dimanche 29 mars 2009

Fin de cette grosse semaine par plein de frustrations



Ce matin j'ai appuyé fort sur le pédales au spinning.

J'étais un peu fatigué en début d'après-midi, mais j'ai quand même rejoint Mathieu chez lui pour deux heures molo. Après tout, c'est la dernière sortie de cette grosse semaine, il faut y aller!

 Mathieu décide finalement qu'il y va pour 3 heures et on prend la route du centre de ski Valinouet. 

En début de sortie, Mathieu semble bien mais perd des plumes après quelque une heure trente minutes, tout cela dans un vent de face fou et à travers les ski-doos qui traversent la rue et les 4-roues qui roulent sur le tarmac normallement réservé au voitures et aux vélos (on en reparle plus loin). On est au Nord de Chicoutimi ici, la loi ne fait pas toujours la loi!

Sur le chemins du retour, on se heurte à un solide vent de côté et je fait la bordure tout seul, Math bien calé dans ma roue. Et c'est alors qu'à la moindre petite bosse, j'entend "aaaahhh je crampe!!" ou encore "eille man, t'es un tank...". Bon, finalement Mathieu rentre chez lui et ma frustration commence.

Je casse ma chaîne à 5 minutes de la maison et perds une demie-heure à rentrer à pieds avant que mon père ne vienne me chercher. Cette semaine s'était super bien déroulée, et ça se termine avec un mal de genou (j'étais dans une côte à 18% quand ça a sauté, imaginez comment les jambes ont réagi)...

Je rentre à la maison, ma voiture est brisée, encore de l'argent dans le feu. J'ai oublié d'appeler mon ami Antoine qui est en Europe et qui a besoin d'aide pour un devoir de politique. J'ai pas écris son article pour le bulletin 52-12 et j'avais rien à faire en fin de semaine! Pas très à mon affaire hein...

Toutes des petites choses frustrantes, mais bon, y'a des enfants qui crèvent de faim. Cependant, c'est vraiment ce soir que je suis fru. Mon coéquipier Thomas Devisscher m'informais jeudi qu'un de ses visiteurs dans sa maison louée en Caroline du Nord, Arnaud Papillon, a été frappé par une voiture. Et moi de paniquer et on me rassure que ce fut un gros choc mais qu'il est déjà de retour à la maison et qu'il aura des résultats des tests pris à l'hôpital dans la journée.

Ça semblait donc être un accident assez plate mais dont Arnaud se remettrait certainement, mais j'apprend ce soir par la télévision que l'état s'est aggravé. Maudit que c'est pas drôle, ces gros côlons qui nous klaxonnent et nous frôlent sur la route. 

Des fois je me demande pourquoi on fait ça, mais quoi faire sinon? C'est dull, la vie sans vélo. En entrevue, la mère d'Arnaud souligne très bien qu'il faut laisser de la place aux cyclistes, un conseil qui sera encore trop vite oublié. Elle raconte avec des propos très justes à quel point il est difficile d'être compétitif dans ce sport. Faire tous ces sacrifices (ou plutôt ces choix)... vous le voyez aussi sur ce blogue à quel point c'est un exercice demandant.

Et pourquoi ça arrive à Arnaud? Un gars qui fait sa petite affaire, qui ne dérange personne, qui a une éthique de travail impeccable, qui ne vire pas 3 brosses par semaine, ni deux ni une. Un gars qui mérite tout le bonheur qui lui est arrivé la saison dernière et l'autre d'avant aussi. Je me compte encore chanceux de l'avoir battu une fois de justesse à Pont-rouge en 2007, alors qu'il commençait tout juste à rouler fort! Depuis ce temps, il a pris bien de l'avance sur moi...

Ce soir, je suis très attristé de voir qu'on parle de carrière, de saison compromise, ça me lève le coeur et je suis en beau tabarnak même si cette histoire ne me concerne même pas, autrement que du fait que je cours contre Arnaud... Je dirais plutôt que j'essaie de le suivre! Y'a bien des compétiteurs qu'on se fouterait bien de ne pas voir de toute la saison, mais aussi d'autres contre qui on aime courir parce qu'ils en valent la peine.

Et Arnaud qui s'est fait jalousé tout l'été dernier parce qu'il avançait vite. Les vieux débiles qui ne vont pas à l'école étaient révoltés de se faire battre par ce petit jeune homme éthiquement correct qui a une tête sur les épaules. On lui a reproché de ne pas prendre ses relais et de sortir pour la gagne en fin de course. Il gagne Montréal-Québec à 19 ans, remporte le circuit routier à Sainte-Marie de Beauce, mais on dit encore que c'est de la chance! 

Qu'à cela ne tienne, plus personne ne l'a rabaissé après le Tour de l'Avenir, en France, plus grosse course de moins de 23 ans au monde. Arnaud termine premier Canadien lors des 7 premiers jours de courses, devant des gars qui n'ont rien d'autre que le vélo dans leur vie. Là, les "graines" ont fermé leur grande gueule.

Sur ce, prudence sur les routes, même si ce n'est pas toujours une affaire de prudence. 

Et en espérant que je m'inquiète pour rien et qu'on reverra le Papillon dans le peloton cet été!

Parce qu'il n'y a rien de plus contradictoire qu'un athlète confiné au fauteuil...

1225 km

samedi 28 mars 2009

No chain!


J'ai si bien dormi après ce bunkage jeudi!

Deux heures de pur bonheur inconscient et je me relève pour une longue soirée à regarder mon enquête sans vouloir en écrire les dernières lignes. Je me décide finalement à 22h30. Une demie heure plus tard, j'ai terminé mon dernier devoir de Cégep.

Byebye les homeworks gâcheurs de soirée et de fin de semaine, on se revoit en septembre. 

Vendredi fut une longue journée tranquille, je parle ici de la journée et non de la soirée. Passage à l'école en matinée pour remettre l'enquête (avec l'heure et demie d'autobus incluse svp.). Achat de chemise et cravate et coupe de cheveux et me voila parti pour mon bal de finissants!

Une fois sur place l'alcool coule à flots comme prévu et on a bien rit comme la photo vous le montre! On a plus l'air d'une bande de débiles par contre...

Ce matin, lever exceptionnel à 10h00. Cela faisait bien deux mois que je ne m'étais levé plus tard que 8 heures. Discipline, quand tu me tiens...

Le temps de déjeuner et boire de l'eau (!), je repars sur le bicyk pour 3 heures avec Mathieu Boily-Tremblay, notre machine régionale de mountain bike qui a toujours autant de difficulté sur route. Sur ce, il ne va très vite dans les montées du Parc des Laurentides et je l'attend. Ça donne donc un maigre 75 km assez relax. Mathieu peut cependant se consoler grandement, il est fort dans ses courses de VTT. Peut-être pas un champion de l'entraînement (surtout sur route) mais le gars pousse des watts, je l'ai appris à mes dépends par le passé.

Sur ce, ne reste qu'une sortie de 2 heures tranquille demain après le spinning excité du matin. La semaine qui débute lundi sera relaxe côté training. Une fois les épreuves synthèses de programme et le spinning terminés mercredi, je quitte jeudi matin vers Montréal pour rejoindre mon équipe et on dé)*(%$#(&# dans le sud.

J'y rencontrerai probablement plus d'opposition cycliste, parce que depuis que je me suis remis à la bicyclette, je n'ai pas beaucoup souffert dans la roue d'un autre et ce, en dépit d'une réduction de l'entraînement cet hiver et une absence d'activité sportive et un abus de dessert à l'automne.

Bref, je sais pas ce qui se passe avec mes jambes cette année. No chain!!

Le repos aussi, c'est important, voilà pourquoi j'écoute ce soir une comédie, pour faire changement de ma soirée de fou d'hier.

bonne nuit

1130 km

jeudi 26 mars 2009

J'ai parlé trop vite...


Ça y est, deuxième "bunkage" de l'année après celui durant la première sortie de 4h en Virginie à -3 degrés. Pourtant, cette fois-ci, j'avais assez mangé.

Après trois heures à rouler fort, le moteur a complètement sauté dans une montée, me transformant aussitôt en cycliste du dimanche débutant. Et ensuite je rentre à la maison, détruit, en faisant des S dans les petites bosses.

Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort!

Je suis K.O.

Je vais me coucher bye bye

1055 km

Mort de rire


C'est tellement facile, juste faire du vélo!

Depuis lundi dernier que je n'ai pas de cours et je m'entraîne assez fort avant le camp d'équipe.

Le spinning du lundi (2 séances) et du mercredi (2 séances aussi), en plus d'une difficile sortie de 3h30 à -3 degrés pour 105 km mardi et je me retrouve maintenant  jeudi matin avec des jambes encore fraiches. 

Je pense savoir pourquoi: Je mange, pédale et dort, pas difficile dans ces conditions.

Sur ce, c'est mon "rush de début de session" qui me permet maintenant de faire ça.

Cette semaine je n'ai eu qu'à faire quelques téléphones et compléter les 4 pages de mon enquête de fin d'étude. Tout ça bien assis dans le fauteuil de la salle d'ordi! De quoi passer le temps durant les périodes de récupération.

Je voudrais bien faire plus que 3h30 aujourd'hui, mais à quoi bon, je roule seul et ça fait un long relais, 3h30! Je vais donc m'en tenir à ça, en allant cette fois-ci, en fin de sortie, dans le secteur des rangs Saint-Martin, Saint-Joseph. Après 1000 kilomètres cette saison, je vais me permettre quelques petites bosses avant de partir en camp dans les cols.

Sur ce, j'apprécierais bien la présence d'un Charles Thibault (parti en camp d'entraînement en Virginie), d'un Stéphane Cossette (parti aux essais nationaux sur piste à Los Angeles), d'un Mathieu Boily (école, travail, dodo)  ou encore d'un Simon Brassard (...). Cela aiderait à maintenir une meilleure vitesse de croisière. Qu'à cela ne tienne: encore 3 sorties dehors et je pars en camp, là, ça va rouler! Il va falloir montrer qu'on est capable de faire le Tour de Beauce!!

J'ai aussi vu que Radio-Canada supprimait 800 emplois dans la pays d'ici septembre prochain. Coup dur pour l'information et pas surprenants de la part du gouvernement conservadictateur. Mes chances d'avoir le remplacement d'été sont donc quasiments réduites à néant. Ils auront l'embarras du choix pour un remplaçant plus expérimenté que moi. :P

Maintenant, dans ma tête c'est 100% focus sur le vélo, je suis "mindé", ça peu faire peur! Anyway, j'ai 19 ans et c'est le temps de foncer.

Je vais tenter de prendre du recul un peu: demain c'est mon bal de finissants, voilà deux mois que je n'ai pas abusé du houblon. Demain cependant, ce sera comme bon me semble, je vais fêter la fin de cette longue étape que fut le Cégep! Certains en classe disent que "ça a tellement passé vite". Tant mieux pour eux, moi, je peux juste dire que ce fut bien assez long. J'ai hâte au stage et à l'université. J'ai d'ailleurs été accepté en droit à l'université de Sherbrooke et j'y serai dès septembre prochain pour un gros automne d'étude et de brosse!!

Sur ce, vive le bike et à partir d'aujourd'hui, je vais écrire le nombre de kilomètres faits cette saison à la fin de chaque "post". Un fait intéressant à voir évoluer au fil du temps, je pense du moins.

bon, let's ride!!

965 km

samedi 21 mars 2009

La victoire des cyclistes "gras"!

Mark Cavendish n'est pas le premier sprinteur à dominer son domaine.

Toutefois, à mes yeux, il est le premier "petit gros" à être aussi dominant dans le monde du cyclisme. D'autres "pocket sprinters" des dernières années m'ont inspiré, comme Oscar Freire ou Robbie McEwen. Même si je n'ai pas leur vitesse et que je ne suis pas vraiment un sprinteur, j'ai une morphologie semblable à ceux-ci, à l'exception près qu'ils ont l'air de n'avoir pas un once de gras sur le corps. 

Cavendish, même s'il est complètement "cut", à encore l'air d'avoir dix livres en trop. Comme moi (sauf que je n'ai jamais été complètement "cut")

Je suis très impressionné par sa dominance, lui qui remporte la classique Milan-San Remo sur 300 kilomètres de course aujourd'hui à sa première participation! Le tout en faisant une remontée que j'arrive à peine à faire dans un simple sprint de pancarte!!!

Tout cela pour dire qu'une telle victoire me réconforte et m'invite à continuer à bien manger à ma faim, sans me regarder dans le miroir à chaque jour. De voir un petit gars aux allures de lutteur greco-romain s'imposer dans une des plus grandes courses du monde cycliste me rassure!

Et ça me fait rêver. Pourrais-je un jour m'imposer dans une grande classique de mon niveau? Pourquoi pas Montréal-Québec un de ces jours? C'est pas 300 kilomètres mais quand même 250, la plus longue course amateur en Amérique du Nord! Je fais 25e l'an dernier... Je n'ai qu'à faire 24 places de mieux!

Bon, assez parlé de ça, il faut s'entraîner pour y arriver! Je suis parti courir 40 minutes vers 20 heures jeudi, puisque j'en avais envie. Un petit mal de genou sorti au lendemain de ce "footing" relax m'a toutefois empêcher d'aller courir le 1h30 prévu vendredi. J'ai plutôt fait 2,5 kilomètres de nage avec ma technique peu évoluée et mes temps de tortue. 

Aujourd'hui j'ai passé la journée à l'aréna pour animer les courses de patin de vitesse et je prend repos ce soir. J'ai inversé ma journée de congé. Même si la semaine a été moyennement difficile, le petit mal de gorge que je traîne ne partira pas tant que je ne me reposerai pas un peu. Le prochain entraînement sera donc demain soir!

jeudi 19 mars 2009

Démotivation scolaire et motivation sportive

C'est mars, le mois où j'ai hâte de rouler et que l'école n'a que peu d'importance,

je suis en ce moment bien content de voir que j'ai beaucoup d'avance à l'école et que je file lentement mais sûrement vers la fin. Je ne travaille plus très vite, mais pour donner une image, je dirais que je suis en échappée avec 30 minutes d'avance sur le 2e (la fin de session :P) et que même si je roule à 25 km/h jusqu'à la fin, je vais gagner par une avance écrasante!

Cette avance écrasante, ce sera toute la semaine prochaine que je passerai à la maison à rédiger mon dernier travail de façon très relaxe. J'aurai beaucoup de temps de repos et surtout d'entraînement. Ça risque d'être une semaine efficace. Ce l'est aussi depuis lundi. 2 heures en spinning lundi et mercredi avec 2 km de natation le mardi, tout cela accompagné de la reprise de dimanche dernier. La fin de semaine qui s'amène sera composée de course à pieds, beaucoup de course à pieds. l'entraînement sera en soirée car je passerai mes journées à animer la finale provinciale de patinage de vitesse, qui a lieu au Centre-Georges Vézina.

Je devais commencer tranquillement ce soir pour adapter mes jambes qui n'ont pas couru depuis longtemps. Je suis grippé depuis ma brillante sortie cycliste de dimanche, pas assez pour sauter les entraînements importants des trois derniers jours mais assez pour transformer un repos actif en repos complet. Je commencerai demain. La saison est longue.

Suivra la grosse semaine décrite précédemment, après quoi auront lieu les épreuves synthèses de programme durant 3 jours, ensuite c'en sera fini du Cégep et aussi du spinning. La saison pourra alors commencer pour vrai: départ au camp d'entraînement d'équipe et début des entraînements de "vitesse" au retour. On va alors transformer le moteur 4 cylindres en V8, amincir le châssis et éventuellement rajouter un turbo à tout ça dans l'éventualité d'une sélection pour le Tour de Beauce... 

Mais bon, je ne suis pas rendu là et le meilleur reste à venir!


dimanche 15 mars 2009

Rouler au Saguenay le 15 mars...


...C'est mon record, et d'aplomb!

L'ancienne marque du 28 mars est maintenant reléguée aux oubliettes. Après 1h15 c'était déjà terminé... moi et le vénérable Stéphane Cossette ont eu la brillant idée de se lancer dans le portage des roches plein de gadoue. IDIOTS!!

Nos dérailleurs étaient gelés et nous sommes rentrés, Stéphane traînant son "slow-flat"en rongeant son frein dans ma roue.

Voilà donc, ça m'a quand même évité la palpitante course à pieds de 40 minutes prévue à l'horaire en fin de journée.

Ce soir je fais des petits devoirs relaxants, maintenant que ma thèse de doctorat sur la caisse de dépôt et de placement est terminée $#$!#@?#_&

@ +

samedi 14 mars 2009

Tranquille tranquille



Ah ça fait du bien quelque jours de repos!

Depuis jeudi, je me contente d'aller à l'école toute la journée afin d'avancer dans mes derniers travaux. Il ne me reste que 10 jours de cours et je peux travailler à un rythme confortable, conséquence des efforts faits en début de session :P

Toujours reste-t-il qu'il est difficile de rester motivé et de mettre la main à la pâte pour en finir une fois pour toute!

Une petite sortie en ville jeudi soir pour se changer les idées durant ce repos a fait du bien. La fin de semaine sera essentiellement consacrée au divan et à la rédaction de quelque travaux faciles mais que je dois faire. Nous sommes samedi 15h17 et rien n'est commencé, je regarde ma peau brulée se décomposer depuis hier soir... voilà une semaine que cette sortie de 180 kilomètres me fait mal aux mains!
C'est tranquile, très tranquille aujourd'hui, si bien que je constate que l'équipe Caisse d'épargne a remporté l'étape sur les deux courses Pro-Tour disputées aujourd'hui. Luis Leon Sanchez gagne à Paris-Nice et Joachim Rodriguez à Tirreno-Adriatico. Ce n'est pas à tous les jours que ça arrive, surtout à ce niveau!

C'est tranquille, très tranquille, si bien qu'en lisant le nouveau vélo mag, j'ai eu le temps de faire le lien entre la retraite de Mathieu Toulouse et la dernière course qu'il a disputée.

À ma connaissance et aussi à celle d'internet, sa dernière serait les championnats québécois sur route, qu'il a terminé side-by-side avec moi, à la fin du dernier peloton qui roulait à 25 km/h depuis 60 kilomètres! J'ai donc été témoins des derniers coups de pédales de Mathieu Toulouse, l'un de mes idoles cyclistes et un coéquipier l'an dernier sur Eva-Devinci. Aucun résultat en vélo de montagne n'est recensé après ce 22 août 2008, et c'était bel et bien sa dernière sortie sur route.

Fait banal ou honneur? À vous de jugez. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y a 3 ans, je n'aurais jamais cru être le coéquipier de Mathieu Toulouse, être à ses côtés à la seconde où celui-ci tirerait sa révérence. 

En fait, c'était aussi la dernière course de Dominique Perras, mais lui a terminé sa carrière quelques minutes plus tôt, dans le peloton de tête. Fait banal ou honneur? À vous de jugez. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y a 3 ans... Bon, vous avez compris, je me considère chanceux.

Et comme vous le savez sûrement, ça a bien failli être la dernière course de David Maltais... Ça n'aurait pas été logique d'arrêter le vélo en même temps que deux de mes premiers modèles sportifs! Le temps a su me faire réaliser que j'ai encore le feux dans les yeux.

J'ai d'ailleurs hâte à demain; l'entraînement repart tranquillement avec spinning le matin et une petite course à pieds d'une quarantaine de minute en fin de journée. Rien de difficile.

D'ici là, je dois écrire toute l'histoire récente concernant les déboires de la Caisse de dépôt... FUCK.

Je me souhaite bonne chance!

mercredi 11 mars 2009

Retour difficile


Bon le voyage de retour s'est déroulé plus rapidement que l'aller, si ce n'est de l'heure et demie d'attente aux douanes avec tous ces juifs qui nous coupaient le chemin. 

Oui, je passe pour un sioniste, mais y'avait vraiment des juifs avec des tits-bérets qui nous coupaient le chemin!

Ils ont ensuite été invités à l'inspection secondaire :P Pas brillant de dépasser avec toutes ces caméras!

Je devais dormir chez André mais j'ai filer direct à la maison sous l'impulsion du café et des skittles au Petro-Canada avant le parc. Il faisait super beau avec la lune qui éclairait et ma peur des orignaux n'a pas ressortie!

J'arrive à Chicoutimi lundi à 2h du matin après être parti de VA beach à 5h30, donc 6h30, changement d'heure oblige. Moi aussi, j'aime ça dormir chez moi!

Il est difficile de retrouver la motivation du dernier droit à l'école. Je ne pense pas que ce soit en raison de la reprise cycliste, car tout le monde semble au bout du rouleau, on a hâte à nos stages!

Par ailleurs, le patron de Radio-Canada ne voit aucun problème à ce que je commence le miens une semaine plus tard que prévu, ce qui me permettra de participer à mon camp d'équipe début avril. Le tout aura lieu en Virginie de l'ouest, avec des montagnes cette fois-ci! Je suis très content de pouvoir être présent et j'ai déjà très hâte. 

Le camp d'entraînement est très important pour tisser des liens et c'est pourquoi je tenais à être présent. Ça soude l'esprit d'équipe.

Nous n'avons pas eu de camp l'an dernier avec EVA et vous voyez le résultat: Une faible cohésion et surtout aucun esprit d'équipe ont mené cette formation à beaucoup moins de victoire que ce que ses éléments auraient été capables d'offrir! Ça c'est mon point de vue.

Sur ce j'ai bien hâte de découvrir une nouvelle ambiance qui s'annonce déjà très joviale.

D'ici là, je dois finaliser mes travaux scolaires et me reposer un peu! Mes cours de spinning du lundi et mercredi de cette semaine sont maintenant derrière moi. Je prend ça off jusqu'à dimanche, ça va faire du bien! Ensuite, je vais tranquillement me lancer dans un autre bloc avec beaucoup d'heures d'entraînement et je filerai aussitôt vers la Virginie pour me tester dans les côtes!

Pour la suite, on aura le temps de s'en rejaser. Pour l'instant, j'essaie de publier sur mon blogue  un petit résumé photo-vidéo de notre camp avec de la musique. J'ai essayé de dresser un portrait de notre voyage et de mettre un peu d'émotion.

Je ne suis pas Steven Spielberg mais bon...

En tout cas, quand ça va marcher, vous verrez!

Bon je retourne regarder le bout de mon nez qui est en train de "plumer" tout en riant des politiciens à l'Assemblée nationale qui ont décidé, aujourd'hui, de se comparer à des animaux à qui mieux-mieux!

samedi 7 mars 2009

Dernière sortie, 6h, 180 km, 25 degrés



Voilà c’en est fait de ce camp et tout cela s’est terminé en beauté aujourd’hui. Par contre, j’étais un peu nostalgique ; ma dernière sortie avec mon linge et mon vélo Eva-Devinci, la fin de toute une aventure, mais bon, c’est aussi le début d’une nouvelle!

Cette longue sortie s’est bien déroulée du début à la fin même que nous avions encore de très bonnes jambes dans la dernière heure. Étrangement, j’ai eu le même feeling que durant la course Montréal-Québec cet été : Mal aux jambes durant 4 heures, après quoi je ne sentais plus rien !

Nous avons roulé vers le sud, dépassant même la frontière de la Caroline du Nord à deux occasions. Le vent n’était pas très fort aujourd’hui. Bref, c’était l’idéal pour faire un tel entraînement. Il faisait si chaud que tous roulaient sans rallonges de bras et de jambes, sauf moi, bien sûr, jamais je n’oserais montrer mon poil de jambes en roulant ! La prochaine fois, je vais apporter mon clipper, d’un coup qu’il se met à faire beau…

Seules mes mains étaient nues. Elles ont évidemment changé de couleur durant la journée !

Ce fut d’ailleurs moins difficile que la sortie de 4 heures lundi et celle de 5 heures jeudi. Il faut dire que la journée relaxe d’hier et ma grande consommation de glucides au souper n’ont pas nui.

Les deux premières heures se sont déroulées avec les juniors, après quoi j’ai été accompagné d’André et de Bruno durant les 4 suivantes. Nous avons bien travaillé, un autre entraînement efficace en ce début de saison!

Le tout s’est terminé par le sprint de pancarte face à la mer, comme d’habitude. Pour la première fois de la semaine, j’ai attendu les 200 mètres pour décoller et je gagne, ma deuxième victoire de la semaine après mon coup d’éclat en solo jeudi. Il faut dire que le tout s’est joué à 1,5 km de la fin, quand j’ai accroché la roue des gars, puisqu’André venait tout juste de passer en mode turbo…hou lala vous auriez du voir ma face...

Deux victoires au sprint de pancarte donc mais surtout une belle victoire cette semaine, celle d’avoir retrouvé le goût de faire du vélo. En début de semaine, je me disais que j’en aurais le cœur net samedi prochain quant à mon réel niveau de motivation en vue de cette reprise suite à une terrible saison 2008.

Je suis maintenant sur le bord de l’océan en train d’écrire ceci et je garde un excellent souvenir de cette belle semaine où j’ai roulé un peu plus de 800 kilomètres. Pas de doute, j’ai retrouvé mes jambes de junior et ma motivation de minime!

J’ai déjà hâte au camp d’équipe début avril et d’ici là, je prendrai du bon repos suivi d’un bon bloc d’entraînement dans lequel je commencerai l’intensité, la vraie.

Quant aux autres forçats de la route ici présents, ils retournent tous aux études comme moi, avec l’esprit bien reposé suite à cette semaine consacrée à l’effort des membres inférieurs du corps!

On part demain matin à 5h mais avant tout, on se gâte ce soir en allant souper au Hooters de Virginia Beach. Une bonne petite bière et des jeunes serveuses sexy, quoi de mieux pour se récompenser après une grosse semaine «at the office» ? :P

Sur ce, à la prochaine, chers lecteurs !

vendredi 6 mars 2009

Vendredi deuxième partie, 1h20, 35 km, 21 degrés


Aaaah cette sortie tranquille était la bienvenue, 

Un beau tour d'horizon dans les quartiers riches environnants. Tout cela se passa sans histoires si l'on ne tient pas compte de la laideur des bas de Philippe Lacasse et de notre rencontre avec une mascotte!

Une belle randonnée pour se reposer les jambes et les articulations pour plusieurs, qui ont mal un peu partout (genoux, talon, cou bla bla bla).

La température était si élevée que j'ai même regretté de ne pas m'être rasé les jambes avant de me pointer ici. Jamais je n'aurais cru rouler dans de si belles conditions!

Dans les derniers instants de la sortie, j'ai lâché le groupe par en arrière pour satisfaire un besoin et j'ai terminé seul en allant m'étendre sur le bord de la beach avec André. Ah ce qu'on était bien!

Encore une soirée relaxe ce soir, demain on se défonce la gueule pour une dernière fois

Vendredi première partie, 2 heures 10 minutes, 65 km, 17 degrés


Aujourd'hui c'est une journée de récupération pour reposer les jambes après ces deux derniers jours difficiles et celui de demain qu'il le sera plus encore.

Ce matin en me levant je sentais effectivement que c'était l'heure du repos!

Deux heure plus rythmées étaient prévues ce matin et nous avons fait découvrir aux plus jeunes les routes empruntées hier durant notre 5 heures.

Quelques accélérations ont eu lieu durant la journée dont une première de ma part alors que je filmais les gars par en avant. Une fois la caméra rangée, j'ai continué l'effort, ce qui s'est transformé en chasse déchaînée et ce fut bien intéressant!

Un Grand prix de la montagne était ensuite prévu sur "le pont". J'ai convaincu André d'embarquer dans une autre de mes folles stratégies, soit d'attaquer les juniors à environ 1 km du sommet. Je ferais la première partie à bloc avant d'exploser et DRE n'aurait plus qu'à finir le boulot. Le but était de voir comment les protégés de Jean-Yves allaient réagir.

Nous avons passé à l'action et Pierrick "Hincapie" Naud a bien flairé le coup, s'accrochant à la roue d'André, qui remporte quand même le GPM devant son compatriote abitibien.

Les autres gars n'ont jamais revu l'avant du groupe. Bonne leçon!

*Bien sûr tout cela se fait dans une ambiance amicale :P

Le retour fut très rapide le tout s'est terminé encore une fois par une explication avant d'aller relaxer au condo. 

Le rythme n'était pas très élevé à 3-4 km du but et j'ai décidé de mettre un peu de pression pour lancer les hostilités. Les esprits se sont échauffés mais à 1,5 km le calme plat et le 35km/h de moyenne était revenu.

Pas le choix, L'animateur de foule que je suis et reparti sans attendre le sprint. Je n'aurai donc pas disputé un sprint cette semaine :(

Au moins ça aura été payant pour les ti-gars. Ils sont finalement revenus aux 700 mètres environ sous l'impulsion d'André qui terminera second derrière Pierrick. Belle vengeance après l'échec sur "le pont".

Voici des photos de notre sortie de ce matin.

Maintenant, comme la photo principale le montre, on se la coule douce sur la terrasse et on va faire une sortie relaxe en fin de journée.

Nous serons donc prêts à affronter l'épreuve de demain avant de rentrer chez nous...

jeudi 5 mars 2009

Jeudi, 5h, 150 km, 10 degrés



Ouais grosse journée au bureau,
Les jambes étaient un peu moins bonnes que la veille mais je m'en suis sorti. Il faut dire qu'hier c'était un grand jour. "No chain", comme dirait Georges Hincapie!

Les deux premières heures se sont faites en compagnie des juniors. C'est au terme de cette période qu'à eu lieu le sprint de pancarte du jour. 

J'ai anticipé l'effort pour voir comment les autres réagiraient. Je suis parti en solo à environ 5 km de la ligne, pas trop fort au début. Laurent a fini par me rejoindre mais à la vue des poursuivants qui revenaient sur nous, j'ai accéléré le rythme. J'ai donc perdu Laurent et je me suis retrouvé seul contre la meute à environ 4 km du but.

Le but était de voir comment les juniors s'organiseraient pour me ramener. Ça a été long. Moi qui ne croyait pas en mes chances d'aller jusqu'au bout, j'ai commencé à y croire sous les 1,5 km, alors que l'écart était encore important et que j'avais encore du jus. 

Les chasseurs ont alors augmenté le rythme. J'ai réagi à temps en ajoutant deux "vitesses" pour filer vers la victoire. Raphaël Cavendish et André viennent mourir dans ma roue au final. Il s'en ai fallu de peu!

Un remplissage de bidons et nous étions repartis pour 3 heures, moi, André et Bruno. Nous avons emprunté les routes du premier jour avec le vent en sens inverse en comparaison avec les derniers jours. Pas de doute, le retour au condo serait rapide!

Le vent n'a pas semblé affecter deux cyclistes qui nous ont rattrapé vent de face. Ils sont du coin et disent rouler à l'année longue ici. On nous a même dit que nous avions tombé sur une semaine de très mauvais temps! Cela confirme la fermeture d'esprit de plusieurs collègues québécois qui me faisaient clairement savoir que Virginia beach début mars serait trop froid pour rouler. Imaginez, on a pris du "très mauvais temps" et  je suis quand même en train de vivre mon plus beau camp d'entraînement!

Les deux gars étaient forts, même que l'un deux est un ancien pro, ce qui nous rassure sur notre état de forme. Avant de nous quitter pour faire des intervalles de côtes sur "le pont", seule bosse dans ce monde plat, ils nous ont conseillé un itinéraire très intéressant que nous avons emprunté avec joie.

Le retour fut effectivement très rapide et encore une fois, nous avons roulé de façon très efficace. Le tout s'est terminé dans un difficile vent de face, alors que moi et André roulions côte à côte et j'étais tellement "défoncé" que j'ai enfilé dans quelques trous faciles à éviter. En fait, je ne regardais pas où j'allais, je voulais juste en finir avec ce cinq heures!

Un long bain froid a suivi cette sortie et maintenant on récupère jusqu'à samedi pour la longue sortie du camp. 

Demain ça sera donc un peu plus relax avec 2 heures le matin plus rythmées et 1 heure-1h30 en fin de journée bien relax.

En attendant vous pouvez voir plus de photos du camp sur mon album ouvert à tous sur Facebook!

mercredi 4 mars 2009

mercredi, 4h, 120 km, 5 degrés


Wow quelle belle journée!

Nous avons découvert de nouvelles routes grâce à Laurent l'explorateur. Après une heure 40, on commence à chercher le chemin du retour. C'est alors qu'un bonhomme de 250 livres se disant "cycliste" nous indique le chemin du retour. Ce fut assez inutile puisqu'il nous a tracé la route que nous venions d'emprunter jusque là!

On retourne donc sur nos pas. L'entraînement, au départ, devait en être un d'endurance à basse intensité.

 Devant l'enthousiasme du groupe de futurs pros, nous avons poussé beaucoup de watts sur le chemin du retour, si bien que nous sommes rentrés bien avant le 3h prévu pour les juniors.

Potins du sprint de pancarte
Les jeunes ont été plus agressifs aujourd'hui, enfin les élèves surclassent les maîtres. Une attaque de Laurent "Cancellara" à environ 2 km de la ligne a lancé les hostilités. Manquant de vitesse comme nous tous d'ailleurs en ce début de saison, il fut rattrapé un peu plus loin.

C'est alors que je contre-attaquai à environ 1 km de la fin en poussant toutes les watts que mes jambes peuvent contenir. Les juniors se mirent tous ensemble pour me rattraper et c'est alors que, dans la fureur du moment, je mis les deux roues dans le gazon quelques secondes, passant bien près de m'échouer dans le fossé!

Les poursuivants se rapprochaient de moi mais André les déposa facilement avant de passer à côté de moi et de filer vers la victoire quelques instants plus tard. Quel boeuf! 

Je termine finalement 2e, résistant à la chasse des fauves juniors.

J'ai ensuite continué une heure supplémentaire avec Philippe Lacasse, étant donné que nous avions commencé en retard ce matin, notre linge de vélo n'étais pas encore dans la sécheuse quinze minutes avant le départ!

Ce fut définitivement ma meilleure journée sur le vélo depuis le début du camp. Un bain de glace après la sortie m'a remis les jambes à neuf et j'ai déjà hâte demain. Ce sera encore plus chaud et on va faire 5 heures.

Le camp achève déjà aaaaahhh.

Je souligne d'ailleurs que ma fourche tient le coup. En fait on pourrait croire qu'il ne s'est jamais rien passé!

Nous sommes allés sur la plage pour la première fois aujourd'hui. C'était beau mais il faisait froid!

Le moral est bon, tout va bien je suis surexcité, pas normal après 4 heures de vélo!

Par ailleurs le film overcoming n'est pas très bon...

Sur ce je retourne faire mes lectures!

mardi 3 mars 2009

Mardi deuxième partie, 1h30, 40 km, -4 degrés

Bon ce fut un beau tour très relax en fin de journée,

Le soleil couchant et les magnifiques grosses maisons des quartiers visités ont mis du bonheur dans notre randonnée facile. Je suis d'ailleurs très fier des jeunes, qui ont compris que cette sortie en était une de décontraction et ils ont su se retenir d'accélérer malgré la tentation et l'énergie de début de saison.

Je peux affirmer hors de tout doute qu'il  a deux ans je n'aurais pu me retenir!!

Bon, qu'à cela ne tienne, ce soir on mange du Chili et on va sans doute écouter overcoming, ce film cycliste que l'on a téléchargé dimanche et que j'attend pour l'écouter depuis 4 ans...

Demain ça se réchauffe et je n'ai aucune idée de ce que l'on va faire.

D'ici là, la belle vie continue hoho!

Mardi, première partie, 1h45, 55 km, -5 degrés

Nous faisons deux sorties aujourd'hui et la première se devait d'être plus rythmée.

Après une bonne demi-heure de warm-up j'ai lancé les hostilités car j'avais l'impression que les juniors fringuants se gardaient une petite gêne. Bon choix, j'attaque et ils se sont excités aussitôt!

Nous avons répété l'exercice à deux reprises sur environ 5 km chaque fois avec un moment relax entre les deux.

Un peu plus tard, nous avons structuré notre entraînement de façon efficace en faisant "la roue" (chacun son tour en avant, et on tourne en rond...) à un rythme modéré mais correct pour ce début de saison. Cela nous a permis d'être plus efficace dans le vent de face, ce qui a e comme effet direct d'écourter notre sortie.

Ce fut donc un entraînement moins long mais plus intense, ce qui est aussi bien sinon mieux.

Potins de sprint de pancartes

Le rythme s'est accéléré dans les dernières bornes pour finalement en arriver au sprint final que j'ai lancé suite à un lead-out tout croche. André déboucha alors sur la gauche pour défendre son titre acquis la veille mais il fut rapidement surclassé par le jeune Raphaël "Cavendish" Massé-Viau qui n'en a fait qu'une bouchée!

Je finis second et André, 3.

C'est maintenant l'heure de "chiller" dans le condo et nous ressortirons cet après-midi pour une heure trente pas trop difficile.

La température est encore très froide aujourd'hui mais il y n'y a pas de mauvais temps, juste des mauvais vêtements. Il fait beau soleil depuis ce matin et c'est prévu aussi pour le reste de la semaine. Demain on gagne une dizaine de degrés et tout le monde s'en réjouira certainement.

À toute à l'heure!

lundi 2 mars 2009

Première vraie journée au bureau: 4h, 115 km, -3 degrés avec neige


Whoa c'était le Chaos mais au moins c'était roulable!

Nous avons découvert de belles routes que nous réutiliserons certainement dans les prochains jours. Le groupe a bien roulé dans ces chemins avec beaucoup de virages qui permettait de ne jamais passer trop de temps vent de face ou encore vent de dos.

Après 2h30 les juniors ont accéléré le train avec leur motivation de futur pros. C'était bien et j'ai vu que mon entraînement des derniers mois, qui incluait peu d'intensité, m'empêchait d'aller très vite. Tout cela est parfait, pour l'instant.

Leur entraînement s'est complété après trois heures. Moi et André sommes repartis pour une heure supplémentaire de senior et là, j'ai commencé à être "bunké" comme dans certaines sorties de fou ces dernières années.

André m'a ramené tel un mulet portant son maître défait.

Bon cette dernière phrase était bizarre, il faut dire que je suis très mêlé, comme le vidéo au bas de l'article le montre d'ailleurs. Maintenant je relaxe en surfant sur internet et non pas sur la plage parce qu'il fait frette en prêêêêeêtre!!

Le corps a de la difficulté à s'adapter à toute cette charge d'entraînement, mais c'est justement le but du camp.

Il faut dire que c'est un peu chaotique ici. Le temps de prendre une douche, je reviens pour laver mon vélo et toutes les saletés qui le recouvrent sont déjà gelées. Je dois ensuite faire disparaître le tout en tentant de rester en équilibre sur le balcon gelé!

Malgré tout, le camp est trippant.

Demain ça recommence!
video

dimanche 1 mars 2009

Jour 1: 1h40, pluie, 3 degrés


L'objectif initial était de faire 4 heures mais la température nous a vite ramené à la raison, certains étaient complètement gelés après une heure.

 Je n'avais pas chaud non plus, malgré l'utilisation de gants de vaisselle, de sacs d'épicerie pour les pieds et d'un sac transparent sur le torse en guise de veste de pluie sans manches!

C'est dommage mais on ne peut rien faire. Nous avons profité de la journée pour se détendre en buvant du café et en parlant de vélo. J'ai fais un peu de lecture. Après tout, nous sommes en mi-session et on mérite du repos comme tout le monde.

Je peux aussi me consoler en me disant que je n'ai eu aucun problème avec ma fourche redressie. Rassurant... très rassurant.

Les gens sont sympathiques le condo est superbe, tout va bien sauf la température. 

Demain, c'est zéro degrés avec neige. Pas compliqué, on roule jusqu'à ce que ça devienne déraisonnable, comme aujourd'hui. Nous ne devrions pas faire long feu...

Ça va décoller mardi alors que le soleil va se pointer. Là, on va rouler!

Étant donné que la sortie d'aujourd'hui fut courte et que nous étions gelés, nous avons profité des dernières bornes pour rouler à un bon train. Tout le monde semblait enthousiaste à l'effort et nous nous sommes rappelé ce qu'était la souffrance sur un vélo, la vraie.

Ce soir on mange des fajitas et on écoute un film de vélo (overcoming) qui vient d'être téléchargé.

À demain!

Direction Virginia Beach


Mon début de voyage s’est déroulé comme prévu. Finalisation du journal, départ direct de l’école. 

Je prends ensuite le parc des Laurentides que j’ai déjà vu en meilleures conditions. Il mouille, la neige et le brouillard s’ajoutent ensuite. C’est sans compter la noirceur qui se pointe après l’étape. C’est l’enfer, je me rend à Québec en 3h20! Décidément, mon face à face avec un orignal en juillet dernier est loin d’être sorti de mon esprit.

Je me dis que je pourrai maintenant relaxer. Il vente très fort et les embouteillages sur l’autoroute 20 nous suggèrent de prendre la 40. Il vente tellement fort que peu après Donnacona, une bonne bourrasque fait tordre le bout de la fourche de mon vélo! Celui-ci se retrouve ainsi sur le côté et j’ouvre la fenêtre pour le saisir avant qu’il ne s’écrase sur l’autoroute. Ça commence bien!

À prime abord, nous croyons que la fourche est foutue, ce qui est assez stressant et chiant! Bruno et André sont aussi nerveux du fait que leurs vélos sont encore sur le toit. Le mien est maintenant dans la voiture, près de moi et de mes collègues les roues (pas compliqué, je suis nostalgique de mon expérience de mécano à la Coupe des nations Saguenay). 

Nous tentons de rester positifs en se disant que nous trouverons une solution à ce problème qui décolle bien mal le voyage et la saison. C’est plate, mais en même temps tout le monde est en santé alors ça va!

Quelque 100 kilomètres se déroulent avant que les gars ne constatent un autre problème. Les «tracks» du support à vélo se promènent sur le toit! Il faut arrêter pour les resserrer, Après quoi nous reprenons la route. La lumière indiquant la nécessité d’un plein d’essence s’allume. On ressort de l’autoroute! Nous repartons finalement pour arriver à Brossard, chez l’oncle d’André, à 23h45. Je suis parti de Jonquière à 15h30, faites le calcul…

Ce n’est pas fini. Il faut me trouver une fourche avant 5 heures demain matin! Pendant que moi et André faisons des tentatives de téléphone infructueuses, Bruno l’ingénieur métallurgique (C’est pas une joke, je suis accompagné de brillantes gens!)  fait suite à ma suggestion de tenter de remettre ma fourche droite. Seule l’une des deux oreilles en aluminium est tordue et le carbone plus haut ne semble pas touché. En redressant le bout d’aluminium, nous espérons que la fourche «toffera» le voyage. Bruno me dit qu’il se défait de toute responsabilité en prévision d’une éventuelle débarque de ma part cette semaine. Et moi je fais confiance à la vie en m’inspirant d’Eugène Christophe (lire le début de biographie ici).

On trouve ensuite le numéro d’un junior sur le canada411.ca parce que ceux-ci devront venir nous rejoindre demain plutôt que l’inverse prévu. Pas question de remettre un vélo sur notre rack de merde. On va les enfiler dans le deuxième véhicule, la van dans laquelle les juniors seront assis.

Minuit 30 : Je dors.

4h30 : Bruno me réveille, où suis-je? Ha oui c’est vrai, je suis à Brossard et je pars faire 12 heures de voiture pour aller du vélo une semaine avec une fourche fragile, j’avais oublié. On déjeune et on attend les juniors en se comptant des histoires de bike. Je ne me tanne pas de ce genre de chose! Une fois tout le monde sur place, on lève le camp, direction Virginia Beach. Il fait beau soleil ce matin et le vent est moins fort. Comme de fait et à l’inverse d’hier soir, aucune voiture n’est dans le fossé, ah que c’est rassurant! Nous voilà maintenant aux douanes, que l’on passe sans problème.

C’est une longue journée de route qui débute et je somnole toute l’avant-midi Bien emmitouflé dans mon manteau soufflant qui me sert aussi d’oreiller. Bruno et André sont quant à eux bien vivant suite à la consommation de cafés géants en début de journée. Les rôles s’inversent en après-midi, alors que les gars s’endorment et je prends un café plus le volant. La température monte à l’extérieur, tout cela est bien encourageant. On arrive sur la pénisule incluant les états du Delaware, Maryland et Virginie. Une vraie place de «redneck». La température se gâte dans les dernières heures et la noirceur nous envahit. Finalement, nous arrivons au bout de la pointe pour prendre le Chesapeake bay bridge tunnel, Une imposante construction dont nous n’avons vu qu’une partie de la beauté. Pour l’admirer pleinement, il faut regarder ce vidéoclip où l'on l'aperçoit dans les première minutes. Y'a pas juste ça à admirer dans le clip d'ailleurs :O

Nous rejoignons finalement notre destination après notre longue traversée. Il mouille alors abondamment et après une heure à circuler dans un monde chaotique où je ne voyais presque rien, nous arrivons enfin au condo après 12h30 de route. Nous déchargeons nos bagages à la hâte dans la pluie, le vent et le froid. Une délégation dont je fais partie part ensuite vers l’épicerie où ils achètent de la bouffe pour une armée :P.

Tout le monde prend ensuite le temps de s’installer et chacun rejoint son lit rapidement. Ce matin je termine ce texte assis dans le corridor sombre menant aux chambres, car je ne veux pas réveiller ceux qui dorment dans le salon.

Il maintenant 8h00 et ma saison commence dans deux heures. Au menu pour cette première journée : 4 degrés avec de la pluie. On va rouler le plus longtemps possible, tout simplement. Lundi c’est 0 degrés avec de la neige. Sérieusement, ça fait chier mais on va rouler moins que prévu pour cette journée là aussi. Du temps pour la lecture et le repos scolaire, c’est bien aussi! Le tout s’améliorera dès mardi où nous roulerons avec des températures auxquelles nous nous attendions.

J’espère avoir assez de vêtements… advienne que pourra