir le plus de «coups» que possible dans les premiers tours. Rien de trop dépaysant pour moi! La bonne échappée est partie dans le premier tour sans même que je m'en rende compte...

J’ai fait de mon mieux dans mon travail jusqu’à ce que ma roue arrière se détache en pleine accélération au début du troisième tour sur 8. J’ai été quitte pour une bonne frousse et j’étais convaincu que ma course était terminée. Je ne voyais pas remonter le peloton tout seul.

Personne n’est venu m’aider et je suis revenu comme un grand étant donné que ça ne roulait pas super fort..

Le reste de la course fut contrôlé par l’équipe Planet Energy. Ceux-ci souhaitaient revenir sur l’échappée. Martin Gilbert y était initialement, mais est retourné avec le peloton suite à une crevaison.

Cette équipe pro a bien failli jouer un vilain coup au peloton. Au terme des 4e et 5e tour, ils ont accéléré le rythme dans un portion de vent trois quart face, obligeant le reste du peloton à rouler en file indienne. Ça faisait des trous partout en arrière et nous nous sommes retrouvés une dizaine de coureurs isolés à l’avant les deux fois. Je n’ai pas manqué le bateau à chaque fois. Étant donné que nous avions un homme devant, moi et mes coéquipiers (la première fois et moi seul la deuxième fois) ne prennaient pas de relais.

Même si j’en avais vraiment envie… j’aurai ben en masse le temps de me défoncer sur vélo!

Finalement, c’était n’importe quoi cette course et le dernier tour était démotivant avec plein d’attaques bidons qui se succédaient. J’ai fait ma part dans ce gâchi honteux et finalement ça ma coûté une bonne place au sprint alors que les crampes habituelles du début de saison ont réapparu. Mais à quoi bon, dans le plan, c’était pas moi le gars qui sprinte. On voulait que je finisse détruit, ce que j’ai fait même si ça ne paraît pas toujours dans mes écrits.

L’équipe avait un gros effectif et on a pas vraiment assuré dans la couverture des «moves» qui partaient au dernier tour. De mon côté, je considère avoir fait mon travail plus quelques erreurs de style crampe-au-cerveau-j’ai-pas-regardé-devant-et-je-suis-en-train-de-chasser-mon-équipier!

On va sans doute s’ajuster prochainement et on gagne quand même la course grâce à Capitaine J-F qui a livré la marchandise. Je suis bien fier de lui. Quant-à-moi, j’ai encore du travail mais je suis assez satisfait.

C’était beaucoup moins difficile que l’an dernier pour moi et j’ai été un peu plus en mesure d’aider mon équipe sur ce parcours. L’an dernier, je ne trouvais jamais la bonne chose à faire à Sainte-Martine. On dirait que c’est pas vraiment un parcours où l’on peut gagner en équipe.

La semaine prochaine, c’est Brossard, on saura mieux contrôler la course et j’ai confiance en mes jambes.

D’ici là, je retourne à mon stage pour cinq jours et j’espère être diffusé comme mardi dernier. Quelle belle expérience, ça s’est très bien déroulé sauf que je ne reconnais pas ma voix.


Le lien est ici. Choisir la date du 21 avril et c'est à 14 minutes 58.

peace

lundi 20 avril 2009

Chez Probikepool.com-Kuota en 2009!


Cet article a été écrit en novembre dernier. C’est maintenant le bon moment de le publier en même temps que le dévoilement du nouveau look de mon blogue :P

C’est maintenant officiel, je courrai pour la formation québécoise Probikepool.com-Kuota présentée par Énergie à ma deuxième saison chez les seniors. Cette compagnie de vélos italiens commandite depuis plusieurs années déjà au Québec la formation Sleeman, autrefois appelée Gypco-Télé-annonces. Une deuxième équipe était toutefois supportée par Kuota l’an dernier, la petite formation de la région de Québec, Apogée-Kuota. Ces deux équipes vont unir leurs forces en 2009. La formation sera donc aux avant-postes dans toutes les courses québécoises, que ce soit aux mardis cyclistes de Lachine ou encore sur les courses du calendrier provincial et peut-être même le Tour de Beauce, mais ça reste à voir :S.

L’équipe est composée de 13 coureurs généralement membres des deux équipes fusionnée la saison dernière. 4 cyclistes courraient pour d’autres formations en 2008. Jean-Michel Lachance arrive de chez Volkswagen alors que je suis le seul ancien d’EVA-Devinci à me joindre à cette équipe. Un coureur Français aux études à Montréal, Hugo Pradere, s’ajoute également à l’effectif. Quant à Thierry Laliberté, il délaissera les couleurs son club de Bromont pour venir ajouter ses watts à la fusée à étage qui conduira Jean-François Laroche au sommet du podium aux mardis de Lachine.

Nous aurons un bon mélange d’expérience et de jeunesse alors que notre coureur le plus âgé frôle la quarantaine et le plus jeune n’a pas encore 19 ans. Je suis le deuxième plus jeune de l’équipe. Nous avons des coureurs excellant dans tous type d’épreuve, que ce soit au contre-la-montre, dans les courses très longues, ou encore sur les critériums et les épreuves montagneuses. Bon, il ne faut pas oublier que les équipes Volkswagen et Planet Energy auront de très bons alignements en 2009, je crois que la lutte sera intéressante.

Quant à moi, les dirigeants sont venus me chercher en raison de ma capacité à travailler pour l’équipe. Certainement pas en raison de mes résultats en 2008! Mon rôle sera donc le même que l’an dernier. Je vais toutefois tenter d’être beaucoup plus efficace, de ne pas être «bonké» dès le mois de mai. Prudence à l’entraînement, donc. En respectant mes limites dans ma préparation, je crois que cette saison 2009 marquera mes vrais débuts sur route. Après une année d’adaptation suite à mon changement de sport à ma deuxième saison junior, suivi d’une année de transition de junior à senior, je crois que l’an prochain, je serai de plus en plus capable de faire la course et de moins en moins obligé de la subir.

Inutile de vous dire que je suis assez fier d’avoir trouvé ma place dans une équipe de ce calibre. Même si EVA-Devinci était une formation avec plus de moyens, il faut dire que j’y étais seulement pour des raisons politiques, puisque les intérêts régionaux finançant l’équipe exigeaient la présence de coureurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans l’alignement. Qu’à cela ne tienne, j’aurais été fou de ne pas en profiter! J’ai maintenant ma place dans une équipe élite provinciale, but que je m’étais fixé lors de mon transfert en route en 2007. Il faut dire qu’EVA m’a facilité la tâche, me donnant beaucoup d’exposure et je les en remercie. Je me tourne maintenant vers ce nouveau défi. Une équipe qui n’était pas obligée de m’offrir une place et qui reconnaît ma valeur, c’est le rêve pour moi. L’ambiance dans l’équipe est géniale et on nous promet déjà que l’on va passer nos meilleures années sur un becyk. Je n’en doute pas et de toute façon, l’expérience de 2008 n’est pas dure à battre. Mes nouveaux coéquipiers semblent très sympathiques et motivés et très humbles, pas comme certains de mes collègues l’an dernier. Selon moi, le meilleur reste à venir et ça commence dès ce week-end à Sainte-Martine.


La sortie relaxe de samedi après-midi fut géniale et j’ai adoré mes nouvelles pédales speedplay. TANT mieux mais TANT mieux!! Dimanche était une grosse sortie. Deux heures en montant à bon rythme dans le parc des Laurentides. J’ai retourné sur mes pas à 15 km de la fourche de la route 169. Le retour fut difficile, tout comme l’arrivée à la maison d’ailleurs. Le bain de glace a été nécessaire, j’avais beaucoup de difficulté à marcher et à respirer correctement. 3h30 à 3 degrés, ça fait pas bien à la gorge. Ça prend des couilles pour s’entraîner au Saguenay, mais là je commence à en avoir ma dose d’avoir des couilles!

Tous ces gros entraînements solitaires sont derrières moi pour un bon bout maintenant puisque le stage continue en semaine et les week-ends feront place aux compétitions ou aux tests à l’UQAC.

Parlant de stage, on m’a dit que je serais diffusé aujourd’hui au bulletin de 18 heures. En raison de problèmes techniques concernant les salles de montage, je passerai demain finalement. J’ai donc gagné la confiance de mes patrons au cinquième matin de mon aventure à Radio-Canada. Tout ça va très vite et c’est inespéré, mais c’est pas moi qui va s’en plaindre…

2330 km

samedi 18 avril 2009

Record de l'UQAC

Je ne penses pas que j'aurais du faire plus d'intervalles, 

Je reviens de mon test à l'UQAC et ça s'est déroulé numéro un.  Je me suis rendu à la fin du palier de 400 watts et j'ai un VO2Max de soit 68 ml/mn/kg, probablement 69 et peut-être même très près de 70. L'analyse complète des données confirmera. Il est étonnant de voir qu'à la fin, je plafonnais sans être à 100%, comme de quoi le mental a ses limites sur les capacités du corps.

Pas pour rien que je cours au Québec. Regardez les résultats de grands cyclistes de ce monde. Je suis pas prêt pour la Beauce!! :P

  • Bernard Hinault : 96 
    Greg Lemond : 92,5 
    Miguel Indurain : 88,0 
    Christophe Bassons : 85,1 
    Lance Armstrong: 85 

  • De toute façon, je me contente de 15e positions.

    Le test se déroulait sur un appareil computrainer avec un petit masque qui mesure la consommation d'oxygène avec un gros harnais sur moi. La baterrie et l'ordinateur full dispendieux calculant tout ce charabia y étaient installés.

    Les jambes ont été bonnes tout au long du test. Le technicien dit que j'étais un sujet d'étude idéal, puisque j'ai supporté l'effort intense longtemps, offrant ainsi des données faciles à analyser. Il racontait que ce qui arrive souvent avec des gens possédant une condition physique pas super, c'est que ceux-ci entraient rapidement dans le rouge sans être capable d'y rester. 

    Mon entraînement de cet hiver aura donc été efficace, je pense être prêt pour faire une course et finir 20e et être satisfait...

    Hahahaha

    Je suis donc dans le livre des records de l'université, qui n'a toutefois pas testé beaucoup d'athlètes. Je bat l'ancien record de 66 établi par un cycliste que je connais bien mais dont je ne dirai pas le nom, de peur qu'il se choque encore après moi sans raison.

    Très satisfaisant donc. Cette après-midi, je fais une sortie récupération de deux heures sous le beau soleil et j'en profiterai pour essayer mes pédales speedplay que j'installe tout à l'heure. Faut bien se conformer au reste de l'équipe pour avoir un bike de spare si le mien casse en pleine course par étape!

    Je vais aussi ajuster la selle qui semble un peu penchée par en avant. Pour Michel en passant, j'ai une potence de 130 mm et mon bike me va à merveille, même s'il semble petit. Je suis très confortable.

    C'est le début des courses aujourd'hui à Battenkill, New-york. J'ai fait cette superbe course l'an dernier mais je n'y retourne pas, c'est trop loin et les longs voyages, ça tire du jus, surtout combinés aux premières courses. Je me garde des forces pour les 2 prochaines fin de semaine où je devrai monter à Montréal pour le début du calendrier québécois.

    On the road again!

    Beau commentaire!

    Wow, je viens de lire ça: "le monde se sacre de finir 15 ieme et plus dans une course! tk si c'est ca que tu aime! good!"

    Premièrement, que vaut un commentaire anonyme, ça manque de couille. Deuxièment, oui, j'aime mieux faire 25e de la plus vieille et plus longue classique amateure en Amérique du Nord à 19 ans que de gagner facilement un circuit régional de 10 courses de 60 bornes contre des gars qui connaissent rien dans le bike et qui font des lead-out à 45 km/h.

    De toute façon, mon rôle est d'aider mes équipiers à gagner, pourquoi j'accorderais de l'importance à mon résultat ou même à ma performance. Tu connais rien dans le bike!

    Troisièmement, ce blogue sert à ma famille, mes amis et nouvellement à ce que je peux voir, des fans d'internet qui aiment me suivre tout au long de ma saison. Je raconte ce que je fais et pourquoi je le fais. Je n'ai pas la prétention de dire que vous devriez faire la même chose, je raconte mon expérience, tout simplement. Je fais de mon mieux avec les moyens que je jugent les meilleurs après en avoir essayé plusieurs. Prenez-en et laissez-en!

    Les commentaires confrontant, qui suggèrent d'autres façon de faire et qui portent une signature sont les bienvenus, mais quand c'est de la pure Bullshit sans nom, aussi bien se retenir. 

    Ici, ce n'est pas un blogue politically correct comme la Flamme rouge où je demande poliement à mes lecteurs de s'excuser ou de modérer leurs propos. C'est une affaire personnelle et personne n'a de contrôle sur ce que j'écris et c'est parfait comme ça. Donc, l'anonyme, si t'es pas content de ce que tu lis, ben décrisse ou vient me le dire dans face que je suis un cave. Au moins je saurai à qui je parle...

    vendredi 17 avril 2009

    À bloc, mais quel bloc?


    Je suis un peu à bout de nerfs sans savoir pourquoi,

    On dirait que c'est cette impuissance quotidienne à regarder des journalistes travailler et en devant me contenter d'observer. Mais bon, je dois passer par là et pour l'instant, je manque d'action. 

    Côté entraînement, ce fut 1h45 à un rythme modéré jeudi et un repos forcé aujourd'hui. Je m'explique:

    Demain, je débute ma participation dans un projet de recherche à l'Université du Québec à Chicoutimi. Le but est de mesurer l'impact des régimes de glucides sur la performance de cyclistes de "haut niveau" (nuancez ce terme, je suis l'un des seuls sujet d'expérience à faire des courses, et le seul au niveau élite).

    Pour ce faire, 5 visites seront nécessaires. La première, demain, servira à évaluer ma puissance aérobique maximale sur la grosse machine avec le tube pour la bouche et tout le tralala. J'obtiendrai par le fait même mon VO2 max. Toutes des données qui servent seulement aux riches qui ont les moyens de s'entraîner avec cardiofréquencomètre, rouleau avec indicateur de watts, compteur de vitesse et de kilomètres, GPS, électrostimulateur, SRM, Powertapp ou tout autre gadget que je n'utilise pas et que je n'ai pas le moyens ni l'intention de me payer.

    On me disait justement que je devrais commencer mes intervalles en décembre. Cette année, j'ai commencé à forcer en training à la mi-février et je n'ai jamais été aussi vite en avril! J'ai déjà essayé la méthode de l'intensité, elle a ses limites. Ça brûle trop de cartouches avant les courses. Pourquoi s'entraîner durant 5 mois pour être performant 2 mois et être écoeuré les deux mois suivant? Avec 50 courses par année, je ne peux plus me le permettre et avec ce qui est arrivé l'an dernier, j'aime mieux débuter moins en forme que trop. Et les résultats sont étonnants!

    Toute façon, les gars qui font que des intervalles, après 3 heures de course, on ne les voit plus, ils sont éjectés par l'arrière du peloton quand ça devient important...

    Revenons à l'expérience. Les 4 autres visites serviront à effectuer un parcours d'environ une heure 30 sur computrainer le plus rapidement possible. À chaque fois, un déjeuner avec une teneur différente en glucides (faible, modérée, élevé et ajeun) sera ingurgité 3 heures avant le test. On pourra voir la différence sur une performance d'une heure trente minutes.

    Pour avoir un niveau de repos physique le plus équivalent que possible entre chaque séance, il faut toujours prendre repos la veille, ce qui explique le congé d'aujourd'hui.

    Pour demain, le déjeuner d'avant-test de VO2 max (Ou Vélo2max, comme dirait le très bon journaliste du Quotidien, Roger Tremblay) se compose d'un bagel au pain blanc (?!) avec un soupcon de beurre de peanuts et d'un verre de jus d'orange deux heures avant le test. Je vais crever de faim, mais bon, advienne que pourra, je donne mon corps à la science!

    Ne vous inquiétez pas pour l'interface de mon blogue, j'attend depuis novembre que l'équipe annonce ses commanditaires. C'est une question de respect. Les couleurs devraient changer prochainement, l'équipe commence à courir, elle sera présentée sous peu, je suppose!

    À part ça, si mon humeur vous intéresse, je suis frustré parce que tout le monde me demande de l'argent et que personne ne me fait confiance pour plusieurs raisons ridicules. Mais ça, c'est mes problèmes, reste que ça affecte ma motivation autant sur le vélo que dans la vie. Je fais rien de mal et tout va mal, des fois, ça donne le goût de tout $?$@%@&  au bout de mes bras et de partir dans le désert. Je suppose que ça va s'arranger encore.

    Sur ce, je vais dormir avant de m'éclater la gueule demain à 10 h tapant et je vous en redonne des nouvelles.

    mercredi 15 avril 2009

    Le journalisme, ça fait pas mal aux jambes, yaah!!



    Vous comprendrez que je n'ai pas eu le temps d'écrire beaucoup depuis mon retour dans le parc avec la musique qui jouait pas fort sur mon portable. Ben ouais, j'ai pu de radio!

    J'ai fait 1h40 relaxe dimanche et lundi, respectivement avec mon frère Maxime et son ami Endrick le premier jour et avec Stéphane Cossette et son père le deuxième jour.

    Ce fut aussi l'occasion d'essayer mon nouveau linge très très comfortable. Je crois cependant avoir sous-estimé la grosseur de mes cuisses en prenant un cuissard small. Il est déjà en train de se désintégrer! 

    advienne que pourra

    Le maillot est toutefois génial. Regardez comme c'est frais ça!


    J'ai aussi acheter des pédales speedplay que j'installerai en fin de semaine. Je ne les mets pas tout de suite car je n'ai pas le temps de les ajuster en roulant. Je roule tard en raison de mon stage qui vient de commencer à Radio-Canada.

    Vraiment, après une belle semaine à payer physiquement sur le vélo, ça fait du bien de retourner à mes habitudes. Je suis tellement pas fait pour courir pro en vélo, aaahhh.

    Vous pouvez suivre mes aventures et celles de mes potes d'école sur ce blogue.

    Le stage est génial, les gens sont sympathiques et je retrouve les éléments qui m'ont motivé, il y a 4 ans, à choisir ce domaine d'étude: travail à l'intérieur comme au grand air, se promerner en voiture durant des heures, relever des défis différents au quotidien, absence totale de routine, rencontres avec plein de gens, jasette sans arrêt et être au courant de tout ce qui se passe.

    Sérieusement, le monde des communications est trop cool, dommage que les emplois tombent comme des mouches!

    advienne que pourra encore une fois, la sélection naturelle va faire son travail comme toujours et je trouverai bien ma place un de ces jours.

    En attendant, j'ai couvert aujourd'hui (en observation) la plus grande arrestation de l'histoire au monde contre un groupe de Hells Angels. Très intense et ça commence bien!

    Les intervalles de ce soir (les premiers depuis août, des vrais lâ! Pas du spinning en parlant!) m'ont tué et je vais me coucher bientôt.

    Je continue à surfer sur ma vague de bonheur de gars qui n'a aucun devoir. Aaaahh la grosse vie!

    2110 km

    dimanche 12 avril 2009

    Journal du camp avec retard, désolé et bonne lecture!


    Samedi 4 avril , 1h30, 40 km, 20 degrés

    Le flat a été long à réparer ce matin mais bon, les gars ont fait de leur mieux et ce n’est pas de la faute à personne. Nous avons donc pris le temps de savourer le déjeuner continental offert par l’hôtel. À noter que nous devions passer la nuit dans un motel crasseux, mais la crevaison nous a conduit dans un château!

    La journée sur la route s’est très bien déroulée et je fais connaissance avec mon coéquipier français Hugo Pradere. Disons qu’il connaît plus le bike que moi. Aux arrêts pour les repas, tout le monde se parle. Y’a pas de clans dans cette équipe, tout le monde sont des potes, chacun s’intéresse à ce que l’autre fait dans la vie. Tout un contraste avec l’an dernier. Par ailleurs, je crois bien que cette comparaison ressortira souvent cette année, pour mon plus grand bonheur. Comme à Virginia Beach au début du mois, je suis en train de réaliser que j’ai bien fait de ne pas arrêter le vélo. Un gros merci à Guillaume Boivin qui a parlé de moi aux dirigeants de ma nouvelle équipe!

    Une heure après être arrivés, nous sommes partis pour deux heures de vélo qui se sont finalement avérées en être une seule. J’ai rallongé d’une demi-heure pour le plaisir et pour ajuster mon nouveau vélo qui m’est encore peu familier. Il est équipé de Sram red. Wow, les changements de vitesse sont quasiment trop précis! Comme l’an dernier, je roule sur un vélo que je n’aurai jamais les moyens de me payer. Du moins, je n’en verrais pas l’intérêt.

    Une fois la douche prise, on file vers Charlotteville, où nous tournerons en rond durant une heure avant de trouver un restaurant où nous mangeons un succulent repas commandité par l’équipe!

    Ce fut ensuite l’heure de l’épicerie. Plusieurs gars ici n’en sont pas à leur premier camp d’équipe et sont toujours bien organisés. Par exemple, je n’aurais jamais pensé à diviser la liste d’épicerie en 12 pour que chacun fasse sa part. De cette façon, on a mis une trentaine de minutes pour faire une épicerie de 1034$ après rabais. Notre valeureux caissier John, très timide, a même avoué que c’était le plus gros achat qu’il n’avait jamais enregistré ici. Et John n’avait pas l’air d’un petit nouveau, il semblait connaître les épiceries!

    Une fois rentrés, on se couche, il est minuit trente et on a fait une bonne journée.

    Dimanche 5 avril, 25 degrés, 4h15, 130 km

    Tout le monde s’est levé tard ce matin, question de bien récupérer pour bien commencer ce camp.

    Départ à 11 heures, direction Culpepper pour m’acheter un casque, pour des raisons qui seraient trop longues à expliquer en ces pages. Une fois mon nouveau couvre chef Trek sur ma tête de clown, on part sur de magnifiques routes relativement plates et ça roule à un rythme moyen, bien correct pour tous ceux qui commencent la saison et pour moi aussi de toute façon. Quand il fait 25 degrés avec soleil, je n’ai pas vraiment la tête au vélo, je suis un flahute moi!

    Retour au bercail après 3h15 de bonheur roulant. Je repars pour 1h45 avec Hugo, Thomas et Ryan. Cependant, ça roule moins vite qu’avec le groupe et c’est pas mon genre, des longues sorties où on s’entraîne à aller lentement. Je garde ça pour les sorties récup, sinon je préfère rouler moins long et un peu plus fort, surtout avec plus de rythme dans les bosses. Mais chacun son truc.

    Il était beaucoup plus agréable de revenir à la maison pour déguster une bonne Corona dans le spa avec le soleil qui descend sur notre coin de paradis. J’en profite pour parler de vie et de carrière avec mes coéquipiers plus âgées déjà sur le marché du travail. C’est intéressant, parfois, de parler d’autre chose que de vélo avec des gens de vélo.

    Je sors du spa tout ratatiné et ça continue de jaser sur patio et on rigole bien. On ne manque pas de bon vin et de bonne bière ici. Après quelques consommations plus la sortie du jour dans le corps, j’en viens à raconter des histoires et ça ne prend pas une heure que je deviens un «conteur»! Mon accent du «Lac» semble fasciner hahahahahah!.

    Le souper vient finalement et je suis claqué vers 10h30.

    Dodo

    Lundi 6 avril, 14 degrés, 4h30, 135 km

    Ça a roulé plus fort un peu aujourd’hui. Le parcours était un peu plus vallonneux et le vent, plus fort. Nous sommes partis à midi pour éviter la pluie du matin.

    Les plus costauds prenaient plus de relais et la cadence a augmenté avec le temps. Après quelque 3h45, nous sommes arrivés dans un magnifique secteur avec plein de petites buttes. C’est là que l’explication a eu lieu. Inutile de dire que je n’ai pas pris un seul relais, me contentant d’essayer de suivre ces petits grimpeurs qui giclaient de partout. Nous nous sommes rapidement retrouvés à six : Ryan Belliveau, Thomas Devisscher, Jean-François Laroche, Thierry Laliberté, Hugo Pradere et moi. Je me suis battu comme un chien mais c’était pas facile, les gars sont forts. J’étais d’ailleurs content d’enfin rouler contre des gens plus fort que moi. À part André Tremblay en Virginie, c’est pas arrivé depuis un bail.

    Les crampes m’ont fait lâcher et je passe au sommet en 4e place derrière les 3 grimpeurs Thomas, Hugo et Thierry. Je m’en sors donc relativement bien.

    Le reste de la sortie fut composée de plusieurs attaques bidons et nous sommes rentrés à la maison tous fatigués.

    Après la douche, le dîner et le spa, j’allais me prendre un verre d’eau et m’asseoir dans le salon avec les autres. En voulant changer le jet sur le robinet, j’ai complètement démoli la pomme. Maudit %?&%#&&@ de grement, après l’affaire du casque, ça fait deux fois que je passe pour le gros mêlé de l’équipe. Et les vitesses de mon vélo qui ne marchaient pas durant deux jours et il a fallu attendre après moi dès la première sortie car mon guidon n’était pas enligné avec ma roue. Ajouter à cela les vitres petées sur ma voiture et le radio volé. Aaaaaaahh…

    Les gars disent que c’est pas de ma faute si cette cochonnerie en plastique a cassé sous la faible pression que j’y ai appliqué. Ils sont en ce moment partis à la quincaillerie. Il faut arriver avant 21 heures!

    Au moins, y’a personne qui me fait chier avec ça. Reste que ça ma «turned off» pour la soirée.

    Maintenant c’est relax jusqu’au prochain fabuleux souper que le cook Olivier va nous préparer!

    Bon je suis de retour et J-F a eu un ticket de vitesse en revenant de la quincaillerie. C’est le chaos!!

    Bon on va souper là

    À demain

    Mardi 7 avril, 3h50, 120 km, 7 degrés

    On a encore mis du temps à partir ce matin, le temps que tout le monde se lève, qu’une route nous menant au Blue ridge parkway soit dessinée et que la température monte un peu.

    Nous sommes partis sans Jean-Sébastien Maheu et le directeur sportif Stéphane Chaine. Nous devions rejoindre ceux-ci au pied du blue ridge.

    Le chaos

    Il s’est avéré que l’itinéraire choisi était presque exclusivement composé de route de grosse gravel. Résultats : 5 flats en 2 heures et on se les gèle à chaque fois en attendant que la réparation soit complétée. J’ai contribué à ce triste début de sortie froide avec une crevaison sur la roue arrière.

    On arrive finalement au pied du Blue ridge dans un faux plat qui a failli me tuer. En effet, j’étais complètement à bloc dans la roue de Ryan. Ce n’est qu’une minute après avoir passé en tête dans ce vent de face montant que j’ai réalisé que tout le monde était à bloc; le groupe était décimé!

    On a fait erreur sur le chemin, ratant le point de rencontre avec J-S et Stéphane. Le Cap’tn Jean-François Laroche a suggéré aux jeunots de monter la bosse pendant que lui et les autres retrouveraient le point de rencontre.

    J’ai donc monté le petit col de 3,5 km environ avec Hugo et Thomas. On a même croisé J-S et Stéphane qui descendaient! Voilà la preuve que nos cinq flats nous ont ralenti. Ce fut ensuite le calvaire du ptit gros pour moi. Le petit Français disait monter au train mais pour moi, c’était un foutu TGV. J’ai donc sauté au rythme et me suis accroché du mieux que j’ai pu à Thomas jusqu’au sommet. On redescend ensuite avec de bons relais et on est ben gelés. Nous rentrons ensuite dans un petit resto de village pour se réchauffer. Les autres nous rejoignent ensuite et on prend un bon café et des tits biscuits, tout cela servi par une charmante jeune fille dont la vue nous réchauffe en cette journée froide où la neige a tombé pendant plus d’un tiers du trajet.

    C’est ensuite direction maison sans les chemins de gravel. On se frotte à un vent de côté coriace qui nous oblige à faire la «roue». Disons que c’était une roue d’une équipe senior. Pas de place pour les faibles, ça roulait à bon train et c’est parfait comme ça. J’étais comfortable, mais ce n’est jamais facile et c’est épuisant à la longue.

    On se retrouve ensuite le vent de dos ainsi que notre allure normale jusqu’au dernier sprint pancarte. Je pars pour aller le gagner et personne ne me suit! La première fois que j’essayais… aaaahh.

    Avec ma grande habileté tactique (…), je décide donc de continuer mon effort et Capitaine Jean-François me rejoint aussitôt. Les autres abandonnent rapidement, c’est donc une lutte à deux qui se dessine et j’ai de la misère à le suivre dans la descente, ça commence ben! Vient ensuite une longue bosse assez pentue et on se partage l’effort. Ça continue avec un petit faux-plat suivi d’une petite bosse dans laquelle j’ai décollé pour filer seul vers l’arrivée 5 km plus loin. Ah que ça faisait mal!

    Après trois jours, je ne dirais pas que ce camp est très difficile, je dirais plutôt qu’il est loin d’être facile. Nuance. Y’a beaucoup de gars costauds ici et c’est bon de pouvoir s’accrocher à eux et «essayer» de leur faire mal.

    Maintenant je suis de retour bien au chaud en écoutant la musique trop hhhhhhot à Jean-Philippe. Souper plus spa et demain on roule en matinée assez relax. En après-midi, ce sera l’heure de la tournée des vignobles de la région, une activité d’équipe traditionnelle ici. J’ai bien hâte ☺.

    Jeudi sera une grosse journée et vendredi, un peu moins. Il faut se garder des forces pour notre sortie d’équipe en soirée! Vous comprendrez que ce camp a deux objectifs : monter la forme et créer un esprit d’équipe fort!

    C’est pas moi qui va se plaindre parce que je fais 700 kilomètres à la place de 900.

    Fabienne que pourra. Je vais manger des Nachos!

    Mercredi 8 avril, une heure, 25 km, soleil, 8 degrés

    C’était jour de repos aujourd’hui et je suis parti très tôt, seul. Le but était d’aller le moins vite possible et d’admirer le paysage, écouter les oiseaux chanter!

    Le décor était magnifique mais j’ai passé la moitié de la sortie à ne pas trop le regarder puisque je me suis retrouvé sur une autre de ces routes de gravel! J’ai seulement prié de ne pas crever sur ces routes. De retour sur le bitume, j’ai failli me faire attaquer par un chien identique à Noiraud, mon labrador noir. Je lui ai montré la paume de ma main et il a reculé. Ouf, le vieux truc a marché!

    J’ai passé le reste de l’avant-midi à ne RIEN FAIRE et c’était quasiment jouissant. Un bon deux heures à écouter de la musique, finir de déjeuner et aller voir les animaux à la petite ferme située sur notre terrain.

    Vint ensuite notre visite au vignoble où nous avons dégusté une panoplie de rouges, blancs et sucrés. Ça n’a pas été trop long que le fun a poigné. Nous avons ensuite acheté nos vins favoris et mangé une bonne bouffe dans la grande salle. Laissez-moi vous dire que l’esprit d’équipe grandi à chaque jour!

    Une fois de retour à la maison, l’équipe, une peu réchauffée, s’est dirigée vers la petite ferme et on peut dire que les animaux n’étaient pas prêts. On a bien rigolé avec eux et certaines chèvres étaient violentes envers leurs pairs et c’était bien comique de les voir se battre pour la moulée que nous leur offrions. Intéressant aussi de voir comment les mulets avaient peur de se faire prendre en photo avec le capitaine!

    J’ai ensuite tombé au combat avec une belle sieste qui a duré 13 chansons sur le ipod. Au réveil, j’ai écouté le film Hell on wheel pour la 11e fois avec Thomas qui dit l’avoir vu 1 million de fois. Je ne suis pas certain, mais je pense qu’il exagère un peu. C’était encore un visionnement qui en vaut la peine mais certaines longueurs commencent à m’irriter, notamment les scènes qu’Érik Zabel parle de bike sur la table de massage.

    Après Nachos et Burritos délicieux pour souper, ce fut l’heure des feux d’artifices avec les pétards que nous avions. Ça s’est transformé en petite guerre de pyromans assez comique, un peu dangereuse et on a bien rit.

    On termine la journée avec le film Commando. Les gars disent que c’était un film vraiment «hhhhhhot» en 1985 et qu’aujourd’hui c’est plutôt une comédie. Y’ont ben raison!

    Demain c’est la grosse journée, bonne nuit

    Jeudi 9 avril, 6 heures, 180 km, soleil, 16 degrés

    J’étais «no chain» ce matin après ce bon repos d’hier. Le début de la sortie fut assez relax jusqu’à ce qu’un écureuil ne se présente sur la route et qu’il se fasse passer dessus par toute l’équipe ou presque.

    Nos coups de freins imprévus ont fini par envoyer Thierry dans le fossé avec les feuilles mortes. Il s’en sort avec un porte-bidon cassé. Quant à l’écureuil, on ne l’a pas revu mais il a probablement agonisé un peu plus loin…

    Le rythme s’est ensuite accéléré et on savait dès lors que ce serait une grosse journée au bureau.

    J’étais à l’avant à l’approche du chemin d’accès menant sommet du blue ridge parkway. Je me suis donc retrouvé à être celui qui amène les ptits grimpeurs au pied d’un col d’environ 6 km. Une fois retourné à ma place, à l’arrière, j’ai rapidement été lâché par les meneurs, étant forcé de monter à mon rythme alors que l’ascension débutait à peine. Décevant mais bon, je fais de mon mieux comme toujours. Ce fut donc moins dur que prévu car j’étais seul, avec personne pour me botter le cul.

    Une fois au sommet, c’était froid et je regrettais certains vêtements laissés à la maison. S’en suivi une cinquantaine de kilomètres de «up and down» sur le sommet du blue ridge. J’ai eu l’impression qu’il y avait beaucoup plus de «up» si l’on exclu cette belle descente d’une dizaine de kilomètres vers Sparryville à la fin. Nous étions à 4000 pieds au plus haut point. VRAIMENT pas assez habillé et le «no chain» n’existait plus!

    De retour en basse terre, nous avons pris un sandwich dans le même petit resto que mardi dernier, mais notre jeune serveuse favorite n’était pas là, aaah!

    Le reste du trajet fut le même que mardi. Nous avons refait la «roue» sur le même secteur, mais un peu moins vite cette fois. Vînt ensuite la course vers la maison et même si j’étais bien, je ne sentais pas que j’avais les jambes pour la gagne. Aussi bien se garder pour les courses dans ce cas. C’est Ryan et Thomas qui rentrent en premier après s’être défait d’Hugo et avoir résister à la chasse de Jean-François et Thierry.

    2e partie

    Douche, mini sieste et nous étions partis pour le restaurant où nous attendait notre party d’équipe et notre initiation! C’était un resto spécialisé dans les ailes de poulet et notre souper se composait de douze ailes chaque. Comme par hasard, je n’ai pas reçu les miennes et Sébastien Moquin insistait vraiment pour que je pige dans les assiettes des autres. J’ai finalement eu des croquettes, faute d’ailes. Et moi de croquer là-dedans, tout content, mon initiation venait de débuter. C’étaient des croquettes méga trop épicées qui donnent vraiment le goût de mourir. Tous les gars de l’équipe ont ensuite dû y goûter et on s’est bien marré de voir la réaction de chacun quelques instants après avoir manger ladite croquette.

    Nous voulions continuer la soirée dans un bar mais de nouvelles réglementations obligeaient que nous ayons un passeport pour entrer. Avec nos deux mineurs de 19 ans en plus… On est allé se coucher et on se reprendra, la saison est longue!

    Vendredi 10 avril, 2h20, 70 km, soleil 18 degrés

    Réveil à 8h avec un petit resserrement dans la gorge, comme la majorité de l’équipe d’ailleurs. La matinée fut plutôt tranquille et tout le monde avait mal aux jambes après la sortie d’hier. 

    Départ vers midi trente et ça a pris un certain temps avant de se sentir bien, Jean-Philippe Paradis a d’ailleurs rapidement rebroussé chemin. Quant ça ne va pas… Après 50 kilomètres sur des routes aussi magnifiques les unes que les autres, on arrive à Culpepper pour y manger un petit sandwich. La bonne humeur est au rendez-vous mais pas les jambes. Personne n’insiste pour qu’on fasse le trajet de 100 km prévu alors on rentre direct à la maison par la route 29.

    Ça se termine à un bon rythme dans les 20 derniers kilomètres et je me glisse dans le spa dès mon arrivée. Je me sentais bien en cette dernière journée contrairement à plusieurs. Comme dirait Hugo : «TANT mieux, mais TANT mieux!!».

    Une petite visite à la ferme après le spa et ce fut ensuite le temps d’embarquer les voitures, ramasser la maison et placer les bagages dans la voiture.

    Ensuite un bon souper et on relaxe jusqu’à s’endormir. On part demain vers 6h, c’est déjà fini!

    Bilan

    Je suis maintenant de retour à la maison et je relis tout cela avec un peu de nostalgie. Ce camp fut très agréable et a rempli tous ses objectifs. La bouffe de notre cuisinier Olivier Simon était tout simplement géniale et très diversifiée. Les routes étaient géniales, les automobilistes, courtois. J'ai été impressionné par la qualité des athlètes ici. J'avais beau avoir une excellente forme, j'étais loin d'être le "top dog". Pour l'instant, tout va selon les plans!

    Ce que j'ai adoré dans cette équipe, c'est le mélange de sérieux et d'amusement en ce début de saison. J'apprécie énormément le fait que tout le monde est égal et respecté. l'an dernier, j'étais l'un des moins fort de mon équipe et j'étais traité en fonction de ça. Ici, c'est basé sur le respect. 

    Merci à nos leaders d'équipe qui ont mené ce camp de main de maître et merci aux dirigeants de nous avoir donné la chance et les moyens de le faire. Nous avons reçu quelques vêtements hier, tout simplement sublime! Vraiment, ça travail fort à l'administration et en tant que coureur, ça donne vraiment le goût de se défoncer pour la cause.

    Première course dans 14 jours, je vais rouler!!!

    samedi 4 avril 2009

    Flat

    Tout a bien été dans ce voyage sauf que j'ai laissé ma voiture à Québec et je me suis fait voler mon radio et péter mes vitres durant la nuit... sans commentaires

    Ce matin à Longueuil, j'ai écouté James Bond Quantum et préparer mes trucs pour le voyage. Nous avons roulé 6h et sommes maintenant dans un luxueux hôtel Mariott car nous avons fait un flat avec la van de Jean-Yves.

    On est à mi-chemin sur notre route et on roule dès demain après-midi. Le nouveau bike est génial. On se reparle de tout ça.

    J'en profite pour annoncer que j'aurai peut-être internet que très rarement dans la semaine. J'écrirai quotidiennement mais posterai lorsque possible.

    À suivre je vais me coucher!

    jeudi 2 avril 2009

    Le début du bon temps!


    Fini les devoirs, le Cégep et le travail!

    C'est un peu triste mais bon, j'ai travaillé fort. J'ai fait ma dernière entrevue hier matin et mes derniers cours de spinning hier soir. J'étais donc en vacances mais je n'ai pas arrêté une seconde depuis, comme toute cette semaine d'ailleurs.

    Aucun entraînement n'était au programme lundi et mardi. J'ai passé mes journées (de 8 à 22h) à l'école. En fait non, mardi, j'étais l'une des 10 personnes présentes dans le palais de justice de Chicoutimi lorsqu'ils ont enlevé le fameux crucifix pour "le procès de la prière". L'histoire a été reprise au niveau national. TVA était là, certes, mais David M aussi. J'étais journaliste judiciaire pour la journée où nous publions un journal quotidien!

    J'ai même fait la une et j'ai été fort heureux de voir que mes articles ressemblaient beaucoup à ceux de l'expérimenté journaliste judiciaire du journal Le Quotidien le lendemain. Une bonne preuve que la formation en ATM, bien que collégiale, est très efficace. Une bonne preuve aussi qu'il était temps que ça finisse et que j'aille apprendre d'autre facettes du métier et apprendre de vrais journalistes. Vivement le stage à Radio-Canada dans une semaine!

    Mais avant tout, c'est l'heure du stage d'entraînement! J'ai beaucoup de préparatifs à faire et je suis là-dedans depuis hier après-midi. Mes jambes sont rasées, ça s'en vient sérieux!

    Départ pour Québec à 13h. Je passe prendre la van de Jean-Yves Labonté ainsi que mon nouveau vélo Kuota Kredo. Je recevrai mon casque une fois à Montréal. Le linge d'équipe n'est toutefois pas prêt, peut-être que nous l'aurons durant le camp par Purolator, c'est à voir!

    Même si je n'ai pas arrêté une seconde cette semaine, je suis bien reposé car je ne m'entraîne pas. J'ai bien hâte de reprendre ça dimanche. 

    On se reparle quand je serai de retour dans mon nouvel État d'adoption!